Château et zoo de Beaujardin à Tours
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L’HISTOIRE DU CHATEAU ET
DU ZOO DE BEAUJARDIN A
TOURS.
Par Jean-Louis CHOISEL(1) ©2014.dépôt légal.
Pour m’écrire : sinape (le signe) wanadoo.fr
OEUVRE protégée. Dépôts légaux manuscrit et CD le 10 mars 2014.Reproduction même partielle soumise à l'autorisation de l'auteur.
La reproduction des documents livrés par Gallica.bnf. est soumise à réglementation, lire en bas du site.Overzicht:
Geschiedenis van Joseph Corneli (1834-1887 Tours,France) en barones Van Heemstra
van Houtheim Saint-Gerlach, de makers van de dierentuin Kasteel Beaujardin in Tours,
Frankrijk, 1868-1887 / 1888.

INTRODUCTION :
Le but de ce modeste mémoire est de faire redécouvrir une période de l’histoire
de Beaujardin et, en outre, de faire bénéficier les passionnés d’animaux rares de la
riche et précieuse expérience de M.Joseph Cornély qui mérite notre reconnaissance.
Mes espoirs sont de contribuer à faire que les habitants, dont les enfants, du quartier Beaujardin, lorsqu’ils traverseront le square, s’imaginent avec bonheur l’époque ou madame et monsieur Cornely, aidés de leur faisandier Liebzig, laissaient courir librement les kangourous, lamas, lièvres de Patagonie,…, et voler les oiseaux multicolores dans ce lieu qui fut un véritable paradis.






Il existe un plan datant de 1619 et un de 1760 (2) et 1770 (2) sur lesquels on remarque,
entre autres, un parterre assez étendu de plantes. Le plan indique « Beau Jardin ».
Le parterre ce situe au nord du plan,le sud étant délimilé par le cours du Cher.
Dans un inventaire général du patrimoine culturel datant de 1985, signé Catherine
Drouin et Christine Toulier (2), nous avons une description succincte de l’architecture
et des matériaux du château édifié vers 1854 par l'architecte Chateignier
(Note de j.louis choisel:de prénon Philippe, habitant à Amboise)pour le général
Charron. Nous lisons également que le château appartient ensuite à
Cornely von Heemstra.
Le général Charron (1794-1880) fut gouverneur d’Algérie (3) .Il a sa rue dans le quartier
Beaujardin à Tours. Il est curieux de voir que sur la plaque le nom est orthographié
avec un seul « R » alors que la bibliographie ancienne et le document de l’inventaire
général en indiquent (2) deux.

1858.
En 1858 avec la ferme. La grande rue perpendiculaire à gauche est celle de Beaujardin.

1898.
. En 1898 le domaine est moins vaste.
(13).AMT.

