Chevaliers du ciel. Tome3 Aviation partie 2
AVIATION (2)
ESCADRILLE F 58 :
Venant du Valdahon arrive le 1er octobre 1917 à Bessoncourt-Phaffans. Elle est administrée par le parc air n°9 de Belfort.
Des tués : 16 octobre 1917 : adjudant Raoul CHESNEAU pilote et sergent Henri BOITEL mitrailleur abattus par 5 avions allemands du terrain d’Habsheim au dessus de la Suisse vers Beurnevésin Enterrés à Delle.
Le 11 mai 1918 :
Caporal pilote Charles WEHLEN et lieutenant observateur Casimir PEYRE en mission photo.
Abattus par 3 Albatros allemands près de Froehingen Haut-Rhin.
ESCADRILLE C 61.
Origine Lyon-Bron. Elle arrive à Belfort le 23 novembre 1915 puis stationne à Fontaine du 22 mars 1916
jusqu’au 21 juin 1917 pour aller dans la Somme.
Le 4° trimestre 1915 elle est commandée par le capitaine de Durand de
Prémorel, Louis (son frère Roland Marie est capitaine dans le 85° RI) et elle est formée, avec l’escadrille
MF 29, en un groupe de bombardements. Louis a pris part à de nombreuses campagnes coloniales (plus
tard grièvement blessé- Croix de Guerre). Officier à la BL 10.
FAITS MARQUANTS:
(période Belfortaine à partir du 23 novembre 1915).
Le 14 décembre 1915 Le maréchal des logis, pilote, Marcot François est abattu par avions ennemis au dessus de
l'Alsace lors d'un bombardement sur l'Allemagne (Hardwald). Son mitrailleur est le 2° classe Alloncle Philippe.
Alloncle Philippe:
Né le 31 décembre 1891 à Saint Sébartien, Creuse. Fils de François, Jules et de Marie Martin.
Le 10 octobre 1912 incorporé au 28° bataillon des chasseurs à pied et le 07 mars 1913 au 14° bataillon des
chasseurs à pied. Le 11 octobre 1913 muté au Maroc. Le 11 août 1915 entre au 1° groupe, puis au 2° groupe d'aviation. Le 10 octobre 1915 cité à l'ordre du service aéronautique, il est mitrailleur. Le 15 octobre 1915 une victoire avec le pilote caporal Emile Jean Bouderie. Cité le 04 novembre 1915 avec croix de guerre et médaille militaire. Ref. Carnet comptable Mémoire d'Hommes, JO du 25 novembre 1915, L'Aérophile du 1-15 décembre 1915. (gallica) :
chasseurs à pied. Le 11 octobre 1913 muté au Maroc. Le 11 août 1915 entre au 1° groupe, puis au 2° groupe d'aviation. Le 10 octobre 1915 cité à l'ordre du service aéronautique, il est mitrailleur. Le 15 octobre 1915 une victoire avec le pilote caporal Emile Jean Bouderie. Cité le 04 novembre 1915 avec croix de guerre et médaille militaire. Ref. Carnet comptable Mémoire d'Hommes, JO du 25 novembre 1915, L'Aérophile du 1-15 décembre 1915. (gallica) :
Marcot François, Henri, René: Maréchal des Logis.
Né le 31 juillet 1891 à Nancy de Fernand, Georges et de Marie Maguin. Employé en filature. Au 12° puis au 31° dragon, matricule 1552. Pilote sur Caudron. Arrive à l’escadrille C 61 le 18 octobre 1915. Matricule 3522-3171. Sergent. Tué le 14 décembre 1915en combat aérien lors d’une mission de bombardement vers l’Allemagne. Mort à l’ambulance de Lutterbach, Haut-Rhin. Déjà cité le 22 novembre 1914. Son mitrailleur est Philippe Alloncle, tué en même temps. Lieu de chute :Richwiller - 68
Delon Emile :
Né le 23 mars 1892 à Marseille, fils de feu Pierre et de Marie Planiol. Marié, une fille. Etudiant. Engagé au 4°
dragon le 23 juin 1912. Matricule 1531.Passé à l’aviation le 17 février 1916 comme mitrailleur. Plusieurs fois
blessé. Plusieurs citations dont deux dans les Dragons (août 1914, septembre 1915). Après la C 61 et un retour
de convalescence le 10 novembre 1916 il est parti dans la C 66 le 26 novembre 1916. Il est passé à l’école de
Chartes le 14 décembre 1918.
