Croqueurs de pommes N°6

 NAISSANCE DES CROQUEURS DE POMMES 

Carnet de bord de Jean-Louis CHOISEL

Ouverture Février 1978 - Suite 6/7 . Transcription 2012  

1984. 

Georges GUEUTAL rentrera au Comité des croqueurs cette année. 


27 MARS 1984.

Je reçois une lettre de monsieur André CAUDERON du Bureau des Ressources Génétiques. Il m’invite à participer au symposium de Nancy les 6,8 septembre 1984. Thème : Un patrimoine : Les variétés locales d’espèces fruitières. Monsieur CAUDERON m’écrit : « …les organisateurs souhaitent un compte rendu de votre expérience et que vous interveniez notamment sur le point suivant : Jugement global de la valeur des variétés, le point de vue d’un amateur……….Je souhaite vivement votre participation… ». Je lui réponds que je suis d’accord pour rédiger le rapport mais que je dois voir avec mon employeur pour lui demander le samedi et que, dans le cas contraire, je chercherais un porte parole. 


AVRIL 1984. 

Raymond EGLIN et moi sommes allés à Colmar 68 pour y rencontrer, dans un café, l’aquarelliste Bruno FERRY qui collabore avec Philippe GIRARDIN pour son livre sur les pommes d’Alsace et des Vosges. Philippe a pensé à une affiche Croqueurs. Ce seras la première affiche couleurs. L’annuaire 1984 va bientôt être édité. 2


3 AVRIL 1984. 

J’envoie mon rapport pour le symposium de Nancy à monsieur A.CAUDERON. Le 31 AVRIL je lui signale que mon employeur ne me libérera pas et que je cherche un porte parole. 


BULLETIN N°23- 1er trimestre 1984 : 

On y annonce la fondation de la section Ile-de-France. Madame Odile EGLIN transmet la direction du bulletin. Je fais toujours partie du Bureau et conserve mes activités tant pour le bulletin que pour l’association. La collaboration des croqueurs pour le futur musée de Nancray se poursuit. Je dois présenter Francis FLORIMONT à Bernard GAINON le responsable. 

F. FLORIMONT promet de fournir les variétés à titre payant. Il ne tiendrai pas sa promesse et monsieur GAINON trouvera un autre fournisseur. 

(note 14 avril 1987 : Le professeur Jean Marc DEBARD qui enseigne à Besançon et qui est président de la Société d’Emulation du Pays de Montbéliard à laquelle je suis adhérent (voir mes deux mémoires sur les pommes et les poires) est également membre du comité du futur –musée de plein air de Nancray. Il m’écrit en Touraine : « ….tous mes compliments pour la réussite de votre nouvelle association des croqueurs de pommes de Touraine. Il n’y a pas de raison que cela ne marche pas comme ici. Votre premier coup en Franche-Comté a été un succès. Nos maisons de Nancray poussent, avec des soucis aussi, …..mais 41 arbres fruitiers viennent d’être plantés pour le verger autour des maisons de Recouvrance, Boron….) » ( Voir doc.n°5 pages 92 et 93 du 28 octobre 1983 »). 


24 AVRIL 1984. 

Je reçois une réponse à ma lettre adressée à Jean-Luc MESSE de Nature et Progrès. Il est intéressé par mon article en faveur des croqueurs de pommes. 


09 MAI 1984. 

Le professeur MANGENOT de Nancy accuse réception de mon rapport pour le symposium de novembre 1984 


21 MAI 1984. 

Réunion de notre Comité croqueurs de pommes à la M.J.C. de Montbéliard ou mon ami Dany GOSSELIN, directeur, nous prête une salle. Le compte rendu paraîtra dans notre bulletin n°25 3éme trimestre 1984. Nous préparons notre exposition d’automne qui aura lieue en octobre. Séance levée à 23 h 30. DIMANCHE 


27 MAI 1984. 

La Radio Four Lachaux à Montbéliard , grâce à mon ami Dany GOSSELIN, nous a invité ROGER-SERGE et moi. Thème : nos chansons et les croqueurs de pommes (je ne rate jamais d’associer mes autres activités et les croqueurs). 


28 MAI 1984. 

Je viens de terminer des travaux : un gros mémoire sur les vignes anciennes en Franche-Comté. (note : Je donnerais plus tard un exemplaire ce manuscrit pour diffusion au musée de la vigne à LODS, Doubs et un aux croqueurs. La directrice du musée de LODS me remerciera enchantée d’un tel travail). 


04 JUIN 1984. 

Réponse de monsieur A. CAUDERON qui regrette mon absence au symposium de Nancy et accepte que je sois représenté par Raymond EGLIN. C’est très bien car mon ami Raymond est très à l’aise dans les réunions et les discours et je crois qu’il est originaire de cette région. Je lui confie le double de mon rapport et je lui fournis toutes les données utiles afin qu’il ne soit pas pris au dépourvu. 