Le château venait d’être achevé lorsque le général Charron vendit sa propriété à un riche
fonctionnaire de la marine monsieur Bergerat (3). Cette annonce dans le journal
LE TEMPS du mardi 17 juin 1862, n°418, le confirme :
« DOMAINE DE BEAUJARDIN Vente, en l'étude et par le ministère de maître Scoumanne
notaire à Tours, le samedi 5 juillet 1862, à une heure précise de relevée, en un seul lot,
Du domaine de Beaujardin, situé commune de Tours, ancien territoire de Saint-Etienne extra,
et, par extension, commune de Saint-Pierre-des-Corps, consistant dans un château, avec
communs et parc, ferme, closerie, terres et prés, le tout d'une contenance de 21 hectares
68 ares 80 centiares. »
En 1868, monsieur Bergerat vendit sa propriété à un monsieur Cornély (3).
Dans le Bulletin de la Société d’Agriculture d’Indre et Loire de 1868 (14) nous lisons
page 359, que le 12 décembre 1868 M.Cornély propriétaire au château de Beaujardin à
Tours est présenté comme nouveau membre, par M.M. Belle et Barnsby(20). En page 364,
le 19 décembre 1868, M.Cornély se propose de faire des tentatives d’acclimatation dans
le parc de son château de Beaujardin. Il précisera, en 1872-74 (7,14), que l’espace de son
parc est de 8 hectares. Le 16 juin 1887, lors du décès de monsieur Cornély, il est indiqué
que la surface était portée à douze hectares (11) (14). Mais qui est ce monsieur qui se
présente et qui se présentera, simplement et modestement, dans le futur, sous le nom de
M. Cornély, en France, et Cornéli en Pays-Bas ?
II-LE VICOMTE JOSEPH CORNELI(Y) VAN HEEMSTRA.
(3)(11)(14) « Très jeune, dans le château et le parc de Saint-Gerlach, près Maëstrich,
M.Cornély s’occupait déjà de zoologie pratique .Il entretenait alors une petite ménagerie,
composée des animaux les plus divers ».
Le 24 février 1865, alors qu’il était encore dans son zoo de Houtheim-Saint-Gerlach, il
publia un compte rendu : « Sur quelques animaux de parcs et de volières, par
M.J.Cornéli à Houtheil (Pays-Bas), pages 81 à 90. », et il écrit, page 82 du Bulletin de la
Société Impériale Zoologie d’Acclimatation, Paris : « Quoique étranger, je veux donner
l’exemple en publiant le peu d’expérience que j’ai acquise et les quelques faits que je
recueille chaque jour par moi-même ».
Après avoir épousé la fille de M. le baron Van Heemstra, chambellan de sa majesté le roi
de Hollande M.Joseph Cornély vécut pendant plusieurs années au château de
Groovënved, près d’Utrecht, sans abandonner ses études, sans cesser d’entretenir une
intéressante collection.
« Pour des raisons de santé, M.Cornély (cornéli) dû renoncer à habiter les Pays-Bas.
Il vint se fixer alors au château de Beaujardin , situé sur les bords du Cher ,dans la ville
de Tours. » (3)(11)(14)
M. Joseph Cornély était vicomte, certaines sources indiquent : « baron », mais il ne le
mentionnait jamais et sa modestie allait, parfois, à signer ses articles par « Noenty »(15).
Le couple n’a Jamais eu d’enfant. Dans son parc de Beaujardin il entreprit des
expériences hors du commun et avec une persévérance à toutes épreuves. Il a réussi
à introduire en France et à faire reproduire des mammifères et des oiseaux rares qu’il
allait chercher dans de nombreuses contrées lointaines, n’hésitant pas à dépenser des
sommes phénoménales (Exemple il acheta au docteur Henry Adam de Marseille un
couple de Diamants Chloëbe au prix de 125 francs, en 1886)(18). Il a, même, créé de
nouveaux croisements par exemple, entre l’oie Caboue et la cane à bec rose permettant
l'obtention d'un mulet (hybride de deux races)qui se reproduit en jeunes sujets achetés
par des jardins d’acclimatations après la mort de son obtenteur. Fin et généreux
observateur, ce savant aimait faire profiter ses semblables de ses découvertes et créer
de nouvelles vocations. Il a, d’ailleurs créé un Prix afin de susciter des vocations et
encourager les passionnés. Il fera beaucoup pour la science si bien qu’on se demande
pourquoi il n’a pas sa rue à Tours, lui si prisé, respecté et tant aimé de ses contemporains
savants, scientifiques ou non. Avec son épouse il organisait des kermesses à Beaujardin
au profits des moins favorisés.(par exemple en 1868). Durant la guerre de 1870, forcé de
quitter le château et la France le couple prêtât bénévolement cette habitation somptueuse
et avec ses propres deniers, afin de créer un hôpital sous pavillon hollandais, afin s’y
accueillir aussi bien les blessés français et allemands.
M.Joseph Cornély était membre et correspondants de nombreuses sociétés savantes en
France, Angleterre (Institut zoologique de Londres), Belgique, Pays-Bas, …(4 ) (14)J.
« Cornély est l’inventeur du flan, ce biscuit d’un usage si commode et efficace dans
l’élevage de tous les Gallinacés délicats »(4).
M.Joseph Cornély fut atteint d’une cruelle maladie contre laquelle il lutta durant plusieurs
mois(11), raison pour laquelle, probablement, nous enregistrons dans LE FIGARO du 13
janvier 1886, une annonce de la vente du château et du parc de Beaujardin. Les animaux
furent dispersés un peu partout dans l’Europe .Nous relevons un article intéressant dans
la revue Le Chenil n°25 du 21 juin 1894, page 290 et recopié de la Revue des Sciences
Naturelles Appliquées, ayant pour auteur M.F.-E.Blaauw responsable du parc de
S’Graveland près Amsterdam(Pays-Bas): Titre : Education d’Animaux faite au parc … :
« Rhea Darwini : J’ai commencé mes essais avec un vieux mâle boiteux, un des restes de *
la belle collection d’animaux de mon ami regretté, Joseph Cornély …Beaujardin…
En 1892, pour la première fois , j’ai obtenu des œufs… » .(fin de citation). Plus bas
j’ouvre un chapitre sur une partie de ses travaux en regard de la bibliographie(14) qui lui
fut consacrée et qu’il m’est donné de connaître, probablement partiellement.
III-MES NOUVELLES DECOUVERTES SUR L’ORIGINE ET SUR LA FINALITE DU COUPLE
CORNELI. (12). ©dépôt légal 2014 Choisel Jean-Louis sinape(le signe)wanadoo.fr
J’ai découvert trois sources : la revue « t Sjtegelke »-décembre 1999, n°12, p.1-17, le site
http://www.st-gerlach.nl/pages/schatkamer.htm , et A.G.Schulte, Landgoed Sin-Gerlach.
Kruispunt van culturen in het Land van Valkenburg. Une synthèse d’informations permet
d’apprendre que le couple Cornéli (et non Cornély) est enterré dans église de
Saint Gerlach dans les Pays-Bas. Lorsque Maria, Joséph , Hubert CORNELI décéda le 16
juin 1887, âgé de 52 ans, à Tours, une chapelle fut construite à Houthem- St. Gerlach, en
Pays-Bas, pour recueillir sa dépouille. Son épouse, Anna Elisabeth, baronne van
Heemstra, née en 1847, mourus le 29 février 1888 à Tours, à l’âge de 41 ans. Elle fut
enterrée au même lieu que son époux. Plus tard les cercueils furent transférés dans
l’église. Il existe un arbre généalogique débutant en 1729 avec la famille Schoenmaeckers,
propriétaire du château et des biens (A.G.Schulte,p86 dans l'ouvrage cité plus haut).
Antoine Cornéli épousa Walburga Anna Elisabeth Schoenmaeckers. Ils eurent trois
enfants dont l’ainé, François (1830/1903) devint maire de Houthem. Joseph Cornéli vint
donc s’établir à Tours Beaujardin avec son épouse Anna baronne van Heemstra.
Au musée de Haarlem il est exposé un tableau du peintre Jan Adam Kruseman
représentant van Simeon Petrus, baron van Heemstra (1815/1896) avec ses deux filles
Anna Elisabeth et Sophia. Il semble que l’œuvre date de 1848 ou 49, ce qui fait supposer
qu’Anna est la plus jeune, sur les genoux de son Père. Le baron épousa, en 1845 à
Hamsterdam, Sophia Adriana Johanna Fabricius van Leyenburg (1822/1848).
IV-VISITE AU CHATEAU DE BEAUJARDIN AU XIX° SIECLE ET SITUATION EN 2014.
Le marquis de Brisay (4) décrit sa visite chez son ami Joseph Cornély. Pour le marquis ce
parc est, peut-être, unique en France. Pour s’y rendre « …il faut traverser ce réseau
inextricable de voies ferrées qui filent sur Nantes, sur Bordeaux, sur Le Mans, sur Paris.
On les passe à niveau, on les longe, on les franchit sous des voutes, et on arrive enfin,
devant la grille du château. »(4). La ligne du chemin de fer Tours-Nantes fut mise en
service en 1845, celle de Tours-Bordeaux en 1845-1853. La première gare de Tours, dite
« l’embarcadère » fut construite en 1846 et exploitée par la Compagnie du Chemin de Fer.
La seconde et actuelle gare fut construite en 1896.
Vue plan-1 et plan 2de Tours-(Il semble que la rue du Champ Joli actuelle soit déplacée
plus à l’ouest). (13).
Première gare de Tours 1846:



Le marquis de Brisay, venant du centre de Tours a donc emprunté l’actuelle rue
Christophe Colomb et franchi le chemin de fer de la ligne Tours-Nantes qui passe,
actuellement, au dessus de la chaussée. Puis, non loin de là il a emprunté la première rue
à gauche qui est, actuellement, nommée « rue de Beaujardin ». Sur la même rue, non loin,
il est passé sous le double pont (voute), repérés A sur le plan et voir photo ici :
Vue 4-Droit devant c’est toujours la rue de Beaujardin qui mène à la grille du château à
une distance d’environ 190 pas (environ 40 cm chaque). Vue 5-La flèche rouge indique
approximativement l’emplacement de la grille, au nord de la propriété.