2° trimestre 1916 : RAS.
Le troisième trimestre 1916 :
Escadrille C 61 toujours à Fontaine-90.
Commandée par le capitaine Munch Maxime arrivé le13 septembre 1916 puis par le capitaine Saint Gal Roger
le 08 octobre 1916. ( Le 23 août 1916 le caporal pilote Cancalon de la F59 et le lieutenant observateur Vernillat à la C 61, sur Farman 40 prennent des photos au-dessus de la foret de Honnenbruck. Ils sont protégés par deux avions Gaudron 4. Un appareil est monté par le lieutenant pilote Le Mounier et le lieutenant observateur de Merlis. Un Fokker allemand attaque l’avion Farman 40. Le moteur est H.S. Le lieutenant Le Mounier intervient et met le Fokker en fuite. Le Farman de Cancalon et de Vernillat arrive à atterrir à Courcieux . Le caporal Cancalon à une partie du talon arraché et le lieutenant Vernillata un bras déchiqueté par une balle explosive. Les deux hommes sont transportés à l’ambulance chirurgicale de Bessoncourt 90. Le lieutenant Vernillat est rayé des cadres. Pas le caporal Cancalon. Le lieutenant Le Mounier est cité à l’ordre de l’armée le 08 septembre 1916. Il a déjà la légion d’honneur pour sa bravoure dans l’infanterie.
Il ira ensuite dans la N 49 du 15 octobre au 23 novembre 1916- Mémoire des Hommes, carnet de comptabilité et revues La Vie Aérienne Illustrée, Gallica. )
Cancalon Charles, Anet : Voir plus haut. Rien à Mémoire d’Hommes au service du personnel militaire. Le bulletin mensuel de l’association des anciens élèves de l’Ecole Centrale Lyonnaise de janvier 1916, n°126 indique : promotion 1912, Cancalon Charles caporal pilote aviateur G.D.E. division M.F. secteur 91A.
Dans le carnet de comptabilité en campagne de Mémoire d’Hommes nous trouvons que le caporal Cancalon Charles arrive le 1er juillet 1916 à l’escadrille F 59 basée à Corcieux dans les Vosges. Il est indiqué qu’il est détaché à l’escadrille C 34 à partir du 13 août 1916. Or, le carnet de comptabilité de la C 34 n’indique auquel Cancalon. Par contre, le carnet de l’escadrille C 61, au cours du 3° trimestre 1916 indique que ce caporal qui vient de la F 59 de Corcieux, arrive le 13 août 1916 et qu’il est blessé le 23 et entre le 24 août 1916 à l’hôpital. Il n’est pas rayé des cadres. Je ne trouve plus de trace après ce séjour en hôpital, dans les carnets des escadrilles C 34, F 59, C 61.
(Recherches jusqu’à la fin du 4° trimestre 1917). Ci-en bas, J.O. du 28 septembre 1916, citation :
JALAGUIER Paul Antoine Etienne, caporal puis sergent :
Né le 28 février 1893 à Nîmes. Fils d’Henri Louis et de Mathilde Françoise Boissy. N° matricule 534.Au 19° régiment d’artillerie le 12 août 1914. Passé à l’aviation comme élève pilote le 04 mars 1915. A l’escadrille C61 du 05 septembre 1915 au 13 mai 1916. A l’hôpital du 11 octobre au 13 inclus. Permission du 16 octobre 1915 au 26 inclus. Nommé sergent le 21 octobre 1915. Il a participé à la seconde guerre mondiale.
Réf. L’aérophile et Mémoire d’Hommes, carnet de comptabilité.
