Croqueurs de pommes N° 1

 NAISSANCE DES CROQUEURS DE POMMES - 

MON CARNET DE BORD

Numéro 1 sur 7 


au jour le jour. Ouverture Février 1978 Jean-Louis CHOISEL. 


Préambule : 

Ce qui m’a amené à créer cette association : 

Il y a d’abord mon enfance dans un milieu arboricole et pomologique à Seloncourt. Je suis né en avril 1938 dans le « Pays de Montbéliard », Doubs. Mon grand-père maternel Louis Barbier est né à Dung au milieu d’une famille de gens de la terre, là, depuis de nombreuses générations. Grand-père sera jardinier - cocher pour la bien connue famille L’Epée de Sainte-Suzanne. Ma grand’mère Léonie Faivre - Beley est née à Dasle. Dans la Fabrique horlogère L’Epée elle sera monteuse de boites à musique et, à mi journée, employée au domicile de ses patrons. C’est là, avant 1900, que le couple de formera. Puis, après un court séjour aux usines Peugeot à Valentigney en 1900, mes grands parents ouvrirent un magasin de fruits et légumes place Emile Peugeot dans ce même village. Ils avaient la famille Peugeot parmi leur clientèle. 

Grand-père et René l’ainé des enfants, durent partir à la guerre de 1914. Louis Barbier avait déjà incorporé en 1911 pour revenir le 10 janvier 1911. Grand’mère dut tenir le commerce seule et d’occuper de ses trois autres enfants dont ma mère, Jeanne, née en 1914. Poussant un genre de landau en osier elle se rendait souvent, à pied, chez sa tante à Sainte Marie pour y récolter les fameuses cerises du même nom et à la saison, rapporter des blôches, des poires et des pommes du terroir telles que la Jean Colin, la pomme coing de Saint Julien-les-Montbéliard, le Grillot de Montbéliard et autres variétés. 

Lorsque Grand-père et René revinrent de la guerre c’était pour apprendre que Marcel, le frère de mon grand-père fut décapité en Belgique par un obus. Le monument aux morts de Dung rappelle ce triste fait. 


Une anecdote : 

LE CIRQUE GRUSS et JEANNET : 

Mon grand-père maternel Louis Barbier est né en 1872 dans la ferme auberge de ses parents dans le village de Dung, Doubs, pays de Montbéliard, rue de Bart. C’est à Bavans, non loin de là que, après 1900, Louis connaîtra un nommé Fritz Jeannet ancien montreur d’ours convertit dans le négoce de la ferraille et des chevaux. Il serait intéressant de savoir si grand-père acheta le fameux cheval de forain à monsieur Fritz Jeannet. Un fils, Lucien Jeannet né à Montbéliard en 1902 (mort à Bavans en 1977) deviendra montreur de chiens et s’associa avec deux frères Gruss, Alexis et André, pour créer le célèbre cirque « Gruss-Jeannet » vers 1943. Enfants nous adorions aller voir ce cirque lorsqu’il passait à Seloncourt ou à Montbéliard. Mon frère Eric est né à Seloncourt le 17 juillet 1943. Ces mêmes jours le cirque Gruss-Jeannet ayant monté son barnum place du champ de foire à Montbéliard et il échappa heureusement au bombardement anglais des usines Peugeot de Sochaux proches qui eu lieu la nuit entre les 15 et 16 juillet 1943.

L’année d’après naquit, mes souvenirs sont fiables, Alexis Gruss II qui est le célèbre dresseur de chevaux que nous connaissons et que, dans ma jeunesse, je crois avoir vu dans un numéro de dressage sur un poney…le garçon était jeune, j’avais six ans de plus. » fin. 


Retour à ma famille : 

Puis la famille s’établît à Seloncourt après l’achat d’un pâté de maisons dont un café –restaurant désaffecté aux 7 et 9 rue du Centre. Le nouveau magasin vétuste (voir photo) « Louis Barbier fruits et Primeurs » devint rapidement le lieu ou les ménagères du village vinrent faire leurs achats et mon grand-père et mon oncle René organisèrent des tournées et des marchés dans les villages du « Pays de Montbéliard ». Au début ce furent les chevaux qui tractaient les charrettes et, plus tard Louis acheta sa première camionnette. 