Cette vue de grille n'est pas celle du château. La grille d'origine qui était rue de Beaujardin fut
enlevée on ne sait pas quand ni par qui. Elle était déjà absente en 1940 et probablement bien
avant. Il n'y a aucun document connu.
V-LE MARQUIS DE BRISAY ARRIVE A LA GRILLE. (4) « Au coup de sonnette se présentait
alors le faisandier-concierge, Liebzig, habile factotum…Sa haute taille, sa grande barbe
blonde, son air digne et réservé, donnaient immédiatement l’idée de la juste et méritée
importance qu’on lui accordait céans… (4)(14) »… « Aussitôt entré, on avait devant soi le
beau château renaissance ou les tourelles, les clochetons, les pinacles, les balustres et
les perrons formaient un ensemble plein d’élégance et de légèreté ». (4)(14).
Sur la droite, à la suite du logement du faisandier-concierge, s’étendait un long régime de
volières peu profondes….C’était la perrucherie…. On y mettait aussi des colombes. J’y ai
vu des colombes Tranquilles et des Zébrées, des Marquetées et des Labradors…..on
pouvait admirer des perruches Swainson et des Ornées, dont les petit, obtenus en 1884,
furent mis à mort par des abeilles. Des Loris royaux, des Palliceps, des Bulla-Bulla
reproductrices, des perruches de Stanley, très rares, et que j’ai vues là pour la première et
unique fois .Il y avait beaucoup d’autres, notamment la perruche huppée d’Uven, oiseau
très rare aussi, dont M.Cornély a obtenu la reproduction pour la première fois, et la
perruche Bonnet bleu qui lui donna quatre jeunes en 1882…



Ci dessous cette vue du château façade sud signé "Arsicaud de Tours" m'a aimablement
été transmise par madame Douard le 10 décembre 2014 . Jean-Louis Choisel.

Le paon selon L'Alphabet Illustré des oiseaux dessins de Través et Chapuis-1885-édition
Garnier, Paris- Archives Gallica-bnp:

M.Cornély doué d’une belle fortune et n’ayant pas d’enfant, voyageait beaucoup,
presque dans le monde entier et était toujours à l’affût de nouveaux arrivages dans
les ports, afin d’enrichir Beaujardin d’oiseaux et de mammifères presque inconnus.
Il avait également de nombreux contacts avec des naturalistes, des marchands, des
zoos, et il était très connu de part le monde. Très généreux il cédait ou échangeait
volontiers des sujets ou ses obtentions et ne manquait pas de donner accès à sa
très riche bibliothèque. Ce que d’autres auteurs et collègues reconnaissaient
volontiers pour tous ces points.
et faisant face à l’est. Il y avait là des Lady Amherst, des Swinhoë, des Tragopans et
autres beaux sujets.
Plus loin, en approchant du château (4) (14) « …on rencontrait une curieuse volière
ressemblant à un kiosque chinois. C’était une construction pentagonique
recouverte d’ornements bizarres….le maître y avait logé un choucari ou corbeau
fluteur d’Australie, aux accents mélodieux …


Un peu plus loin, vers le sud, le marquis décrit encore de grandes volières
s’étendant sur 400 mètres carrés. Il y avait là des Eperonniers Chinquis, de
Germain et de Hardiwick. En février 1879 arrivèrent là, des faisans Pucrasia pour la
seconde fois en France. On trouvait encore un grand nombre d’autres oiseaux rares
en ces lieux. Sur la pelouse, sous les clameurs des palmipèdes on voyait circuler
des kangourous, des lièvres Maras, des Cervules de Reeves, des gazelles, un lama
blanc et un roux, un âne blanc, un autre d’Egypte, pays ou se rendait M.Cornély pour
ses achats. Au bout de la pelouse, dans un petit étang, on voyait canards, sarcelles,
cygnes à col noir, oies, bernaches des iles Sanwich , grues de Numidie, ibis à tête
noire et autres espèces.



Il y avait aussi des grenouilles-bœuf, des Hoki.

Puis on arrivait sous les grands peupliers bordant la levée du Cher, au fond du parc,
au sud. Entre le parc et la levée du Cher il y avait une route (niveau actuel de l’avenue
Richard Wagner-D- sur le plan).
On revenait par le flanc gauche du parc en longeant la partie Est. Là encore on
trouvait une petite volière…… parmi de grands sapins. Ils y avaient d’autres espèces
rares.
Et la visite continuait vers des bosquets, un ruisseau, des rochers, une grotte, (4) (14)
« En remontant vers le château, et presque au niveau de l’habitation, sur la gauche,
on trouvait des parquets. Ils étaient assez vastes et munis d’un abri qui occupait toute
la largeur du fond et se fermait à volonté. C’est là que l’on conservait les différentes
variétés de Tragopans, que Beaujardin a élevé pendant dix ans. On y voyait le Satyre,
dont il y eut notamment huit œufs et cinq petits en 1884. » (Du Cabot on obtint deux
petits en 1886.Du Blyth on eu dix-huit jeunes en trois années. Le Hastings réussi
moins bien. Le Temminck fut le plus acclimaté et M.Cornély en distribua par ailleurs).
Le visite se terminait à gauche de la grille, au coin formé par les parties Est et Nord du
mur. Là, sous de grands arbres, dans un pavillon « somptueux » pour des animaux
car les murs étaient plâtrés et le sol bétonné, on gardait des sujets rares de grande
valeur, des Lophophores. Mais (4)(14 )« A la fin du mois de mai 1882, écrivait
M.Cornély, un orage épouvantable éclata au-dessus de la ville (de Tours) ; vers trois
heures du matin, la pluie tombait avec une telle violence, que les boites à l’élevage
furent inondées….les jeunes Lophophores périrent ». Au même endroit M.Cornély
élevait des Argus.