Vernillat, Eugène, Basile :
Lieutenant observateur (voir plus haut). Escadrille C 61 (carnet de comptabilité Mémoire d’Hommes-Rien à la rubrique du personnel militaire). Citation du J.O. du 28 septembre 1916, pour prendre rang le 31 août 1916, et journal « Le Temps » du 29 septembre 1916
Le Mounier Edouard :
Né le 27 mars1888 à Paris 12°, fils d’Ange et de Jeanne Roussel. Matricule5039. Le 02 août 1914 il est sous
lieutenant au 329° d’infanterie. Le 28 août 1914 il est blessé au combat à une jambe en entrainant sa section à
l’assaut. Evacué au Havre il est versé, après sa convalescence en mars 1915, à la compagnie de mitrailleurs du
403° de ligne et passe lieutenant. Le 27 juillet 1915 il reçoit une citation. En 41 jours il obtient le brevet de pilote
et passe à la C 61.- La vie Aérienne Illustrée page 165, 1919. 13 mars, n°122 son portrait. Puis il sera muté,
donc, à la N 49 lire plus haut. Puis c’est la Tunisie.
Le 10 octobre 1917 son avion tombe en mer, son
observateur se noie mais lui, nage durant 5 heures 30 pour retrouver la terre ferme.
Le 02 décembre 1918 il se
tue accidentellement en avion à Villacoublay. Il est enterré à Saint Brieux, Côtes d’Armor.
Récit inspiré de l’article de « La Vie Aérienne Illustrée, p.165- sur le lieutenant Le Mounier :
Le 23 août 1916 un avion
Farman 40 piloté par le caporal Cancalon accompagné du lieutenant Vernillat, observateur part en mission pour prendre des
photos aériennes au dessus de foret de Honnenbruck. Deux Caudrons G4 sont là en protection. Celui du maréchal des logis
pilote Dubois et du caporal mitrailleur Enjalbert, se perd dans les nuages. L’autre G4 est piloté par le lieutenant Le
Mounier accompagné du lieutenant observateur de Merlies.
Un Fokker allemand attaque le F40 de Cancalon et Vernillat.
Le Mounier vient en défense.
Le mitrailleur du F40 est blessé par une balle explosive qui lui déchiquète le bras gauche. Le
pilote Cancalon a le talon droit enlevé mais il réussi à se poser. Les deux blessés sont transportés à l’ambulance chirurgicale
de Bessoncourt-90-
Le 08 septembre 1916 il y a une citation pour Edouard Le Mounier qui fut déjà proposé pour la légion
d’honneur lorsqu’il combattait dans l’infanterie.
Le 23 septembre 1916 Le Mounier, dans un Nieuport, emporte une
victoire. Dans le même combat le capitaine Munch et le sous lieutenant de Merlies sont tués au dessus de Galfingen-Ilfurt.
Participent au même combat : Sur G4, maréchal des logis Dubois pilote accompagné de l’observateur photographe Simon.
Sur G4 sergent pilote Lagrange et caporal observateur Enjalbert et, sur Nieuport biplace lieutenant pilote Le Mounier et
sous lieutenant Morcourt.
Le capitaine pilote Munch Maximilien, Antoine, Joseph est tué en combat aérien le 23 septembre 1916
avec son observateur le sous lieutenant Goursaud de Merlis Marie, Charles, près de Balschwiller, Haut-Rhin près Bollwiller. Ils sont enterrés le 26 septembre à Fontaine 90, en même temps que l’adjudant René David de la N 49.
avec son observateur le sous lieutenant Goursaud de Merlis Marie, Charles, près de Balschwiller, Haut-Rhin près Bollwiller. Ils sont enterrés le 26 septembre à Fontaine 90, en même temps que l’adjudant René David de la N 49.
Munch Maximilien, Antoine, Joseph. Capitaine:
Né le23 mai1885 à Auray, Morbihan. Fils de Joseph
né à Mulchach, Bas-Rhin (mort à Etel) et de Valentine Chéru. Mariés à Auray le 21 novembre 1888 (ils auront 2
fils dont Max. né avant mariage, et une fille).
Engagé volontaire le 23 octobre 1904.Ecole spéciale de Saint Cyr le 26 octobre 1904. A la sortie il rejoint le 66°
RI de Tours, comme sous lieutenant le 01 octobre 1906. Il ira aussi au 144° RI. Brevet pilote civil 22 octobre
1912 n° 1086.Brevet pilote militaire n° 216 le 09 octobre 1913.