Les fruits provenaient des vergers et du grand jardin de la famille Barbier et des vergers des particuliers du pays et c’étaient des variétés locales et nationales anciennes méritantes. L’établissement grandi et un autre entrepôt vit le jour à Montbéliard entre la poste et l’église, face à la statue de Ninon. Le parc à camions augmenta. 

Mais dans le courant des années 1960 la Golden et les grandes surfaces firent leur apparition et le commerce familial cessa.


MA JEUNESSE : 

Mon père jean Choisel qui avait épousé la plus jeune fille Barbier fut rappelé au 506° Régiment des Chars de Combat de Besançon dans le 36° Bataillon. Il était tankiste en tant que pilote mécanicien. Le bataillon fut transféré dans l’Aisne près de l’Ailette afin de tenter de stopper l’armada des panzers modernes allemands. Mon père devait tenir deux positions à la fois : Le Moulin de Laffaux et l’auberge de l’ange gardien. Après une semaine de combat sous les obus de l’artillerie et des stukas mon père fut grièvement blessé après destruction complète de son char Renault FT17 de la guerre de 1917. Le paternel fut soigné dans un hôpital à Marseille durant un an. 

(note en 2011 : voir la page https://www.blogger.com/blog/post/edit/4898781864442773280/7802362575627505949). Lorsque mon père rentra à la maison à Seloncourt il créa un super verger de variétés fruitières de terroir. Jeune garçon je participais à ses travaux de plantation et de greffage. Il allait chercher ses porte-greffes dans les bois proches de la combe de Thulay, côté Seloncourt après la rue des Auges. Ce verger était proche d’un verger de mes grands-parents au Crâtot Piegeot entre la rue de Paupin et la rue des Combes. Souvent mon père allait voir, avec moi, un vieux pomologue alsacien érudit le père Schlier et j’assistais aux discutions enrichissantes et consultait de rares ouvrages pomologiques en couleurs. C’était merveilleux ! Je me souviens encore des publications du pomologue MAS « Le Verger » et j’ai le bonheur d’en posséder un exemplaire.

Hélas à partir de 1957 la commune pris ces terrains « d’utilité publique » pour y faire construire des immeubles genre H.L.M. Mon père n’a rien pu faire pour empêcher la destruction de son verger!!    Mais là où j’ai beaucoup appris, c’est dès la maternelle à Seloncourt proche du grand entrepôt fleurant bon les pommes. Tout le bâtiment était imbibé de ces parfums de Gravenstein, de louquottes, de pommes de Chire (que certains confondent maintenant, à tort, avec la Transparente de Croncels, bonne également ) et autres variétés de l’époque. Je n’ai jamais retrouvé cette senteur dans les pommes actuelles. Et là dès la sortie de l’école maternelle j’allais directement voir mon oncle René Barbier, l’aîné de la famille afin de lui quémander « pomme kéké » (donne moi une pomme André). Alors il me disait : « Tiens aujourd’hui je te donne une Calville Blanche…. » Et chaque jour j’avais la joie de pouvoir CROQUER dans une autre variété. Tous les ingrédients étaient présents pour que, plus tard, je fonde l’association des croqueurs de pommes!

En 1963 mon épouse et moi empruntons pour la construction d’une maison principale. Le hasard de la vie fait que mon épouse, nos deux filles et moi arrivons dans le minuscule village de Fontenelle dans le Territoire de Belfort. J’y suis conseiller municipal. Le terrain est marécageux et je ne compte pas ma peine pour remblayer et concevoir un petit verger conservatoire biologique. J’ai également quelques ruches Delon, un apiculteur inventeur de Grand- Charmont qui a fait partie de mes connaissances 


©  FEVRIER 1978 : 

MON CARNET de bord (au stylo à plume de l’époque)  

De mémoire d’anciens, on n’a jamais vu cela. La pluie fine qui tombait sur les arbres, les fils et poteaux électriques et téléphoniques gèlent au fur et à mesure. Il se forme ainsi une lourde et épaisse carapace de glace. Le paysage est joli à voir mais, hélas, dans la période du 17 au 24 février le poids de ce produit du ciel est environ dix fois plus lourd que les supports (branches, arbres, fils, poteaux métalliques, pylônes très haute tension en forme de tour Eiffel, etc.. Tout cela a cédé broyé, vrillé, cassé, tordu à l’extrême comme si des obus étaient passés par là.