Le Cher et, au fond, le pont de la ligne de chemin de fer Paris-Bordeaux, repère C sur
le plan. A droite les grands peupliers. Derrière eux il y a la levée du Cher, puis une
route (actuelle avenue Richard Wagner), puis le parc de Beaujardin.

Aujourd’hui les grands peupliers ont disparus.

Avenue Richard Wagner. Au fond, à droite, à la place des immeubles, était la partie sud
du parc de Beaujardin. Devant, la rue qui part perpendiculairement à droite (après la
voiture grise), c’est la rue Edouard Vaillant, ancienne rue de Paris. Voir repère E : sur le
plan : à droite de cette rue existait la maison d’Agnès Sorel, au niveau du n° 412.
Maison datant de 1509 et démolie le 11 août 1964 pour laisser place à des immeubles.

Maison d’Agnès Sorel. A gauche on remarque les grands sapins derrière lesquels était
située la muraille Est du parc de Beaujardin.
Avant la démolition de cette maison, la dernière famille a y avoir habité:
Mr.Mme. LUCAS et leur fille, le père était employé à la CIMT: Cie Industrielle de Matériels
de Transport. Cette Cie est devenue les établissements Cadoux (1968) puis repris par
SNCF (1983) sous le nom de Technicentre. à St.Pierre des Corps, près du château d'eau
avenue Pompidou. Le père de monsieur Bourguignon était ouvrier à la CIMT et
contremaître chez Cadoux. (Sources Jean Juigner et monsieur Bourguignon, merci à eux)

VI-BIBLIOGRAPHIE DES ŒUVRES ET DES TRAVAUX DU VICOMTE JOSEPH CORNELY
(14). Arrivé depuis les Pays-Bas jusqu’à Beaujardin en 1868-mort à Beaujardin à Tours
le 16 juin 1887.
Je signale ici une bibliographie écrite par M.Joseph Cornély ou par ses fidèles, au temps
de son vivant ou à titre posthume. Liste non limitative. Voici ce que j’y pu consulter (14).
BULLETIN DE LA SOCIETE NATIONALE D’ACCLIMATATION DE France.
Titres des articles:
Numéros des années : 1871,1874 (Essais d’acclimatation à Tours en 1872-73,parc de
Beaujardin, par M.Joseph Cornély, Membre correspondant de la Société zoologique de
Londres-pages 161 à 182) ,
1877(pages 148 à 154 signées NOENTY),
1879( pages 673 à 677 Education de mammifères et d’oiseaux au parc de Beaujardin à
Tours, et 250,315),
1882 (Un nouveau gibier Purecia macrolapha, par M.Joseph Cornély, pages 350-51) ,
1884,1885 (note sur le lièvre patagon ou Mara-Dolichtis patachonnica, par M.Joseph
Cornély, pages 554 à 557),
1887 ( décès de M.Joseph Cornély pages 401 à 407),
1888,1889 (début de ventes de collection de feu M.Cornély et croisement de Sarcelle),
1890,1891 (p.523),
1892 (page 479- pages 520 à 531 L’Aviculture chez l’éleveur par M.le marquis de Brisay
qui commence par : « Beaujardin !...autant rappeler les neiges d’antan…. »),
1893(Mme Cornély),
1894 (son homme à tout faire M.Liebzig),
1896,1899.
BULLETIN DE LA SOCIETE IMPERIALE ZOOLOGIQUE D’ACCLIMATATION :
1869 (Multiplication en France de la pintade couronnée-Guttera coronara, par M.Joseph
Cornely van Heemstra, pages 404 à 409).
ANNALES DE LA SOCIETE D’AGRICULTURE, SCIENCES,…D’INDRE-ET-LOIRE,TOURS.
1868 (admission de M.Cornély), 1869,
1887(décès de M.Joseph Cornély , séance du 25 juin 1887,page 79,condoléances du
président et du secrétaire perpétuel, pages 403,407).
ANNALES DES SCIENCES NATURELLES, Zoologie et Paléontologie.
1881. Auteur E.Oustalet,TXI-6° série-182 pages. Les Talegalles de Latham distribuées par
M.Cornély au muséum et ailleurs, pages 33 à 37 et certaines élevées à Beaujardin
s’échappèrent dans la campagne hors du parc. 2 planches couleurs
(une ici en bas- document Gallica.bnf) .
MERCI à : source gallica.bnf.fr/bibliothèque nationale de France.(14)

(14).
GIL BLAS-Paris.
1881 (décès de M.Joseph Cornély).
JOURNAL DES DEBATS POLITIQUES et LITTERAIRES-Paris.
1880 (Introduction du chevreuil prolinque de la Chine,M.Cornély).
BULLETIN DE LA SOCIETE IMPERIALE ZOOLOGIE, ACCLIMATATION.
1869 (Pintade couronnée-Guttera coronata, page 504.
CATALOGUE OF SCIENTIFIC PAPER-Vol.12,1880-1883,London,1902.
UNION LIBERALE DE TOURS.
20 juin 1887,décès de M.Joseph Cornély.
JOURNAL D’AGRICULTURE PRATIQUE DE JARDINAGE et ECONOMIE DOMESTIQUE.
1876 (lâché de 15 kangourous dans le parc de Beaujardin).
ARCHIVES DES MISSIONS SCIENTIFIQUES et LITTERAIRES-Paris.1885.
LA VEDETTE DE MARSEILLE.
1891 (la race de chien préférée de feu M.Joseph Cornely de Beaujardin, le « Chin » du
Japon, page 431).
RECITS MILITAIRES :LE SIEGE DE PARIS par le Général Ambert.
1883 . M.Cornély accepte des animaux du zoo de Boulogne afin qu’ils ne soient pas
mangés durant le siège de Paris-1870-71.
REVUE SCIENCES NATURELLES APPLIQUEES-Paris.
1891,1892, posthume- 2° semestre, pages 479,520.
RAPPORT SUR LE CONGRES ET L’EXPOSITION ORNITHOLOGIQUE DE VIENNE( France)
en 1884 par M.E.Oustalet. « page 8, M.Cornély y a envoyé des notices sur l’éducation des
mammifères et oiseaux au parc de Beaujardin, le plan du domaine et une photographie
du premier nid de Talégalle construit sue notre continent… » ‘Je n’ai pas retrouvé ce
plan ni la photographie).
REVUE LE CHENIL.
N° ?-21 mai 1891-dixième année. Chin du Japon. « Une jolie femelle de cette race
existait, il y a une dizaine d’année, chez le baron Cornély qui affectionnait
particulièrement cette petite bête, qui lui était très attachée et faisait à Beaujardin
l’admiration des visiteurs. »
Vue 12-Le Chenil, 1891:

N°24-16 juin 1892.onzième année. Maras ou Lièvre de Patagonie. En 1885, feu Joseph
Cornély de Beaujardin à fait reproduire cette race pour la première fois en France.
Vue 12-Le Chenil, 1892:

N°25-25 juin 1892.onzième année. L’Ibis Melanopis du Chili. Reproduit avec succès
chez feu Joseph Cornély dans le parc du château de Beaujardin, Tours.
Vue 13-Le Chenil 1892:

N°38-22 août 1892.onzième année .Mulet né d’un croisement effectué par Joseph
Cornély à Beaujardin, de l’oie Caboue de l’Inde avec une cane à bec rose. Il y eu des
petits qui, après la mort de Joseph Cornély, furent cédés au zoo de Boulogne , Paris
et en autres lieux.
Vue 14-Le Chenil:

N°40-03 Octobre 1895.M.Cornély, dans son jardin zoologique de Tours, obtint plusieurs
couvées de colombes poignardées...portant toutes la tache caractéristique de couleur
carmin sur la gorge blanche, comme un coup de poignard:

N°25-21 juin 1894.Article de M.F.-E.Blaauw sur Joseph Cornély.
N°40-03 octobre 1895.p.1094.M.Cornély élève des colombes Poignardées dans son
jardin zoologique de Beaujardin. N°7-13 février 1896.
LE SPORT UNIVERSEL ILLUSTRE.
1904-Le Maras de feu M.Joseph Cornély , page 594.
Vue 15- Maras ou Lièvre de Patagonie:

VII- LISTE DES ANIMAUX ACCLIMATES PAR M.JOSEPH CORNELI.
Monsieur Joseph Cornély indique (8) pages 676/76, qu’il n’a « aucune cabane
chauffable », « m’occupant spécialement que de animaux d’acclimatation…. ».
Pourtant, en décembre 1879, par moins 18° il fut obligé de faire « l’emplette d’un
brasero Mousseron… ».
Page 677 : « le Cher, gelé, avait permis à un renard d’éviter les bureaux de l’octroi, et,
un soir on trouva une oie de l’Inde et un Tadorne mangés….. ».
Durant ses longues années d’observations, monsieur Cornély pu voir quels animaux
résistaient le mieux au climat de Beaujardin et quelles étaient les reproductions
obtenues.
En pages 673 et 674 il dresse deux tableaux :
Intéressant des noms en français et en latin des mammifères et des oiseaux. Il signale,
en outre, que les énormes grenouilles-bœufs étaient encore en vie.
Voici une liste, non limitative, des animaux élevés (noms en français. Pour les noms en
latin voir (6),(7),(8),(9),(10). ) :
MAMMIFERES :
(8) (14) :Agoutis, antilope de l’Inde, cerf nain, chevreuil de Chine, chevrotain Meminna,
chien de prairies, kangourou géant, kangourou rouges, kangourou rat, kangourou de
Bennett, lièvre variable, lièvre de Patagonie ou Mara (8,10), lamas « que monsieur
Barnsby , directeur du jardin des plantes de Tours, élève chaque année… » , marmotte,
Wombat ou Phascolomes.(8).
OISEAUX :
(8) (14) :Anerhahn, bernache Chilienne, bernache de Sandwich, canard casarcasde
paradis, canard à bec de lait, canard de Bahama, canard Mandarin, canard pilet du
Chili, canard spinicaude, Cardinal rouge, Cardinal vert, choucaris et corneilles(7),
colombe lophotès, Colombigalline poignardée,Crossoptilon(7),cygne à col noir,
Demoiselle de Numidie, dindon ocellé (7), Eperronnier chinquis(7),
faisan de Swinhoë(7), faisan de Raynaud, faisan de Vioillot, faisan de Lady Amherst,
faisan vénéré(7) , grues(7) ,Hoccos (7), ibis(7) , Lophophore(7), Ocydrome, (7),
Oedicnème(7), oies diverses (7), Outarde canepetière(7), paon à ailes noires (7),
perdrix de Chine, perdrix du Boutan, perruches) ,
perruche colombioïde, perruche à croupion rouge, pintade couronnée (8,6), pintade
croisée vulturine, pintade vulturine, Pucrasia (8,9), Talegalle (7), sarcelle du Brésil,
Talève ou poule sultane (7), Tragopans de Tomminck(7), Struthidea (7).
M.Joseph Cornély, ajoute (7) des plantes, « Les bambous mitis, nigra et Quilioi ont
parfaitement résisté, le plus grand est toujours le Mitis qui donne des tiges d’une
hauteur de 3m,75. »
Dans le Bulletin de l’association d’acclimatation de 1893, le marquis De Brisay,
page 443 de : L’aviculteur chez l’éleveur, traite d’un oiseau rare : « M.Ollivry élève
avec succès le Diamant Psittaculaire de Nouvelle-Calédonie dont la reproduction a été
obtenue la première, à Beaujardin, en 1882 ou 1883. Un couple venu de Beaujardin,
après la mort de Mme. Cornély, a donné une quantité prodigieuse de petits… ».
(14)
Parmi d'anciens ouvrages j'ai retrouvé , grâce à Gallica.bnf , "La vie des animaux illustré"
sous la direction d'Edmond Perrier ayant pour auteur A.Ménegaux et dessinateur
W.Kuhnert- 1903- Librairie Baillère et fils. Je ne peux pas résister à l'envie de publier quelques
aquarelles de W.Kuhnert afin de montrer aux jeunes et aux moins jeunes quelques trésors
élevés par monsieur Joseph Cornély.
Le kangourou et la marmotte:


Le lama et le lièvre variable (lièvre timide) :


Le wombat ou phascolome et l'écureuil :


echidné et cricet-hamster :