Au début de la guerre il est à Belfort à la BL 3.
Le 05 novembre 1915 il est le premier commandant de l’Ecole d’Aviation de Tours jusqu’au 22 août 1916 .Cette
école fut établie, le 05 août 1915, sur le champ de tir de Parçay-Meslay -37-cédé par le 66° régiment d’infanterie
de Tours.
En septembre 1916 Munch Max. est capitaine de la C 61 à Fontaine-90.
Tué au dessus de l’Alsace le 23
septembre 1916. Enterré au cimetière de Fontaine. Sa dépouille rejoint le cimetière d’Etel -56- le 25 août 1922.
Actuellement il ne reste plus de famille et la tombe est «dégradée ».
Le capitaine Münch est chevalier de la légion d’honneur, et de la croix de guerre- 5 citations.
Goursaud de Merlis , Marie, Charles : Sous lieutenant observateur.
Né le 13 décembre 1894 à Rochechouart, Haute-Vienne. Il était au 52° RA. N° matricule 93-1013.
Abattu dans l’avion du capitaine Munch le 23 septembre 1916. Enterré à Fontaine 90, près de Munch et David.
ESCADRILLE N 92.
C'est d'abord l'escadrille N92 I (N pour avions Nieuport, I pour Italie) qui, sous les ordres du chef d'escadrille le
capitaine de Chalonge Marcel Edouard, arrive à Turin le 14 août 1915, puis à Mestre le lendemain pour
stationner plus tard à Lido Venise en Italie.
Du 10 mai 1917 au 22 juillet 1917 l'escadrille N92 stationne à Chaux-90-
Le chef d'escadrille est le lieutenant pilote Georges Edmond qui est remplacé le 28 mai 1917 par le capitaine de
Geyer d'Orth Georges breveté pilote.
Les pilotes tués durant la période belfortaine:
Lieutenant pilote Rigoulot Pierre venant de la 502, affecté le 10 mai 1917. Tué au combat dans le Haut-Rhin vers Traubach le 24 mai 1917(citation à l'ordre de l'armée 05 juin 1917. Il est né à Valentigney, Doubs), (l'aérophile).
Caporal pilote Rondot André, affecté le 16 mai 1917, tué au combat près de Mulhouse le 24 mars 1917 (citation
ordre de l'armée -.l'aérophile).
Soumagniat Jacques. Sergent pilote
Fils de Jean-Baptiste et de Marie Léonie Guerchet,
Né à Paris le 03
mars 1888.
Profession négociant .
Il est d'abord au 113° RI en 1909, puis à l'escadrille C104, en part le 09 février
1917, passe au GBE puis arrive à la N92 le 10 mai 1917.
Une victoire en juin 1917 puis Il part à la N154 le 20
juillet 1917 ou il est cité. On le retrouve, alors adjudant, le 01 octobre 1919,
"Situation des avions au 02 avril
1918", rapports de la chambre des députés, n° 6999, p.138, indiquant qu'il est à la SPA 154 et que le n° de son Spad
XIII est 2181. Il a terminé sa carrière comme lieutenant en 1935. Croix de guerre, médaille de Roumanie et
d'Angleterre.
Daladier Gustave, Victorin:
Né à Villedieu, Vaucluse en 1882. Engagé au 4°spahis en 1907 au Maroc et Algérie, puis durant un an dans les tranchées de l'Artois. Sur sa demande il entre dans l'aviation en septembre 1915.
C'est dans la chasse en avril 1916 dans l'escadrille N93 et sa première victoire le 14 avril 1917.
Adjudant il est détaché à la N92 ou il emporte
plusieurs victoires dont une dans la période belfortaine avec Maurice Robert. Nombreuses citations pour ses 12
victoires et Légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre et neuf palmes. doc: Mémoire des hommes, ministère armée-Livre d'or Hispano-Suiza- Gallica
ROBERT Maurice, Joseph:
Né le 19 janvier 1893 à Douziès-Maubeuge, Nord, fils d’Emile et de Thérèse Durigneux. Domicile lieu de naissance. Profession civile : mécanicien. Entré en service actif le 07 avril 1913 au 1° régiment d'artillerie, dépôt de Bourges.