Sur un fil électrique je mesure un poids de 10 kilogrammes par mètre. Dernière notre maison au bois Penchu nous entendons des craquements sinistres à chaque minute comme si des milliers de bucherons travaillaient sans cesse…Ce sont des arbres qui brisés, tombent. Ceci donne une vue de dévastation inimaginable. Le village n’est plus alimenté en électricité depuis une semaine et sans téléphone depuis un mois. Cela ne nous empêche pas d’aller au travail (Jacqueline en voiture jusqu’à Belfort à 11 km. De Fontenelle et moi à Montbéliard chez mon employeur à 25 km. Etant technicien électroménager je dois aller dépanner les clients chez eux. Et pourtant les routes sont très glissantes et des arbres sont en travers des routes. Des hommes en arrêt de travail, les employés communaux, les pompiers dégagent sans répit. Privés de congélateurs des gens enterrent les produits congelés dans la glace dehors ! C’est dangereux à mon avis pour la consommation.

Mon cahier de bord ouvert il y a environ neuf ans pour mes observations dans mon rucher et la flore du pays comparée à celle de Touraine est une autre chose.                                                                                J’ai donc ouvert ce jour un nouveau « carnet de bord » FIN FEVRIER 1978 : Les forestiers estiment à 50 ans le délai pour reconstituer les forêts. Les anciens arbres fruitiers ont tous été ravagés dans le secteur. Mes pruniers âgés d’environ 10 ans sont plus ou moins fragiles à la cassure. Mon cognassier a le tronc complètement en arc de cercle mais n’a pas cassé. De jeunes pousses ont été comme pulvérisées. De nombreuses branches cassées jonchent le sol. Le tilleul de Fontaine sous lequel Turennes a bivouaqué au cours de l’hiver 1674/1675 à souffert également. J’ai pris de nombreuses photos sur le vif. 


ACTION ! 

L’hécatombe est importante pour nos variétés et espèces fruitières locales méritantes mais personne ne semble comprendre qu’un réservoir génétique important et irremplaçable est sur le point de mourir à jamais. Il faut que quelqu’un fasse quelques choses!  

Malgré mes problèmes de fibrillations cardiaques et des crises de tétanies coutumières depuis plusieurs années (ça ne m’empêche pas d’aller au travail) et mon emploi prenant (et je ne parle pas de la maison non achevée) je me lance dans l’aventure. Mon épouse bien que prudente, ne va pas contre ma volonté un peu (beaucoup) folle. 


PREMIER MARS 1978 (mercredi) : 

Je prendrais l’habitude de parler de mon projet chaque fois que c’est possible, aux clients que je dépanne à domicile. Il y en a qui ont des vergers. Je profiterais pour recenser leurs variétés et en faire des fiches descriptives. Je prévois un nom à mon projet : la sauvegarde des variétés d’arbres fruitiers méritants en voie de disparition.

Comment dois- je intituler ce groupe en projet ? Association ou société ? Par exemple la Société d’Emulation du Pays de Montbéliard ou la Société d’histoire Naturelle du Pays de Montbéliard dont j’ai fait partie sous l’égide de mon ancien instituteur Louis Bonnot de Seloncourt dans ma jeunesse.      Tiens, depuis environ 30 ans que je ne l’ai pas vu que devient-il ?.....j’allais aussi à sa chorale « l’Echo du Vallon ».

Bon, je vais choisir « société » car je ne vois pas la différence avec association. Il faut que je crée un journal comme celui que j’avais créé dans ma jeunesse « Le Journal Club ». Dans le « Coq Hardy » ou « Super Boy » je me rappelle plus, j’avais relevé une « recette pour faire une « copieuse ». En mélangeant les produits indiqués dans un couvercle rectangulaire en fer blanc j’ai obtenu une gélatine ou plutôt un marbre d’imprimeur. Sur une feuille blanche j’écrivais mes histoires avec une encre bleu pervenche et je reproduisais sur ce marbre. Après je pouvais faire des copies que je distribuais à mes amis du quartier. 

