Croqueurs de pommes N°7 bis

 NAISSANCE DES CROQUEURS DE POMMES

Carnet de bord de Jean-Louis CHOISEL

(Ouverture Février 1978-Suite Doc. 7 bis .Transcription en 2012 )

.

PARTIE CROQUEURS DE TOURAINE :


1986 et début 1987 :



14 NOVEMBRE 1985

Le professeur MANGENOT du Conservatoire Botanique de Nancy et responsable de l’ACFEV : Association des Conservatoires Français d’Espèces Végétales me demande de collaborer au bulletin N°2 de ce jeune organisme . J’accepte .

note : Plus tard, je passerai deux ans d’observations intenses dans les vergers de Touraine afin établir un volumineux dossier pour l’ACFEV et pour les croqueurs de pommes de Touraine. Un soi-disant auteur de la section de Touraine, s’attribua mes fastidieux travaux lors d’une rencontre avec l’ INRA d’ Angers dont on ne m’avait pas prévenu. !    (pardonner mais ne pas oublier).

1986.

Les pages de 1986 sont dédiées au regretté André MEZIERE le premier trésorier de la section de Touraine (voir mes notes plus bas).

Je suis encore à Fontenelle.

DIMANCHE 26 JANVIER 1986.

PREMIER VERGER CONSERVATOIRE DE TOURAINE !

Forte neige. Mon épouse et moi transportons dans notre 104GL Peugeot un premier chargement des arbres fruitiers de mon verger conservatoire, depuis Fontenelle 90 jusqu’ en Touraine. En attendant d’avoir un terrain à Saint Branchs (à 7 km. de Veigné), les sujets sont mis en jauge dans le Sud Touraine chez des cousins de Jacqueline. Ici aussi il fait un vilain temps avec gel. Je compte replanter à la mi mars.(note le 2° chargement sera pour la mi mars avec plantation sur le premier verger conservatoire de Touraine, à Saint Branchs. Ces sujets seront le point de départ du verger conservatoire de Veigné 37,  grâce aux greffons que je distribuerai aux croqueurs et à des non croqueurs, y compris une abbaye . Sachant que la distance entre Fontenelle 90 et Saint Branchs 37 est de 600 km, ça fait un bout de chemin aller retour).


28 JANVIER 1986.

A 17 heures la navette spatiale américaine explose en plein espace avec ses occupants dont deux femmes. 


03 FEVRIER 1986.

Mon étude pour le musée des maisons de plein air de Nancray 25 , est réceptionnée officiellement par la Délégation à l’Architecture et à l’Environnement de Besançon. Deux responsables étaient venus me solliciter en proposant de me payer. J’ai refusé ce paiement en leur demandant de faire don de la somme à l’association des Croqueurs de Pommes.


LUNDI 10 MARS 1986.

Hier j’ai pris le train à 1 h 45 le matin pour Paris. J’étais invité à participer à une réunion des croqueurs à l’école Du Breuil. J’ai rencontré Jacques AUBOURG, de Neuvy saint Sépulcre Indre, le matin car il est reparti l’après midi.


DIMANCHE 16 MARS 1986.

Jacqueline et moi, avec notre petite chienne, sommes à Saint Branchs pour planter plus de 50 espèces et variétés anciennes en cinq lignes en des uniques tranchées de 50X50 cm. de section. Tout au pic et à la pelle dans une terre argileuse pleine de silex. J’ai remplis de compost de champignonnière. Au fond j’ai mis de la poudre de corne broyée torréfiée à action lente, de la poudre d’os et autres apports biologiques. C’est l’engrais de fond. J’ai adopté ma méthode de plantation à la diable à 45° sur porte-greffe MM106 pour les pommiers et cognassier d’Angers pour les poiriers. Cette forme évite la taille et la fructification surpasse la mise en bois.

 (note : en 2012 ces arbres pas trop vigoureux produisent toujours bien) .


11 AVRIL 1986.

A Fontenelle et en Touraine tout est blanc de neige et il y a du verglas. Pour la Touraine c’est assez rare. (note : Lors de notre arrivée en Touraine en janvier 1987 les habitants nous dirons que, jamais il ne se souviennent d’une telle neige et d’un tel froid).


24 AVRIL 1986.

Roger Serge, mon ami chanteur, nous apporte sa maquette disque 33 tours. Il y a inclus  une de mes chansons.


28 MAI 1986.

A Fontenelle la floraison des arbres fruitiers est en retard.


19 JUIN 1986.

Coluche se tue à moto vers 17 heures.


18 JUILLET 1986.

A mon domicile de Fontenelle je reçois une lettre de monsieur E .BARDET vice-président du Comice Agricole de l’arrondissement de Tours. Madame le Maire de Saint Branchs, mademoiselle SAUGNIER a fait part au Comice de mes travaux pour la mise en valeur des fruits anciens méritants. Le Comice organise une exposition pour le 11 août 1986. Je n’habite pas encore en Touraine et je demande à André MEZIERE de représenter les croqueurs.