Entré dans l'aviation le 14 novembre 1913.Matricule de recrutement 259, classe 1912.
Dans la revue L'Aérophile des 1 et 15 novembre 1917, nous lisons:
"Citation .Robert (Maurice), matricule 1843,
maréchal des logis (réserve) au 1er régiment d'artillerie de campagne, pilote à l'escadrille N 92, sous-officier
pilote remarquable par sa bravoure et son sang-froid. A livré de nombreux combats où il n'a cessé d'affirmer sa
supériorité.
Attaqué par un avion ennemi, le 14 juillet 1917, au cours d'une mission de protection, a
courageusement affronté la lutte et remporté sa troisième victoire. Déjà blessé et deux fois cité à l'ordre".
Rondot André:
Né à Amiens le 08 juillet 1892 de Victor, Auguste et de Garel Thérèse. Mécanicien auto.
Appelé en 1913 au 50°
génie.
Passé à l'aviation le 04 avril 1914.Brevet de l'Aéro.C.F. n° 5464 le 17 mars 1917 sur Caudron.
Pilote le 31
janvier 1917 venu de Pau le 03 mai 1917. Est passé à la C6 puis la C47 puis la M92 ou il est arrivé le 10 mai
1917.
Tué le 21 mai 1917. , blessé grièvement dans un combat contre deux avions allemands, il a du atterrir
dans les lignes ennemies et succomba le soir même de ses blessures. Cité à l'ordre de l'armée le 26 octobre 1917.
(l'Aérophile).
ESCADRILLE 123 :
Commandants durant la période Belfortaine : Lieutenant Léon Mouraud (mort à l’hôpital sainte Marie, Belfort, le 06
avril 1916. Blessé le 18 mars 1916 lors de la bataille des 3° et 4° Groupe de Bombardement au-dessus d’Habsheim),
sous lieutenant Jacques Augier de Moussac,
capitaine Bernard Verdy.
Elle a séjourné à Belfort du 05 février 1916 au 31 avril 1916. Elle a participé au bombardement
d’Habsheim du 18 mars 1916, dont le sergent Dubar Robert Henri mitrailleur, tué ce jour là.
ESCADRILLE N 150 :
Elle est créée en mai 1917 à Etampes.
Le 1er juillet 1917 elle est à La Chapelle sous Chaux, puis à
Chaux le 18 août, jusqu’au 30 mars 1918. Son commandant, venu de la N49, est le capitaine
Pierre Lhuillier jusqu’au 20 avril 1918 (voir escadrille N49, plus haut).
Le lieutenant Louis Delrieu arrive depuis la F1 le 24 août 1917 comme pilote.(mémoire
d’hommes, carnet de comptabilité)
Le 18 octobre 1917 le lieutenant Louis Derieu , sur Spad VII, abat un Rumpler allemand dans un
verger vers le 41 faubourg de Montbéliard à Belfort.
Les 2 officiers ennemis sont grièvement blessés
et un meurt. Ils venaient du terrain d’Habsheim.
ESCADRILLE N 152 :
Créée sur le terrain de La Chapelle sous Chaux le 09 juillet 1917 sous le commandement du lieutenant Charles Lefèvre ancien cavalier du 16° régiment de Chasseurs à cheval et ancien de l’escadrille N15.
Son successeur sera, le 25 novembre 1917, le lieutenant Louis Delrieu. Avions utilisés des Nieuport 24 et 24 bis. La 152 est incluse dans la 7° armée et part à Corcieux (88) le 21 août 1917. Revient à La Chapelle sous Chaux le 13 février 1918, puis part à la Noblette-Chalons sur Marne.
Histoire de l’aéronautique-Charles Dollfus 1932. Gallica.
ESCADRILLE N 162 :
Formée le 28 janvier 1918 à La Chapelle-sous-Chaux par un dédoublement de la N 152.
Son chef est le
capitaine Daniel Chambarière.
Le carnet de comptabilité en campagnes de Mémoire des Hommes indique que
la N 162 est cantonnée dans les baraquements de Corcieux, Vosges, dès le 28 janvier 1918.