A la mi 1970 j’avais fondé « Jeunes Amis de la Nature » pour les jeunes du village de Fontenelle.      But : étudier et protéger la faune, la nature,…J’avais contacté madame Bader entreprise de bureautique à Bermont 90 et elle avait été d’accord pour montrer aux jeunes comment imprimer un bulletin. Je me souviens qu’édité en septembre 1970 il avait 9 pages. Mais le maire de l’époque monsieur Ernest Charpiot s’est moqué de ce projet d’autant que la commune devait débourser quelques francs. C’est tombé à l’eau.

Le bulletin que je vais lancer maintenant…je ne compte pas qu’il échoue ! Je vais faire un premier numéro avec l’argent du foyer pour amorcer la pompe.

J’ai écrit un manuscrit sur l’histoire du terroir Franc-Comtois dont ses cultures fruitière ou non mais ne trouve pas d’éditeur. J’attends la réponse d’une éditrice de Haute-Saône. 

Bref revenons à nos moutons. Mon verger n’est pas assez grand pour en faire un genre de musée vivant et il faut que je trouve une astuce pour sauver, par greffage, toutes les espèces et variété en danger immédiat. Je pense à un terrain prêté par un organisme avec des garanties car un terrain d’un particulier ne doit pas être sans risques…. Il y a la solution de « prêter » des greffons aux adhérents à venir et de constituer ainsi un genre de contrat. Il y a aussi la solution de créer une bourse aux greffons comme une bourse aux timbres afin qu’au moins les variétés ne se perdent pas à tout jamais. Bref ce ne sont que des projets puisque que n’ai pas d’adhérent.

Et puis, pour greffer il faut des porte-greffes car les francs des bois ça a ses limites. Il faut que je contacte les établissements Miniers vers Angers car ils produisent des Maling Merton de divers types comme MM106. On verra plus tard.


TROIS MARS 1978 (vendredi). 

Je reçois une réponse positive de l’éditrice d’une revue, Ida Royer de Combeaufontaine 70, « Le Colporteur de la Franche-Comté ». Elle va lancer une souscription pour mon ouvrage écrit en 1977 «Nature, verger, jardin biologiques en Franche-Comté et ailleurs - Guide et folklore ». En attendant un certain nombre de commandes de la part des lecteurs elle utilise des passages de mon « œuvre » pour ses publications. Ce qui m’étonne est que pour les autres articles elle recopie des pages de vieilles publications textuellement. Bizarre Les lecteurs pourront lire : Le colporteur de Franche-Comté n°3 mars-avril 1978, mon texte « Jardinage biologique ». J’attends de voir la suite des événements. 



16 MARS 1978 (jeudi). 

Envoi un courrier à Philippe Marchenay au Muséum Nationale d’Histoire Naturelle Section Ethnozoologie, laboratoire d’Ethnobotanique 57 rue Cuvier 75231 Paris cedex 05. Ce monsieur recherche des échantillons de propolis par l’intermédiaire de la revue « L’Abeille de France » à laquelle je suis abonné depuis 1968. Je lui fait part de mon accord pour lui envoyer des échantillons de mes ruches de Fontenelle. En même temps je l’informe de l’existence de mon ouvrage et du grand gel de février avec mon intention de fonder une « société » de sauvegarde des fruits anciens. 


22 MARS 1978 (mercredi). 

J’envoie une lettre aux établissements Georges Delbard pour lui demander si la revue « Pomologie Française » de la Société Pomologique de France existe encore et s’il y a un inconvénient à ce que je crée un groupement amateur de défense des anciennes variétés vu que leur catalogue ne propose que des nouvelles variétés. 


28 MARS 1978 (mardi) 

Lettre datée du 24. Monsieur Philippe Marchenay me répond. Propos encourageants. Ce Chercheur m’informe qu’il a réalisé une action très positive : la sauvegarde des poiriers à cidre en Normandie. 