SAMEDI 30 AOÛT 1986.

Jacqueline et moi avons passé trois semaines sur notre terrain en Touraine pour vérifier les arbres de mon verger conservatoire. Vingt pommiers sont morts à cause de la sécheresse. Je les remplacerai. Quel contraste avec le climat verdoyant de Fontenelle.

Je récolte le miel de mes ruches qui sont chez une cousine. De retour à Fontenelle nous récoltons beaucoup de Reines Claude de Louvain, Mirabelles de Nancy, Reines Claude Dorées.


11 AOÛT 1986.

Sans hésiter malgré les quelques dizaines de kilomètres à effectuer, et le fait qu’André n’a pas de permis de conduire, il se déplace à vélomoteur. Avec le minimum de documentations il assure sa mission au Comice.


Le 01 SEPTEMBRE 1986, 

André MEZIERE m’adresse un courrier de six pages pour me décrire son expérience sur cette journée. Cet ami, employé au tri de la poste de Saint Pierre des Corps, ville ou il demeure, est Normand d’origine. Il a un an de moins que moi. Il a fait son service militaire en Algérie ou il a servi de cobaye lors de premiers essais atomiques. Il est irradié. (note 2012 : Lorsque j’ai fondé la section des croqueurs de pommes de Touraine en avril 1987, André sera le premier secrétaire. Ami dévoué et simple comme je les aime. Hélas, le 14 septembre 2008 il est décédé) .                                                                                (ma mère est décédée en Pays de Montbéliard le 15 septembre 2008 et moi hospitalisé à Tours en vue d’une opération du cœur).


09 OCTOBRE 1986.

Lettre de Jacques AUBOURG qui m’invite à l’exposition pomologique qu’il organise le 25 octobre dans le cadre de la nouvelle « Société Pomologique du Berry » dont il est président.

( note : Je ne peux pas y aller mais lorsque j’aurais rejoint la Touraine j’irai souvent. Jacques est un ancien croqueurs de pomme avec qui je correspondais ).


NOVEMBRE 1986.

Mon licenciement économique est certain. La CEDIS qui devait racheter RAVI-PEUGEOT où je travaille avait prévu de nous reprendre éventuellement selon F.O., mais, coup de théâtre, c’est la société Casino qui nous rachète sans espoir de reprise pour plusieurs centaines d’employés. Quelques collègues vont en mourir.

Jacqueline choisi de retourner dans sa belle province tourangelle. Il faut revendre la maison de Fontenelle 90 qui fut le premier siège des croqueurs de pommes de Franche-Comté et National. (note : Ce sera très long à vendre et nous créera des problèmes financiers).

Je continue à rédiger des articles pour le bulletin , par exemple : dans le N°32 : je prépare ma venue en Touraine en publiant, pages 9 et 10, « Fruits de Touraine », poires Bonne de Beugny et Triomphe de Touraine. ( note 2012 : Cette dernière était classée disparue. Un jour un habitant de Tauxigny 37 vint me voir à Saint Branchs 37 afin de visiter mon rucher. Chez lui il y avait un poirier Triomphe de Touraine et il me donna des greffons. 

De même, à Esvres 37, chez un paysan, je découvris des greffons la poire Beurré de l’Assomption sur un sujet en voie de sécher ». Dans le bulletin je traite de la pollinisation. Dans le N°33 : je fais paraître un article sur la poire Bonne d’Ezée qui sera retrouvée plus tard. Dans le bulletin N°34 : j’explique comment réaliser des fruits moulés. J’en ai déjà réalisé.

Des voisins, des amis, des clients sont attristés d’apprendre notre départ ; certains pleurent et je me dis avec tristesse que je ne les verrais jamais. Notre fille aînée qui à fait Hypokhâgne à Besançon et qui n’a pas trouvé d’emploi s’est engagée dans la marine. Le 1er novembre, elle est élevée au grade de quartier maître. La plus jeune est en stage à Paris.

Fin décembre je suis licencié. 


24 DECEMBRE 1986.









Le quotidien L’Est Républicain signale mon départ pour la Touraine :



























1987

01 JANVIER 1987.

Me voilà chômeur et dans 11 jours je vais quitter mon cher terroir. J’ai 49 ans.


07 JANVIER 1987.

A 20 heures, pour la dernière fois je pars pour assister à une réunion des croqueurs à la salle des «Mobiles » à Belfort. Presque toutes et tous mes amis croqueurs de pommes sont là….pour me faire leurs adieux. Raymond EGLIN préside. Tout le monde boit un pot dans une ambiance fraternelle qui me touche.

Raymond, avec plein d’attention, me demande des souvenirs des débuts. Chaque membre dédicace un beau livre sur les champignons dont l’auteur n’est autre que le professeur Georges BECKER. On m’offre également une revue « Univers » « Le patrimoine fruitier Franc-Comtois » dans laquelle figure un long historique dont l’auteur est l’ami André BUGNON. 