Elle en part le 09
mars 1918 pour Manoncourt, Meurthe et Moselle. Ensuite elle ira dans divers théâtres d’opérations comme la
Seine et Marne, Oise, Meuse,…
Le 1er mai 1918 elle prendra la dénomination : Spad 162.
Durant le 1er trimestre
1919 elle sera commandée par le lieutenant Louis, Georges, Jules Mallet.
ESCADRILLE AR 274 :
Formée le 13 février 1918 sur le terrain de Romagny, par le dédoublement de l’escadrille AR50.
Le 23 février 1918 l’avion du sergent pilote Piton et de l’observateur lieutenant Daguillon
attaqué par 5 avions allemands D3 tombe en flamme.
Le 28 mars 1918 il est donné l’ordre de quitter Romagny.
Jean-Léon DAGUILLON reçu à l’Ecole Polytechnique en 1914 âgé de 18 ans. Nommé sous
lieutenant un an après. Déjà cité 6 fois il était chevalier de la légion d’honneur. Passé à
l’aviation. Fils du regretté professeur à la faculté des sciences.
LES TERRAINS D’ATTERRISSAGES:
TERRAIN de BELFORT (Centre-Champs de Mars):
Les escadrilles BL3 et BL10.
Escadrille C 34,
commandée par le capitaine Plantey, 17 février 1915 à mai 1915.
Escadrille C 34 ,
03 septembre 1915 et un détachement à Fontaine. Jusqu'en juin 1916.
LE TERRAIN de CHAUX:
Le 11° régiment du Génie s'installe à Sermamagny le 28 mars 1917 ou, durant un mois il va
aménager le camp d'aviation de Chaux.
C'est la 21/14 ° compagnie qui se charge des
travaux.(Historique d'ensemble-Campagne 1914-1918, 1923-Gallica).
De retour d'Italie l'escadrille N92 commandée par le capitaine Geyer Georges, stationnera du 10 mai
1917 au 22 juillet 1917.
L'escadrille Spa bis 21 commandée par le capitaine Escudier Philippe, restera là du 02 janvier au 14
février 1919.
LE TERRAIN de CHAVANNES sur L'ETANG:
Un détachement de l'escadrille C 34 de mai 1915 au 03 septembre 1915.
Du 21 juillet 1915 jusqu'au
03 septembre 1915 un détachement est à Romagny.
TERRAIN de FONTAINE:
Le 11° régiment du Génie, compagnie 179 DI, arrive à Frais, 90, le 18 mars 1917, et travaille à
l'assainissement du camp d'aviation de Fontaine, jusqu'au 06 mai 1917.
Le 25 janvier 1918 la compagnie 14/5 du 11° Génie construits des abris pour l'escadrille de Fontaine.
(Historique d'ensemble, 1923-Gallica).
L'escadrille MS 49 du 1er mai 1915 au 17 mars 1917.
Escadrille C 34, des détachements du 03 septembre 1915 au 08 mars 1916.
Escadrille MF 20 en 1916.
Photo Jean Amigues 1916.
Merci à monsieur Pierre Amigues.
TERRAIN de LACHAPELLE sous ROUGEMONT:
TERRAIN de LA CHAPELLE sous CHAUX :
Escadrille N152.
Escadrille C 34 commandée par le capitaine Plantey, de mai 1915 au 21 juillet 1915 (avec un
détachement à Chavannes sur l'Etang).
TERRAIN de BESSONCOURT-PHAFFANS :
Terrain de Noirlieu.
Escadrille BR9.Escadrille F 58.
TERRAIN de ROMAGNY (ROUGEMONT le CHÂTEAU)- 90:
Dans le journal de marche du Centre Aérien de Belfort (Mémoire d'Hommes) nous lisons que ce début
de terrain est déjà là pour des stationnements d'avions avant aménagement final.
Plusieurs
escadrilles furent accueillies.
Le 31 mai 1916 la consigne est donnée à la N 49, qu'en cas d'une grosse attaque d'artillerie ennemie
sur le terrain de Fontaine, les avions doivent décoller immédiatement pour rejoindre le terrain de
Romagny.
En novembre 1916 le 11°régiment du Génie, compagnie 27/3, installe un camps d'aviation.(Historique
du 11° Génie, 1923-Gallica).