_______________________________________________________________________________
(14) Voici quelques vues d'oiseaux élevés à Beaujardin par M.Cornély. Grace à Gallica.bnp, qui
a conservé "Faune Illustrée des Vertébrès-oiseaux-1892", Dubois Alphonse nous pouvons
admirer:
Ibis:

Grue:

Outarde canepetière:

Oedicnème criard:

(14)
Dans "La vie des animaux illustrée" dessins de Salmon Julien-1903 " et W.Kuhnert- Chez
Gallica-bnp :
Lophophore resplendissant:

canard mandarin:

(14)Les oiseaux,moeurs,... de A.E.Brehm et E.Gerbe. Gallica.bnf.
Le cygne à cou noir:

(14)"Histoire des oiseaux peints par Martinet", 1787 -Gallica-bnp :
Deux variétés de Haccos:


Les paons:


VIII-LA DISPARITION DU CHATEAU.
(13)Après la famille Corneli, la propriété appartint aux GOÜIN jusqu’en 1925.
Voici les souvenirs de Melle Fortin(non datés) communiqués par Jean juigner :" A la "belle
époque", jusqu'en 1905 le château et ses dépendances occupaient une grande partie du
quartier. Située à l'emplacement du magasin "TIMY" la façade du château était tournée vers (?).
Son entrée était ornée de deux magnifiques platanes. Les écuries dénommées "le petit château"
étaient situées légèrement en retrait de l'angle formé, aujourd’hui, par les rues de Beaujardin et
du Dr. Jaujas. Le parc allait de la rue de Beaujardin (là ou étaient les écuries) à la rue Ed.Vaillant,
jusqu'à la levée du Cher, actuellement dénommée Boulevard Richard Wagner.
1875:

DES ANNONCES-Source , autorisation Gallica BNF:
Le mardi 25 juin 1895 dans "Le Matin" n°4.135 nous voyons une annonce "Vente: Joli chateau
de Beaujardin à Tours, ravissant parc de 8 hectares environ.Adjudication en la chambre des
notaires de Tours le 29 juin à 2 heures.Mise à prix: 130.000 francs. Mr.Champion,notaire à
Tours".
LE TEMPS DE PARIS 05 juillet 1862:

GIL BLAS 11 juillet 1894:

LE JOURNAL 20 mai 1895:

Philatélie 1909:

Beaujardin 1912:

Un peu avant 1915, la clôture fut ramenée de la rue Ed. Vaillant (ancienne rue de Paris) dans la
rue de Beaujardin ou se trouve, aujourd’hui, le presbytère et ou existait une impasse avec
quelques petites maisons que l'on peut encore voir entre le n°16 et n°30 de la rue Paul Appel.
Note: Le presbytère était situé au n°15 rue du Dr. Bergonié.
Le parc du château , en plus de ses pelouses et de ses pièces d'eau, était planté de très beaux
arbres , notamment un magnifique cèdre dont se souviennent les anciens du quartier.
Le château qui était la propriété de la famille GOUIN, était le but de promenade des enfants du
patronage de la paroisse du Sacré Coeur dont dépendait Beaujardin. Là, aussi, avaient lieu les
processions de la Fête Dieu et les kermesses.(Note:vers 1939 filles et garçons allaient aux
nombreuses fêtes et kermesses dans un baraquement délabré , situé au fond de l'impasse du
n°344 rue Ed.Vaillant).
Vers 1925 le château fut vendu et morcelé, les arbres abattus, et des maisons commencèrent à
se construire avec l'aide de la loi "Loucheur" mais des voieries furent réalisées après les
constructions qui explique les différences de niveaux dans les habitations de certaines rues.
Les lots attribués étaient tous de même dimension (7m. sur 21m.)." (fin de citation à suivre)
Donc, en 1925, la Société immobilière Blum divisa le terrain en lots pour construire des
habitations. Sur une photo estimée prise au premier quart du XX° siècle on remarque à
l’aile droite du château, la présence d’un cabinet de chirurgien-dentiste :


1923 Procession à Beaujardin. Au fond il y a le château:

Une carte postale montre beaucoup d’enfants (début du 20° siècle) s’ébattant dans le
parc arboré et, au fond, nous voyons le château de Beaujardin:

En 1938 photos de Jean Juigner. Il est dans la poussette accompagné de sa mère:

Encore 1938 une partie du château-Photo Jean Juigner:

Cité A.P. avant 1942:

LES BOMBARDEMENTS DE TOURS, L'ENTREE DES ALLEMANDS A TOURS :
Le 05 juin 1940 la Luftwaffe allemande bombarde Tours. Le 10 juin 1940 le gouvernement
français se réfugie à Tours mais repart le 14 à Bordeaux.
Tours sera bombardé par les allemands et les italiens. Ils y aura de nombreux bombardements
y compris les derniers en 1944 par les anglo-américains.
Beaujardin en 1942:

Bombardement de Tours en 1943 par les anglais. Revue l'Illustration:

Encore le 18 juin 1940 l’armée française lutte contre l’envahisseur. Mais les chars du 501°
(RCC 501), quartier Lasalle au Champ de Mars, ne sont pas là. Les quatre Bataillons : 1°BCC,
2°BCC, 30°BCC et 31°BCC sont partis lutter dans divers lieux lointains .
C’est un élément du 18° Régiment de Tirailleurs Algériens et une brigade de combat de la
2° Division Légère Mécanique qui se maintient à Tours nord entre les ponts, et la même 2°DLM
qui est à Saint-Avertin et à Chambray-les-Tours avec l’artillerie. En bas, le long du Cher ce sont
les chars Hotchkiss H39. Mais le 21 juin 1940 les allemands entrent dans Tours bien sinistré.
Lors du bombardement du 03 juin 1942 la plupart des maisons de la rue de Beaujardin furent
détruites du côté impair, sauf une, située au niveau actuel du n°39 mais qui a été restaurée ou
reconstruite en 1947. Côté pair actuel il n'avait pas de maison. A le date de juin 1942 le château
était encore intact. La première victime, en 1942, était une jeune polonaise. Sa maison était
située à l'emplacement actuel de la caisse d'épargne.
En 1940, le château abritait, chez monsieur Steinmetz, « le Comité d’Entr’aide aux
mobilisés et à leurs familles du quartier de Beaujardin ». La propriété a abrité l’Institution
Saint Maurice.
Dans le journal LE MATIN n°21799 du 23 mai 1944, en page 2, nous lisons un article qui a
pour titre : " Le bombardement de Tours a fait 126 morts : Le bilan du bombardement de Tours
effectué par l’aviation anglo-américaine, dans la nuit du 19 au 20 mai (1944) était ce soir à
19 heures de 126 morts et d’une centaine de blessés, 276 immeubles ont été totalement détruits
et 1000 gravement endommagés".
Les voies ferrées et les installations proches de Tours et de Saint Pierre des Corps étaient
visées par les alliés.
La DCA-Flak 88 allemande avait un poste non loin du château, vers la rue de Paris
(Edouard Vaillant) et celle du Champ Joli:

C'est le 12 juin 1944 que les deux tours gauches du château furent détruites par une
bombe anglaise lançée par un avion Lancaster:


Sur la face de l'église de la Sainte famille, côté rue de Beaujardin, nous voyons deux plaques
commémoratives concernant les morts. Sur celle de gauche: les noms des huit soldats morts
dans les armées, les noms des sept déportés dans les camps nazis. Sur la plaque de droite: les
treize noms des victimes du bombardement dans le quartier, dont deux familles.

Un maçon italien, monsieur Nobile acheta le château pour le restaurer. Monsieur Nobile
s’obtenant pas d’indemnisation pour sauver la demeure, se suicida. Les enfants jouèrent
plusieurs années dans les décombres du château.
Plus tard la ville de Tours enleva les décombres et un immeuble (voir photo) pris la place.
Les pierres de la grotte du parc furent utilisées pour la construction d’un petit pavillon.
En mémoire des efforts du maçon italien, un mini château fut gravé sur la stèle de sa
tombe.

Beaujardin en 1950:

Beaujardin en 1952:

BEAUJARDIN AUJOURD'HUI:



LE MARCHË: les mercredis et les
samedis.
Ici les samedis:
Virginie des Bouchôleurs . En dessous une perle découverte par un client parmi les huitres n2:


Chez Cathy et Olivier, les produits de la ruche:

Chez Patrick , fruits et légumes bio:

Le fromager:

Certains samedis:

BROQUANTES, FETES, LOISIRS,
AUTRES :



L'Ardente autrefois depuis les années 1930:

Broquantes:






07 février 2017-24 heures de neige-une partie de l'emplacement de l' ancien parc zoologique du
vicomte Cornély à Beaujardin. Au fond l'immeuble qui a remplacé le château

1939. photo Jean Juigner:

La création des paroisses du Sacré-Cœur (1907) et de la Sainte-Famille (1935) de
Beaujardin.
Le 7 juin 1907, par une ordonnance de Mgr Renou, la paroisse du Sacré-Cœur à Tours est
créée par détachement de celle de Saint-Pierre-des-Corps (Saint-Pierre-ville) dont l’étendue
rendait de plus en plus difficile l’exercice du culte et alourdissait la charge curiale. La forte
croissance démographique des quartiers de Beaujardin et de La Fuye avait conduit à
l’édification d’une chapelle de secours à partir d’une souscription ; elle était desservie par un
vicaire et fut édifiée selon les plans de Charles Guérin de 1894. Elle est bénite le 22 avril 1897.
Sur ce même terrain est construit en 1897 un petit vicariat avec l’argent fourni le curé de
Saint-Pierre ville. Une nouvelle cloche, sortie de la fonderie Bollée à Orléans, est posée en mars
1929. Le territoire assigné cette nouvelle paroisse du Sacré-Coeur de 4 219 habitants en 1907
a pour limites le canal de Berry à l’Est ; le Cher au Sud ; à l'Ouest, le côté Est de la rue de Paris
(1), à partir de la rue Camille-Desmoulins jusqu'au point correspondant à la naissance de la
grande ligne du chemin de fer de Bordeaux, et le côté Est de cette même ligne jusqu'au Cher ;
au Nord, la rue Camille-Desmoulins, la rue du Représentant Baudin et le côté Est de la rue de la
Fuye qui relie ces deux dernières rues. L’abbé Louis Larthe en devient le premier curé en juin
1907 jusqu’à son décès en mai 1933.
Mais cette chapelle de secours, devenue l’église du Sacré-Cœur depuis 1907, se révèle déjà
trop petite pour des quartiers en essor. Le 28 janvier 1929, l’archevêque écrit au curé : « Il y a
dans votre paroisse tout un quartier nouveau, assez éloigné de l'église paroissiale, le quartier
de Beaujardin, qui se peuple rapidement. Cette population laborieuse, très bonne, très
intéressante, serait très heureuse d'avoir une église qui lui faciliterait l'accomplissement de ses
devoirs religieux. » Et c’est ainsi que la nouvelle paroisse de la Sainte-Famille est créée par
l’ordonnance de Mgr Nègre du 22 novembre 1935, comprenant le quartier Beaujardin (détaché
du Sacré-Cœur) et le quartier Raspail (détaché de Saint-Etienne). La nouvelle église, à ossature
d’acier et de ciment est construite sur un terrain de 1 300 m2 acquis par des dons. Le 29 octobre
1933 il est procédé à sa bénédiction. « Il faut se réjouir surtout de voir ériger dans ce quartier
ouvrier dont la population s'accroît sans cesse, écrivait la Semaine religieuse du 27 octobre
1932, un nouveau centre de culte, d'où s'étendra le règne de Dieu pour le bien des âmes et le
salut des familles. » Le territoire de cette paroisse est alors défini : Sud (est à l’ouest) : le Cher
jusqu’à la route de Bordeaux-Paris ; Ouest (sud au nord) : route de Bordeaux-Paris, avenue de
Grammont jusqu’à la ligne de Tours au Mans ; Nord (ouest à l’est) : ligne du Mans à Tours, tracé
imaginaire allant de la ligne du Mans à la ligne de Bordeaux à Paris, à travers les voies de
chemin de fer, au nord de la rue Labordere et de l’usine électrique, ligne de Bordeaux à Tours
jusqu’au pont du chemin de fer à l’embranchement de la ligne Nantes-Paris, ligne Nantes-Paris
jusqu’au canal ; Est (nord au sud) : le canal. Le dimanche 6 mars 1938, l’archevêque,
Mgr Gaillard, procède à la bénédiction de la cloche. L’abbé René Jules Chambret, vicaire du
Sacré-Cœur, est nommé vicaire administrateur en octobre 1933 et devient le premier curé de la
Sainte-Famille de décembre 1935 à janvier 1959.
(1) actuelle rue Edouard-Vaillant.
Michel LAURENCIN, archiviste du diocèse de Tours, avec son aimable autorisation.