Un de mes articles y figure en page 72 : « Le Doubs côté espalier ». En page 53 j’y retrouve ma photographie du vieux poirier en espalier adossé contre un mur de la vieille ferme de mes aïeux

maternels à Dung.


Georges GUEUTAL n’a pas pu venir mais il m’envoie un courrier très amical. Et voilà ! nous nous quittons. C’est triste, mais c’est la vie. (note 2012 : Je conserve toujours un excellent souvenir nostalgique de cette belle soirée).















JEUDI 08 JANVIER 1987.

Il y a du soleil mais il fait très froid. Monsieur FLEURY d’un village du 90 vient à mon domicile pour prendre un poirier « Poire Pomme », un pommier « De L’Estre », un pommier de bonnes pommes blanches d’automne, que j’avais greffé en 1978. Ils seront replantés dans le verger conservatoire de Faverois. Je fais également don d’un vieux pulvérisateur en cuivre et de mon bureau métallique sur lequel j’ai tellement écris.(note : Est-il encore au siège des croqueurs de Belfort en 2012 ?)


ARRIVEE en TOURAINE :

« Je tiens à rendre hommage à André MEZIERE de Saint Pierre des Corps, hélas trop tôt disparu et qui fut le premier à me soutenir dans mon projet de création de la section des croqueurs de pommes de Touraine. »


12 JANVIER 1987.

Nous déménageons pour la Touraine par un hiver des plus rigoureux.

Durant ce temps Odile EGLIN est interviewée à Radio France Belfort par Laurence FISSIER. C’est mon ami Marcel BRAND qui enregistre l’émission que, en 2012, Patrice DUMAS transcrira par écrit.


12 janvier 1987

Odile EGLIN et Laurence FISSIER journaliste sur Radio France Belfort, notre sujet du jour : la pomme, ça parait un fruit bien rafraichissant, par cette température déjà, un peu Sibérienne, mais la pomme a toutes sortes de vertus, et pourquoi ne pas plutôt croquer les pommes de notre région que celles qu'on trouve dans le commerce qui sont beaucoup moins juteuses, qui n'ont pas les mêmes propriétés, mais surtout qui n'ont pas de si jolis noms qu'on peut trouver, parce que nous sommes une région bien sûr très riche en pommes, et grâce aux "Croqueurs de Pommes", une association qui a été fondée en 1978 par Jean-Louis Choisel, un enfant du pays, un enfant de Fontenelle, amoureux de la tradition, amoureux de sa région.

Nous avons pu, nous pourrons donc retrouver toutes les espèces de pommes, dieu sait si elles sont nombreuses dans notre région. Et je salue mon invitée, c'est Madame Odile Eglin, qui est, on peut dire, l'épouse du Président, Monsieur Raymond Eglin, Président de l'association des "Croqueurs de Pommes"  et Madame Eglin fait partie du bureau, c'est elle aujourd'hui qui va venir nous parler de ces charmants sujets

Bonjour, on va peut être faire quand même, avant de rentrer dans le vif du sujet, on va rendre hommage à Jean-Louis Choisel, donc, c'est lui qui a créé l'association; qui a déménagé, tout dernièrement, il est déjà parti, il doit changer de région. Oui, Jean-Louis Choisel, le fondateur des "Croqueurs de Pommes", vient de quitter la région.

Pour nous c'est une grande tristesse, il faut bien le dire. On est un peu triste de le voir partir, mais vous avez une bonne idée de lui rendre un hommage aujourd'hui parce qu'il faut bien dire que non seulement il a eu la bonne idée de créer cette association, qui était une bonne idée parce que cela a bien marché et qu'on a eu beaucoup d'adhérents, mais surtout il a eu la sagesse de faire en sorte que l'association qu'il avait lancée sache se passer de lui ; je ne dis pas se passer de lui entièrement mais survive à son départ. L'association est bien structurée et continue, même si Jean-Louis va un petit peu plus loin et s'occupera moins directement de la gestion de l'association ; et c'est une grande sagesse de sa part, ce n'est pas facile de créer quelque chose et faire en sorte que ça tienne debout après. …..

Connaissant Jean-Louis c'est sûr que cela a dû être un grand crève-cœur pour lui, quand même, de quitter toute cette région, car Jean-Louis Choisel, en dehors des pommes, était très attaché à tout ce qui était traditions, folklore. Il souhaitait qu'on n'oublie pas les richesses du patrimoine de notre région.