03 AVRIL 1978 (lundi). 

Réponse de monsieur P.TRIOREAU de chez Delbard : Le dernier bulletin de la revue « La pomologie Française » vient de paraître pour la dernière fois en décembre 1977 et que la Société Pomologique de France est dissoute. Il me donne l’adresse du rédacteur en chef monsieur Jean Hugard, Directeur du laboratoire d’Arboriculture fruitière du C.R .A.M. à Montpellier. 


05 AVRIL 1978 (mercredi). 

J’écris à monsieur Hugard.


06 AVRIL 1978 (jeudi). 

Je pense à constituer un bureau directeur pour la déclaration en préfecture de Belfort puisque le siège sera chez moi rue de Petit-Croix à Fontenelle-90. Je contacte des amis des membres de ma famille. Mon cousin Jacques Barbier demeure à Strasbourg, il est avocat. Il y a deux inconvénients

1° il habite loin et 2° il est très pris pas sa profession.   

Néanmoins il accepte de m’aider à démarrer pour la constitution de la déclaration en préfecture. Il sera trésorier. En réalité mon épouse Jacqueline qui ne veut pas avoir de fonction fera le relais en attendant le prochain trésorier éventuel. Mon ami Fredy Beley perdu de vue depuis au moins 20 ans sera, lui aussi provisoirement, secrétaire. Fredy est déjà responsable au  foot, son dada. En réalité c’est moi qui exercerai ce poste. Bien sûr en plus de celui de président fondateur. Je me lance vraiment dans l’inconnu ! 


07 AVRIL 1978 (vendredi). 

J’écris au Préfet de Belfort pour lui faire part de ma volonté de créer un « groupement de pépiniéristes amateurs bénévoles de Franche-Comté » et un arboretum. 


11 AVRIL 1978. 

« Le jeudi 13 avril lettre réponse du 11 avril de monsieur C.Marguet Direction Départementale de l’Agriculture de Belfort : « Le problème que vous soulevez nous semble très intéressant ;…….. » 


05 MAI 1978 (vendredi). 

La Société Pomologique de France répond à ma lettre du 1er janvier 1978. Société qui n’existe plus. 


10 MAI 1978(mercredi). 

Monsieur Hugard que j’ai contacté le 05 avril me répond aimablement en me fournissant plusieurs adresse utiles et les coordonnées de monsieur J.Huet directeur de la station d’arboriculture fruitière de Beaucouzé 49000 Angers et celles de monsieur R.Bernhard directeur de l’I.N.R.A.Station Fruitière de Pont de la Maye 33140. Monsieur Hugard écrit « Je ne peux pas vous répondre quant à la possibilité de création d’un groupement de pépiniéristes amateurs. Cette question relève davantage des compétences d’un juriste ». 


12 MAI 1978 (vendredi). 

Je passe à la préfecture de Belfort pour savoir comment et qui contacter pour déclarer ma société des croqueurs de pommes. On me donne un nom : monsieur Boudet service des sociétés et associations. 


MAI 1978.

Je prends contact avec monsieur Louvet de la Chambre d’Agriculture de Belfort. Il va d’aider à faire les statuts que Fredy frappera avec sa vieille machine à écrire dont des lettres sont décalées, ce n’est pas grave. 


23 MAI 1978 (mardi). 

Je reçois un bristol daté du 17/05/78 de monsieur Jean-Pierre Maillard-Salin maire de Vandoncourt .Il me propose aimablement de créer ma « société » à Vandoncourt et de la déclarer à la sous/préfecture de Montbéliard. Après réflexion je considère que cette offre bien que très généreuse, ne peux pas convenir par la distance entre mon domicile de Fontenelle Territoire de Belfort qui est le siège et le village de Vandoncourt, Doubs, ça fait trop loin d’autant que mon emploi, qui m’oblige à rentrer tard le soir (entre 20 h. et 23 heures) ne permettra pas des réunions faciles. Donc, comme je l’ai envisagé, le siège restera à Fontenelle qui dépend de la préfecture de Belfort. Néanmoins, j’envisage quelques actions éventuelles futures avec Vandoncourt. 