L'escadrille C 34 : un détachement, du 21 juillet 1915 au 03 septembre 1915.
L'escadrille C 34 commandée par le capitaine Plantey (remplacé par le capitaine Peralda le 20 juillet
1916 et par le capitaine Laurent en octobre 1916) , va stationner à partir de juin 1916 jusqu'au 23 juin
1917. (Après ce sera Fontaine).
Le plan ci en bas est tiré de l'ouvrage du captain Georges Thenault "The Story of the Lafayette
Escadrille. Éditions Maynard et co-Boston-1921.
LE TERRAIN de SERMAMAGNY au sud de CHAUX:
L'escadrille N49 stationnera, (après Fontaine), du 17 mars 1917 jusqu'au 23 novembre 1918
(après:
départ en Haute-Saône).
TERRAINS en ALSACE (Haut-Rhin):
En 1914 il existe des terrains provisoires.
Un pour la 10° escadrille à la sortie Est de Brunsdtat,
un entre Cernay et Aspach,
un au sud de Pont
d’Aspach.
LES AVIONS:
Dans les escadrilles du Territoire de Belfort.
Blériot XI.
Louis Blériot traversa la Manche avec son monoplan, le 25 juillet 1909.
Cet avion avait été présenté au Salon de
l’Automobile, section aéronautique, en décembre 1908, avec deux autres modèles les Blériot type IX et type X qui furent rejetés vu le peu de performances.
Le XI équipa plusieurs armées dans les débuts.
A Belfort ce modèle
fut adopté et utilisé par les escadrilles Blériot BL10 et BL3.
L'envergure est de 7,80 mètres.
(voir la revue
l'Aéronautique n°122, p.237, juillet 1929-gallica, pour la description complète).
BREGUET 14 A2 :
Documents Gallica: Le Miroir et carte postale ancienne.
CAUDRON :
Furent utilisés les types G3, G4, G6
MAURICE FARMAN 80 et 130 cv :
Le Maurice Farman 11 et 11bis fut utilisé :
Ainsi que le F40 :
FARMAN 40 :
document Gallica.
SALMSON :
Cliché le Miroir, Gallica
SOPWITH :
LETORT :
La guerre aérienne Gallica
Le miroir 4 avril 1918.
Gallica.
SPAD :
Trois types utilisés : En avril 1916 la Société Spad sort un petit biplan monoplace de chasse,
le type VII, le meilleur de l’époque comparé aux autres marques.
Puis une amélioration le
Spad XIII (vu ici).
Il y eu également le S XI.
MORANE-SAULNIER :
Construit en 1913 le type L, 2 places, fut, en 1915, muni d’une mitrailleuse Hotchkiss de
8mm. C’est la première fois qu’un avion pouvait tirer en vol. D’autres types furent construits
par Rober et Léon Morane associés à Raymond Saulnier. Le type L fut construit en 600
exemplaires. C’est sur ce type que le caporal Guynemer abattit un biplan allemand le 19
juillet 1915. En 1914 suivirent les types LA (moins répandu) et P et N, ce dernier plus
aérodynamique.
En 1916 en vit le type AC, entre autres à Fontaine (90).
Type L
Type N
Type N
NIEUPORT :
Durant la période Belfortaine nous avions, selon les escadrilles, les types X, XI, 12, 17 ,23 ,24.
N10 :
Nieuport 10 à l’escadrille N3 (Histoire de l’aéronautique Charles Dollfus)-
Gallica
N17:
N17 avec cône pare balles.
N24
Nieuport type 24 Vues Gallica- Revue La guerre aérienne illustrée.
DES INSIGNES et cocardes:
Revue aérienne n°130 du 10 mars 1914:
Les Insignes du Personnel navigant de l'Aéronautique Française .
Extrait de "Comment servir
dans l'aéronautique militaire .G. Le Grand.4° édition-octobre 1918:
Insignes de Collet et Agrafes de Poitrine:
Suppression des Brassards
Les insignes réservés au personnel navigant de l'Aéronautique
Militaire (Aviation et Aérostation) se portaient naguère au collet
(pilotes brevetés exclusivement) et sur un brassard fixé au bras droit (pilotes brevetés et
observateurs).