- Oui Jean-Louis est vraiment un enfant du pays de Montbéliard, il est très attaché au folklore local, aux traditions locales, à l'histoire locale. C'est lui qui a ressorti, on peut dire, des archives de Montbéliard l'histoire de Jean Bauhin, par exemple, qui n’était connu que de quelques érudits, mais très peu du grand public. Jean Bauhin est le premier grand botaniste qui était donc attaché au comté de Montbéliard, qui avait créé un magnifique jardin à Montbéliard - maintenant il y a bien sûr des immeubles à la place - : la "rue des grands jardins", qui a conservé le nom, et c'était une très belle collection, donc pour le comté de Montbéliard. Jean-Louis Choisel a donc fait connaître un peu du grand public Jean Bauhin.

Jean-Louis Choisel a fait aussi des poèmes qui sont imprégnés d'odeurs de terroir et de traditions populaires, qui sont très jolis. Et puis il a participé à diverses sociétés savantes du pays de Montbéliard et bien sûr ses activités pour les fruits.

Est-ce qu'on connait sa passion, en ce qui concerne les pommes tout du moins? Comment cela a démarré, et presque germé, dans son esprit? C'était avant 1978 ? 

- Oui en 78, il a créé l'association, donc il a déposé les statuts. Et ils étaient très peu nombreux : en fait, il y avait cinq, six personnes qui étaient intéressées et au fur et à mesure d'autres personnes se sont laissées convaincre par Jean-Louis et l'ont rejoint. Au départ, il était très attaché à ce pays de Montbéliard où il avait toujours vécu, où il avait ses grands parents, ses parents. Et le verger de son grand-père, dans le pays de Montbéliard, a été rasé pour construire une cité à la place. C'est ce qui a été, je crois, vraiment le déclenchement chez lui. Il a constaté que les variétés anciennes qui poussaient dans ce verger ne se retrouveraient plus si on ne faisait pas rapidement quelque chose.

Je crois que ça il ne l'aurait peut-être jamais dit lui-même parce que c'est un homme très discret, très pudique, qui n'aime pas du tout parler de sa vie privée, et qui ne se met jamais en valeur. Je crois que nous devions bien lui rendre cet hommage


13 JANVIER 1987.

Nous arrivons à Saint Branchs à quatre heures du matin dans un paysage de neige et par une très basse température comme la Touraine à très rarement vue. Il y a tellement de neige que les tourangeaux sont bloqués sur les routes. Il n’y a pas de chasse neige et certains agriculteurs montent des planches devant leurs tracteurs pour ouvrir un chemin.


JANVIER –FEVRIER-MARS 1987.

Jacqueline et moi, en arrivant nous accumulons des déboires : Son ordre de mutation qui devait être transmis à Tours par son employeur de Belfort, n’arrive pas. Jacqueline doit retourner travailler à Belfort jusqu’en avril. Elle doit louer une chambre. Chaque W.E. elle viendra en Touraine par le train. Les factures et les traites s’accumulent et nous sommes « pris à la gorge ». L’agent immobilier de Belfort qui nous avait promis la vente rapide, sans problème avant notre arrivée en Touraine, se révèle peu sérieux, nous contactons une autre agence. La première semaine de notre arrivée un incendie se déclare dans un local de la maison et les flammes lèchent déjà les solives de la toiture. Nous n’avons pas encore le téléphone et Jacqueline court chez une voisine pour qu’elle appelle les pompiers. Pendant ce temps j’ai utilisé l’extincteur de la 104 et j’ai circonscris le feu. Les pompiers arrivent vingt minutes après et, de toute façon ils s’aperçoivent que l’eau est gelée dans la lance.

Les semaines passent et je me consacre surtout à chercher du travail, j’accepte tous genres. C’est décevant et les vexations sont courantes. Parallèlement je prépare la création de la section des croqueurs de pommes de Touraine dont le siège sera à notre domicile à Saint Branchs 37320. Dans ce but, je contacte des journalistes nationaux ( Nicolas le Jardinier , par exemple) et régionaux. Je visite des vergers répartis dans tout le département de l’Indre-et-Loire afin d’y découvrir des espèces et variétés locales et, j’entre en contact avec quelques personnes susceptibles de faire partie du bureau des croqueurs. André MEZIERE est déjà partant.















MERCI à la NOUVELLE REPUBLIQUE du centre à TOURS pour l’aide.




LE 5 AVRIL 1987 

la section de Touraine est fondée. Notes : (En tant que fondateur et premier président je prône l’exposition pomologique annuelle (les premières auront lieu à Saint Branchs. Je préside la 1ere en octobre 1987, à l’ancienne école de Saint Branchs. Le succès est tel que mademoiselle Saulnier, maire, nous proposera la salle des fêtes pour l’année suivante), les séances d’initiation à la greffe et à la taille et le projet d’un verger conservatoire, ce qui est accepté par les amis du comité. J’organise des séances d’initiation à la pomologie et, en 1988, propose le projet d’édition d’un ouvrage en couleur sur les fruits de Touraine. Le photographe du village monsieur Figarol, m’apporte son soutien pour les prises de vues. 