03 JUIN 1978 (samedi). 

Parution , 



grâce à monsieur LOUVET de la Chambre d’Agriculture de Belfort de la souscription pour mon ouvrage et d’un appel à tous ceux qui désirent me rejoindre pour être membres de la « Société des amateurs bénévoles de Franche-Comté pour la sauvegarde des variétés régionales d’arbres fruitiers méritants en voie de disparition » : afin de créer une sorte de musée d’arbres fruitiers. 

Voir article de la parution « Belfort Agriculture et de la Haute-saône Agricole n°149 du 03 juin 1978. 

















06 JUIN 1978 (mardi). 

Suite à ma lettre du 07 avril à la Préfecture de Belfort, je reçois une lettre datée du 30 mai de J.HUET directeur de l’I.N.R.A. de Beaucouzé-Angers qui m’est retransmise par le directeur de la Direction Départementale de l’Agriculture, cité Administrative Vauban à Belfort. Monsieur Huet écrit :























Le dernier paragraphe ne me semble pas conforme avec les buts que je me fixe. Mais je constate que je peux légalement créer ma société. Dès que Fredy (Frédéric) et Jacques seront prêts nous enverrons une lettre de déclaration au préfet de Belfort. 

Je découvre la revue N°4 de mai 1978, page7, dans « Le Colporteur de la Franche-Comté » ma rubrique « Verger biologique » . 

 Je vais voir monsieur Bader à la Cité Vauban à Belfort. Il est spécialiste phytosanitaire. Je lui demande s’il possède des ouvrages pomologiques sur les fruits anciens. Il sourit, amusé et me réponds que, à l’ère de la Golden, tous ces ouvrages ont rejoint la poubelle.

Je découvre une circulaire datant du 19 février 1976 , de l’Union Régionale des Pépiniéristes de la 7° région dont le siège est à Dijon.

Sujet : l’existence d’un Catalogue Officiel autorisant l’exploitation des espèces et variétés fruitières. Beaucoup de variétés régionales ne figurent pas à ce catalogue. C’est donc le signe qu’elles vont disparaître !!!

Je me promets, plus tard, de lancer une action pour faire réintégrer les plus méritantes.                          Je commence par contacter tous azimuts des revues régionales et nationales pour leur faire part de mon projet. (Le Cramaillot, La Raconcotte, et la revue Nationale l’Abeille de France à laquelle je suis abonné. 


PREMIER JUILLET 1978 (samedi). 

DECLARATION EN PREFECTURE DE BELFORT :






























02 JUILLET 1978. 

Dans L’Est Républicain grâce à un ami J.P. Stoessel, de Seloncourt mon village d’enfance, ce bel article:























06 JUILLET 1978 :

L’Est Républicain de Belfort sous la plume de Jean Badaud : Page 13 la suivante :


















05 JUILLET 1978 : 

Je reçois une lettre de félicitations du très connu Professeur Georges Becker. 


 JOURNAL OFFICIELN° 170 du samedi 22 juillet 1978-ref. 5698 NC. 

Les croqueurs de pommes sont nés le 11 Juillet 1978. J’ai choisi ce « logo » en mémoire de ma jeunesse à croquer des pommes. J’espère qu’il frappera les esprits car c’est un peu long de dire : 

« Société des amateurs bénévoles de Franche-Comté pour la sauvegarde des variétés régionales d’arbres fruitiers méritants en voie de disparition »

















Maintenant il me faut recruter des adhérents !!!!!!!!! 

Avec mon ami Fredy, mon cousin Jacques et, plus officieusement, mon épouse Jacqueline nous «sommes » cela fait mieux que « je suis » ! 

Je tendrais surtout à ce que notre « groupe » soit imbibé de convivialité, de fraternité. 


FIN DE LA PREMIERE EPOQUE. A SUIVRE : 


Les premiers adhérents, le premier bulletin de liaison, coopération avec Vandoncourt, etc… 

Jean-louis CHOISEL transcription de mon carnet de bord, 12 MARS 2012. 

Il y a 8 documents. 


MERCI à L’EST REPUBLICAIN et LE PAYS pour leur soutien

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