Les insignes ailés portés sur le bras droit par le personnel
non navigant des troupes de l'aéronautique ont été supprimés en
novembre 1916 pour éviter des confusions avec le personnel navigant proprement dit. (1)
Les insignes représentés, paroles gravures ci-contre sont règlementaires depuis le 1er novembre
1916
Depuis cette date, le personnel navigant porte donc uniquement, au collet et sur la poitrine, les insigne
suivants :
A) Au collet (exclusivement réservés au personnel' désigné
ci-après) :
L’étoile ailée, pilotes titulaires du brevet d'aviateur militaire;
La roue ailée, pilotes titulaires du brevet
de pilote de ballon
dirigeable;
La grenade ailée, mécaniciens titulaires du brevet de mécanicien de ballon dirigeable.
Ces insignes (brodés- sur écusson: orange pour l'aviation;
noir pour l'aérostation), sont portés pendant tout le temps où les
Intéressés restent affectés à l'Aéronautique Militaire, même s'ils cessent de faire partie du personnel
navigant.
B) Sur le côté droit de la poitrine (identiques pour les militaires
de tous grades) :
1. Insigne de pilote breveté aviateur militaire:
agrafe figurant
deux ailes accolées dont le point de réunion est entouré d'une
couronne de feuilles de chêne fermée en haut par une étoile
(couronne argent, ailes et étoile or). (Fig. 1).'
2. Insigne de pilote breveté de ballon dirigeable:
agrafe figurant
deux ailes accolées dont le point de réunion est entouré d'une couronne de chêne formé en haut par une roue dentée
(couronne argent, ailes et roue dentée or). (Fig. 2).
3. Insigne d'élève pilote aviateur et d'observateur en avion:
Agrafe figurant une aile terminée par une étoile entourée d'une
couronne de feuilles de chêne (couronne argent, aile or et étoile
argent pour les observateurs; motif tout argent pour les élèves pilotes).
(Fig..3)., 4. Insigne d'élève pilote de ballon dirigeable, de mécanicien
de dirigeable et d'observateurs en ballon dirigeable, ballon
captif ou cerf-volant:
agrafe figurant une aile terminée par une
roue dentée entourée d'une couronne de feuilles de chêne (couronne
argent, aile or, roue dentée argent pour les observateurs
et les mécaniciens; motif tout argent pour les élèves-pilotes).
(Fig..4).
5. Insigne du personnel d'équipage d'avion ou de ballon
dirigeable (bombardiers-mitrailleurs, canonniers, photographes,
mécaniciens, etc.) :
Agrafe .figurant une aile terminée par une
hélice entourée d'une couronne unie, motif tout argent. (Fig. 5).
Ces insignes mobiles sont portés en permanence, mais seulement
pendant le temps où le personnel intéressé fait partie du
personnel navigant de l'Aéronautique.
Ce droit prend fin le jour
où le personnel en question cesse d'appartenir au personnel
navigant, même s'il est maintenu, à un autre titre, dans le service
de l'Aéronautique.
LES ANGLAIS A BELFORT:
Panorama de la guerre 1914, Le Figaro jeudi 25 novembre 1914. (Gallica).
Des escadrilles françaises de Belfort poursuivront les raids :
Durant l'année 1917 jusqu'au 04 février 1918 Londres subira 12 raids allemands de nuit et 3 de jour.
218 avions allemands seront engagés.
Il y aura 301 anglais tués, 1179 blessés.
Les anglais
descendront 10 avions allemands. Revue l'Excelsior 04/02/1918-Gallica).
INSIGNES ANGLAIS :
L'aviation anglaise a eu des escadrilles en stationnement à Belfort pour bombarder l'Allemagne durant
la 1° guerre mondiale.
Cet insigne est le seul officiel pour toutes les spécialités et tous les grades,
encore en 1918.
Il se portait uniquement au-dessus de la visière de la casquette:
(Comment servir dans l'aéronautique militaire-G. Le Grand, 1913-1918. ) Gallica
BOMBARDIER ALLEMAND :
Des références et aides:
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?fam=3
&ref=5&le_id=1
Bibliothèque Nationale GALLICA.































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