Hélas mon successeur à la présidence, Violet, fait tout pour que ce projet n’aboutisse pas. (Bien plus tard, lorsqu’il quittera les croqueurs suite à son revirement vis-à-vis du National il m’enverra une lettre de regret. Mais le mal fut fait, là et par ailleurs à mon encontre, hélas). Ce personnage m’a fait avoir des crises de tétanie la nuit, à un moment où j’étais à la recherche d’un emploi, que notre maison de Fontenelle 90 ne se vendait pas et que j’avais des problèmes cardiaques. 

Le tout me menant à l’infarctus permettant à Violet de prendre ma succession qu’il espérait….). André MEZIERE eut, également, à souffrir du caractère de ce personnage.


OCTOBRE 1988.

A Montbéliard, Doubs, nous participons à la grande exposition du 10° anniversaire de la fondation des croqueurs. Je suis retourné dans mon Cher « Pays » depuis la Touraine où je galère pour trouver un emploi. Je mets en valeur le terroir Tourangeau et demande à quelques amis de porter le costume. Au deuxième jour j’ai un grave malaise et me retrouve en service réanimation de l’hôpital de Montbéliard. La presse s’en fait l’écho car j’ai de nombreux amis en Franche-Comté. Certains pleurent car

on dit que je suis mort…..

Je reste plusieurs semaines au service cardiologie de l’hôpital de Montbéliard (dans la chambre ou est décédée l’épouse de notre ami le professeur Georges BECKER. Ce qui l’émeut fortement et l’empêche de me rendre visite. Je le comprends) avant de revenir, en ambulance, vers l’hôpital de Tours.

Robert Violet me succède à la présidence. Je m’occupe néanmoins de la partie pomologie, arboriculture, recherches.



























REFERENCES POUR UN EMPLOI :






































1991 :

Puisque Violet met des bâtons dans les roues pour l’édition d’un ouvrage sur les fruits de Touraine j’édite mon ouvrage « Guide des pommes du terroir à la table » aux éditions Hervas à Paris. Ouvrage préfacé par un ami le professeur Georges BECKER savant Montbéliardais bien connu, par le professeur Raymond PUJOL du Muséum National d’Histoire Naturelle et président de l’Institut International d’Ethnosciences…
Succès national ! Un deuxième édition paraîtra en 1993. Et je consacrerait une bonne partie des bénéfices pour financer une partie du verger conservatoire des croqueurs à Veigné 37 .




























1993 :

Les croqueurs de pommes se doivent de participer à l’inventaire des fruits anciens méritants de Touraine afin de déposer le dossier à l’Association des Conservatoires Français d’Espèces Végétales, l’ACFEV, à l’I.N.R.A.. A cet effet, depuis plus de 2 ans, je parcours, bénévolement, les vergers de Touraine et constitue un important travail descriptif concernant les espèces et variétés tourangelles.
Le 03 juillet 1993 je dépose ce dossier à l’ACFEV via les croqueurs de pommes de Touraine et ceux du National. Bien plus tard mes travaux seront l’objet d’une visite des croqueurs à l’INRA d’Angers, et je ne serais pas invité ! C’est une autre personne qui sera honorée de mes efforts….


1993 Seloncourt-25- au 15° anniversaire. Je suis de retour dans mon terroir,
Seloncourt. (voir photos en fin de ces pages.)

1995 :
Edition de mon ouvrage commencé en 1987 « Petite Histoire des Fruits de Touraine » dont je cède les bénéfices aux croqueurs de Touraine.




Exposition de Veigné 19 octobre 2000. J’identifie les pommes des visiteurs avec
ma méthode sur mon PC portable. Je cherche un informaticien pour la transférer
sur CD.
Sylvain KAJADJIAN vint à mon aide et le CDRom que j’ai baptisé « Chercheur de pommes » vit donc le jour en 2001.
J’avais proposé à un membre croqueurs de Touraine d’y participer et je leur offrait les bénéfices financiers. Mais des membres du comité de l’époque n’ont pas compris l’utilité.





























Lors d’une expo à Veigné j’ai présenté mes fruits moulés. Un membre du comité
me dit en plein public: « pas d’utilité ». Vexé j’ai remballé mes réalisations.
L’utilité pédagogique, entre autres n’a pas été comprise. Ces fruits furent alors
appréciés par deux institutions nationales et y sont restés.
 





C’est donc un jeune éditeur ingénieur en
informatique Sylvain KARADJIAN qui
réalisera le logiciel vierge de base. 

J’ai consacré de nombreuses années,
des milliers d’heures pour étudier les fruits
et enrichir cette œuvre….et j’ai dépensé de
grosses sommes pour achats des graveurs, PC, logiciels, ouvrages anciens,…

Les droits d’auteur ne couvriront jamais ces dépenses mais que de joies pomologiques et arboricoles pour de nombreuses et nombreux passionnés !!























































1993 pose de la clôture du verger des Croqueurs de pommes de Touraine.