A droite la plus petite avenue connue: celle du Château

Bains douches rue Bergonié à l'angle de la rue Samba, face au salon de coiffure qui était,
autrefois, une épicerie. Au fond de la rue c'est le manoir d'Agnès Sorel (maison Sanglier):

Ecole Sainte Marguerite:

Ancienne crèche:

démolie en décembre 2017:

Travaux pour la nouvelle crèche débutés en juillet 2018 :

août 2018:


ARTISANS, COMMERCANTS...:









RESUME PARTIEL : Devant le château de Beaujardin à Tours le vicomte Hubert Joseph Cornely créa sur 12 hectares, un zoo réputé, peuplé d’animaux rares.
Le château fut construit , vers 1854, par l’architecte Chateignier pour le général Charron qui l’occupa jusqu’en 1862, date de la vente à monsieur Bergerat.En 1868 les propriètaires furent les Cornely dont l’épouse née Van Heemstra, était la fille du chambellan du roi des Pays-Bas.Après la disparition du couple en 1887 et 1888, la propriété fut dans la famille Goüin jusqu’en 1925.
Bibliographie:
(17)Merci à madame Claudie Gauthier la Présidente du Comité du Quartier Beaujardin pour ces
photocopies de la face sud du château visibles au local du Comité.
Références:
(1) (1) Jean-Louis Choisel auteur de mémoires sur le botaniste, médecin, naturaliste,
pomologue du XVIe siècle Jean BAUHIN. Société d’Emulation de Montbéliard 1984 et 1985(deux mémoires).
-Fondateur en 1978, au national, de l’association dite des « croqueurs de pommes » et de la
section de Touraine en 1987.
-Fondateur de l’association « Les amis de la Géline de Touraine ».
-Auteur d’ouvrages, articles, travaux sur les us et coutumes d’autrefois, sur la pomologie,
l’arboriculture fruitière et l’aviculture. (collaboration avec Muséum d’Histoire Naturelle, I.N.R.A.,
C.N.R.S.)
-Poète franc-comtois et auteur de chansons et huiles.
(2) référence IA00071536. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merime_fr? Et archives
d'Amboise.
(3) Bulletin de la Société Nationale d’Acclimatation, 1887. L’Union libérale de Tours, n° du 20
juin 1887.
(4) L’aviculture chez l’éleveur par M. Le marquis de Brisay. page 520 Revue de Sciences
Naturelles Appliquées-Société Nationale d’Acclimatation de France, Paris,1892. Souvenirs d’une
visite à Beaujardin avant la mort du vicomte Cornély survenue en 1887.
(5) Photos Jean-Louis CHOISEL 2014 ©
(6)Multiplication en France de la pintade couronnée (Guttera coronata) par M.Joseph CORNELY
VAN HEEMSTRA.1869.Bulletin de la société impériale zoologique d’acclimatation.
(7) Essais d’acclimatation, à Tours, en 1872-73 (parc de Beaujardin), par M. Jos.M. Cornély-
membre correspondant de la Société zoologique de Londres- Bulletin mensuel de la Société
D’acclimatation-3° série-Tome I-Année 1874-Paris-Hôtel Lauraguais, rue de Lille, 19.
(8) Education de mammifères et d’oiseaux au parc de Beaujardin, à Tours- Lettre adressée à
M. le Secrétaire général de la Société d’Acclimatation par M.Joseph CORNELY- Bulletin de la
Société d’acclimatation-Paris-1879.
(9) Un nouveau gibier-Notes sur le Pucrasia Macrolopha- par M.Joseph CORNELY-Bulletin de la
Société d’Acclimatation de France- 1882.
(10) Note sur Le LIEVRE PATAGON, ou MARA (Dolichotis-Shaw)- par M.Joseph CORNELY-
Bulletin de la Société D’Acclimatation de France-1885.
(11) Bulletin de la Société Nationale d’Acclimatation-1887- M.JOSEPH M.CORNELY Décédé à
Tours le 16 juin 1887-pages 401 à 407
(12) CHOISEL jean-Louis-recherches en Pays-Bas- 2014.
(13) Merci aux Archives Municipales de Tours pour les plans. Celui plus détaillé du parc date de
1912.
(14)MERCI à : source gallica.bnf.fr/bibliothèque nationale de France.
(15)Elevage des jeunes faisans par NOENTY, pages 148 à 154, Bulletin de la Société
d’Acclimatation, Paris, 1877.
Voir également : Voyages loins de ma chambre-T2-1898-pages 86 et 87, de Mme N. Dondel du
Faouëdic.
(16)Bulletin de l’Office Central des Œuvres de Bienfaisance-n°65,Mai 1940,Paris, page 206.
(17) madame Gauthier la Présidente du Comité du Quartier Beaujardin.
(18) Passereaux,par le marquis René-Achille-Joseph De Brisay,1886,Auray. Pages 49 et 57.
(19) Maugaud d’Aubusson.1896-Bulletin de la Société Nationale d’Acclimatation-pages 295 à
297.
(20) M.Barnsby était le directeur du jardin botanique de Tours, pharmacien en chef de l’hospice
général, professeur de l’école de médecine de Tours. C’est en 1869 qu’il fait vit venir des
animaux rares dans le parc dont certains provenaient du jardin des plantes de Paris dont
M.A.Geoffroy Saint-Hilaire était le directeur et de chez M.Cornely de Beaujardin. Le botanique
de Tours fut créée dans un lieu marécageux et insalubre par Anthime Margueron, non loin de
l’hospice général, en 1842. En ce qui concerne le jardin des Prédendes d’Oê la date de création
remonte à 1870.
- Photographies couleurs:jean-louis CHOISEL.
©dépôt légal 1° trimestre 2014 Choisel Jean-Louis - sinape@wanadoo.fr
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