1993 Jean-Louis Seloncourt Doubs-
15 eme anniversaire national des Croqueurs de pommes.











































Réalisation de madame Odile Eglin. 
Don de Jean-Louis aux Croqueurs de pommes de
Touraine .
















QUELQUES ACTIONS BENEVOLES DE JEAN-LOUIS CHOISEL

Né à Montbéliard en avril 1938 il passa sa jeunesse à SELONCOURT, Doubs, avant de
s’engager, âgé de 18 ans, dans l’Armée de l’Air dans laquelle il servira durant 4 ans .

1963 Conseiller municipal du village de Fontenelle-90.

1968 Il se lance dans l’apiculture. La pomologie est déjà son passe temps depuis 15 ans.
Il fut le premier amateur à avoir l’idée des musées d’arbres fruitiers anciens
(aujourd’hui vergers conservatoires)-voir l’Est Républicain de l’époque-
1970 Il fonde "Jeunes amis de la nature" et son bulletin à Fontenelle -90-
En amateur il est poète, chercheur en histoire locale, peintre de la nature et du
terroir. Une de ses huiles « Le temple de Clairegoutte » existe à Houlton aux
U.S.A.

Juillet 1978
Il fonde l’Association et son bulletin de liaison « Les amateurs bénévoles pour la
sauvegarde des variétés fruitières méritantes en voie de disparition » qu’il abrège
en « Association des Croqueurs de Pommes » (1)- siège à son domicile de
Fontenelle - 90 (anciennement). Il est le premier directeur-rédacteur du bulletin de
liaison et préside l'association de juillet 1978 à fin 1981 (maintenant nationale).. A
partir de là il écrira de nombreux articles dans la presse régionale et dans la presse
nationale pour défendre les variétés anciennes méritantes et participera à des
éditions (Rustica , Les Quatre Saisons du jardinage, Nature et Progrès, Le
Sauvage,……….).
(1) 7000 adhérents en 2010.
Depuis 1980
Sauvetage, remise en valeur propagation de la race de Poule « Géline de
Touraine » et fondation de l’Association « Les Amis de la Géline de Touraine »
(en 1995), ce qui a donné un net développement de cette race qui était en voie de
disparition.

1980 - Catalogue des variétés locales de fruits (de Franche-Comté). Il a enquêté sur 115
pommes, 34 cerises, 22 prunes, 22 poires, 2 noix, 1 groseillier avec envois des
dossiers au Muséum National d’Histoire Naturelle et pour les Croqueurs de
Pommes.
- Contacts avec la Société d’Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard, CNRS,
Muséum, INRA, VEREXAL. Il leur fourni des greffons et renseignements
pomologiques.
- Articles pomologiques pour des revues nationales telle que « Les Quatre Saisons
du Jardinage » ce qui a apporté aux Croqueurs de Pommes de nombreux adhérents
de toute la France.
- Articles pomologiques, d’histoire locale et de patois du pays dans la revue
Montbéliardaise « Le Cramaillot ».
- Mise en valeur du médecin botaniste Jean BAUHIN jusqu’alors connu que de
quelques érudits -voir les bulletins de la société d’Emulation de Montbéliard : Les
pommes au Montbéliard et Jean BAUHIN - n° 106-1983. Les Poires au
Montbéliard -n° 107-1984 - Jean-Louis CHOISEL et les premiers bulletins des
Croqueurs de Pommes.
Mise au point d’une méthode d’identification originale des pommes (compatible
sur ordinateur).

1980-84 « J’identifie mes pommes anciennes » - Préface par le Professeur Raymond
PUJOL; Directeur au Muséum National d’Histoire Naturelle et Président de
l’Institut International d’Ethosciences. Participation au Symposium de Nancy, les
6 au 8 septembre 1984 « Un patrimoine : Les variétés locales d’espèces fruitières,
organisé par l’ACFEV, Bureau des Ressources Génétiques, INRA. Le mémoire de
Jean-Louis, pages 141 à 150 : « Jugement global de la valeur des variétés.
1980 « Les Prunes de mon Pays » - Edition Croqueurs de Pommes en 1993.
1981 - « Verger naturel et variétés fruitières régionales » - Préface par le Professeur
Raymond PUJOL et par son ancien instituteur - Louis BONNOT de Seloncourt -
Deux éditions à compte d’auteur.
- « Les vignes en Franche-Comté (Pays de Montbéliard - Territoire de Belfort-
Vallée de la Loue). (déposé au Musée de la vigne à LODS-25 et chez les
Croqueurs de Pommes de Franche-Comté et à la Société d’Emulation de
Montbéliard).

1981 Chevalier du mérite agricole pour services rendus à la pomologie.

1981 - Poèmes sur les us et coutumes autrefois dans le Pays de Montbéliard et Territoire
de Belfort, « Mon terroir est mort » - Editions de la Vouivre - Montbéliard
(Mention très honorable au concours des poètes de l’Est). Jean-Louis Choisel n’y
a pas oublié son village SELONCOURT.
- Trois chansons interprétées par Roger SERGE et Pascal JUGY. La chanson de
Fontenelle, Les femmes de mon pays, Manège d’enfance - Editions RST - 90150
PHAFFANS (sur CD à l’adresse ci-avant)

1986 Etude (30 pages et photos) des vergers et vignobles anciens du Musée-parc des
maisons rurales franc-comtoises de Nancray - Doubs pour la délégation à
l’architecture et à l’environnement. Document disponible : 1 exemplaire.

1987 Départ pour la Touraine suite à chômage économique.

Avril 1987 Fondateur et premier président de l’Association des Croqueurs de Pommes de
Touraine et transplantation de son verger de sauvegarde depuis Fontenelle -90-
jusqu’à Saint-Branchs-37. Premier président de cette section il institue les
expositions pomologiques gratuites, les séances de dégustations et n’initiation à
la greffe à la taille, il dirige les séances de pomologie et fait bénéficier les
amateurs de son riche fichier fruits. Il prévoit la création d’un verger conservatoire
de Touraine. Il prévoit un ouvrage en couleurs sur les fruits de Touraine (ce
dernier projet contrarié par son successeur à la présidence).

1991 « Le Guide des Pommes du Terroir à la Table » Editions Hervas - Paris -préfacé
par le professeur Georges BECKER savant Montbéliardais bien connu, le
Professeur PUJOL du Muséum National d’Histoire Naturelle, et président de
l’Institut International d’Ethnosciences, Roger Groell, Président de la Société
d’Histoire Naturelle du Pays de Montbéliard

1991 Fondation de l’Association « Les inventeurs de Fruits » (obtentions de variétés par
croisements de variétés anciennes).

1991-1992 - Ouvrage « La Géline de Touraine » - Préfacé par A. DUSSUS, Président de la
Société Centrale d’Aviculture de France et Président des juges de volailles de
France et soutien de J.C. PERRIQUET, son successeur.
Il passe deux années à parcourir les vergers de Touraine pour établir un dossiers
sur 35 fruits de Touraine qui est déposé le 03/07/1993 à l’Association Française
pour la Conservation des Espèces Végétales (A.F.C.E.V.) , chez les Croqueurs de
Pommes de Touraine et, plus tard à l’I.N.R.A. d’Angers.

1994 Le Verger Conservatoire des fruits de Touraine à Veigné -37- conçu par les
Croqueurs de Pommes avec sa participation, porte son nom en reconnaissance de
son oeuvre bénévole.

1995 Edition de « Petite Histoire des Fruits de Touraine » écrite en 1987.

1996 - « Guide des Pommes » - Editions Hervas - Paris - 2ème édition enrichie (épuisé)
- Mise au point d’un fichier de 2000 pommes anciennes depuis 40 ans.
- Considéré comme pomologue national il identifie des pommes dans les
expositions et celles qu’on lui envoie de France et d’ailleurs. En outre, il reproduit
des fruits anciens par moulages, en plâtres, et peinture à l’huile avec une fidélité
extrême. Ses oeuvres sont exposées dans deux musées. Il est aussi artiste peintre
amateur (huiles de fruits, paysages, fermes régionales,... Une de ses oeuvres est
aux U.S.A (Le temple de Clairegoutte.)
- Il anime également des séances d’initiation dans les classes et les lycées de
Touraine et aide des étudiants en pharmacie et en agro-alimentaire.

Depuis septembre 1997
Il rédige des articles pomologiques (toujours bénévolement) pour la revue
nationale « Revue Française d’apiculture » a/c du n°576- Api’Nature.
Participation partielle à la revue « L’Ami des jardins et de la maison »….etc.

2000 -Conception de plusieurs sites internet sur les fruits, l’histoire des chars de combat
(506° RCC de Besançon et 501 RCC de Tours, années 1939 à 1940) et sur une
résistante déportée tourangelle de la famille de son épouse.

2001 -Edition d’un CDRom Chercheur de pommes et de poires, méthodes d’identification
(qu’il à créée en 1980) et fiches représentant 35 ans de travail bénévole.
L’ingénieur Informaticien Sylvain Karadjian , éditeur crée le logiciel de base sur
les instruction de Jean-Louis pour les données. 
En 2013 parution de la 18° édition avec 160 prunes, 1836 pommes, 755 poires et de belles vues des pomologues du 19° siècle. Cette création est utilisée par quelques milliers de personnes dont
passablement de croqueurs de pommes et membres d’autres associations. La dernière édition est à téléchargement gratuit.

2013 Il demeure à Tours depuis octobre 2010..

2014-Mémoire sur l’histoire du château de Beaujardin et de son zoo, à Tours.

2014-L’historien Jean-Marie MEYER consacre quelques pages en l’honneur de Jean-Louis dans l’ouvrage « Fontenelle mon village » (disponible chez Jean-Marie MEYER 21 rue des Chenevières 90340 Fontenelle.

2015 Par devoir de mémoire pour le 36° Bataillon des chars de combat dans lequel son père a combattu en 1940 dans les départements Aisne et Marne, il fait les démarches pour que l’insigne du BCC 36 soit édité (il aurait dû l’être en 1939). Tirage en 100 exemplaires. (merci au Général Maillard) .
PASCALE CHOISEL.
Citations : PREFACE de Philippe GIRARDIN ancien directeur de recherche à l'I.N.R.A. président du parc naturel régional des Ballons des Vosges :
"Vous avez entre les mains l'alliance de la souplesse d'utilisation de l'informatique avec 55 ans de travail bénévole patient, de persévérance, de contact sensible avec le terroir, avec nos terroirs. Quel plaisir de pouvoir enfin nommer une variété. C'est une façon de retrouver l'âme d'un fruit perdu. Découvrir un nom, c'est aussi une façon de donner racines à un arôme, un parfum. C'est lier une chair croquante, juteuse, acidulée, un épiderme gras ou squameux, un pédoncule allongé ou "court pendu" à une histoire. C'est replonger dans l'atmosphère de vergers oubliés. C'est lever un coin de voile sur une impressionnante diversité de couleurs, de formes, d'arômes. C'est l'occasion, surtout, de pouvoir replanter, en la nommant, une variété redécouverte et ainsi transmettre aux générations futures un petit bout de notre patrimoine.
Merci à Jean-Louis CHOISEL de rendre accessible à tous le fruit de la synthèse d'informations recueillies auprès de ses illustres prédécesseurs des deux siècles derniers, d'une part, et d'autre part, accumulées durant toute sa vie de pomologue. Après le lancement, en Franche-Comté( à Fontenelle 90 et au National) puis en Touraine, des "Croqueurs de pommes", de son bulletin, du "renouveau de la pomologie" en 1978,des mémoires, travaux divers et de plusieurs ouvrages de pomologie, dont le "Guide des Pommes" voici, sous une forme conviviale, deux méthodes de détermination de variétés
de pommes et de poires. Au fil des ans, nous n'en doutons pas, l'auteur saura compléter les informations pour en faire demain LA méthode de référence."
Et celle de Benjamin STECK, géographe et professeur des Universités en Normandie :
" … . Sa quête l'a conduit à une compétence que bien des experts scientifiques lui envient et sa méthode d'identification, que je l'ai vu mettre au point dès le début des années 1980, est une réussite. Mais cet homme modeste veut rester comme d'autres, amoureux des… ".
" Jean-Louis Choisel un pionnier des années 1960 pratique le jardinage et verger « bio » (En 1981 auteur d’un ouvrage « Verger Naturel » aujourd'hui épuisé. On en trouvera des extraits essentiels dans ce CDR.)." (L'éditeur)
Ses fruits moulés de variétés anciennes sont à l’honneur dans les expositions de la S.N.H.F et
de l’écomusée de la Grande Lande.


POMME CHOISEL GRIS-ROUGE.

©Choisel jean-louis.2015.



































Choisel Gris Rouge.



Historique : Dans les années 1990 j’ai observé, dans mon verger de Saint-Branchs 37, qu’un petit sujet issu d’un pépin inconnu sortait de terre. Entre fin des années 1990/début 2000, j’ai offert des greffons à monsieur NOCHET Jean-Claude, propriétaire du Nouveau Verger de Saint Branchs, 37. Je n’avais pas donné de nom à cette variété du hasard. Nous nous sommes perdu de vue. En 2015 j’ai eu le plaisir de recevoir l’invitation de madame et monsieur NOCHET à visiter leur immense verger de production. Là ils m’ont fait voir une ligne de beaux pommiers couverts de pommes obtenus par greffage de ma variété. Ils l’on baptisé « pomme CHOISEL » (je ne touche pas de droits d’auteur). Pour ne pas confondre avec les autres pommes « choisel » il est mieux d’ajouter accessoirement  « gris rouge ». Je n’ai pas décrit cette variété dans mon CD logiciel « Chercheur de Pommes » ». j’ai greffé cette variété dans le mini verger (face ouest) de notre dernière maison habitée le 13 octobre 2010   à TOURS 37.













Mme et Monsieur NOCHET  montrent l’écriteau, « Choisel »(choisel gris-rouge) devant la ligne de pommier du même nom.


Ce couple que je connais depuis 1987 à Saint Branchs, vend ses productions dans les marchés de luxe parisiens. Leur maison est dans le département de l’Essonnes. 
Tous les lundis ils viennent dans leur immense verger commercial de Saint-Branchs et y restent durant la semaine.












Mr NOCHET et moi.


















Mme NOCHET et moi.




















































































































































































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