Mon rapport sera publié par les « Publications du Bureau des Ressources Génétiques », JATBA-Lavoisier TEC et DOC :
































25 JUIN 1984. 
Bulletin N°24-3° trimestre 1984. 
Règlement intérieur de l’association. Mon article sur la vigne. Six adhérents en Touraine : Raymond JAHAN que je connais depuis longtemps, notre cousine BRAULT, SORIN, CHARBONNEAU, LELAURE, FONTANEL. André MEZIERE que je connais depuis longtemps .


JUILLET 1984. 
Suite à ma demande à « Le Magazine de la Touraine », parution dans le n° 11, juillet 1984 de ma série d’articles : 








25 JUIN 1984. 
Réunion du Comité à la Tour 41. Lever de séance 23 h 30.

La maison des jeunes d’Hérimoncourt m’a contacté par l’intermédiaire de la directrice amie de ma sœur Eliane. Il s’agit d’organiser une séance d’émulation pour les jeunes. 

Edition de mon ouvrage préfacé par le professeur PUJOL et part Roger GROELL président de la Société d’Histoire Naturelle et extrait de ma méthode de 1980. Il s’agit de « J’identifie mes Pommes Anciennes ». Il sera tiré à 350 exemplaires, prix 40 francs. Je laisse le bénéfice à l’association des croqueurs de pommes. C’est moi, avec les moyens du bord qui me charge des travaux d’impression. 50 exemplaires sont distribués gratuitement aux membres actifs. Roger GROELL écrit, entre autres : « …Jean-Louis CHOISEL à étudié des milliers de pommes. Lorsqu’on connais les variabilités de certains caractères pour une même variété, que de difficultés rencontrées, que de nuits blanches passées à étudier, comparer et comprendre ces différentes variations dans la même espèce… ». 


(note 2012 : 
Je retrouve cette lettre : lettre (de Jean-louis Choisel) à un ami : Cher Ami, Tu m'as parlé d'un logiciel pommes qui aurait existé en 1984. Cela coïncide avec l'édition, de ma méthode d'identification des pommes de 1980. Mon ami Raymond EGLIN un responsable des usines Bull à Belfort, avait fait un essai (pour quelques critères seulement, prélevés dans mon travail) de test sur un ordinateur de l'époque (un ancêtre genre de boîte rectangulaire plate munie d'un petit écran).emprunté à son employeur. Lors d'une assemblée générale de fin d'année, en novembre 1983, nous avions fait ainsi "joujou "devant les adhérents. Si c'est cela le logiciel dont on parle c'est très exagéré. 

Lorsque j'ai suivi une année de stage informatique, en 1987, à TOURS, (j'arrivais de Franche-Comté pour cause de licenciement économique) en travaillant sur les comparateurs 74LS85, les tables de vérité ,le microprocesseur 8155 , les fonctions :NON,ET, NAND, OU, NOR, OU exclusif, NOR exclusif, la table de Broglie... Je te passe du reste, c'était encore le balbutiement. J'ai retenu de ce stage (sanctionné par un certificat de fin d'étude pour licencié économique que j'étais à 49 ans) une vision sur la possibilité, un jour de mettre ma méthode sur PC. Encore, en 1987, le disque dur était une peau de chagrin et il fallait une montagne de disquettes pour loger quelques fiches. La même année c'est l'actuel maire de Saint-Branchs qui m'a ouvert son PC dans lequel j'ai inclus des dizaines de variétés, sur un logiciel de sa conception, avec beaucoup trop de disquettes, devant la section des Croqueurs de Pommes de Touraine. J'ai pu, alors, faire une démonstration encourageante, espérant que dans le futur cela évoluerai. 
Sincères amitiés 
Jean-Louis. 

Monsieur le professeur Raymond PUJOL reconnaissant que la pomologie est très complexe écrit ceci dans sa préface :


Dans la présentation de mon logiciel édité en 2001-2011 l’éditeur, Sylvain KARADJIAN, indique ceci : 
« Ce logiciel aide en outre les utilisateurs qui ne possèdent pas les ouvrages de nos anciens pomologues des siècles passés et qui sont indiqués en bibliographie car l’auteur fait coïncider les descriptions en synthèse et signale les différences qui peuvent exister pour l’ensemble des auteurs et ce qu’il a pu observer en plus de 50 ans de pratique. C’est un outil de travail et non pas une "bible" : cela n’existe pas en pomologie, car c’est un art relativement incertain pour lequel la prudence est de mise. L’auteur a toujours observé qu’il faut approfondir, comparer et se méfier des greffons de fortune ou des sujets qui mènent souvent à de grandes déceptions. ». Il est évident que certains caractères ne peuvent pas être fixes, cela dépend de nombreux facteurs (insolation des épidermes sur un même arbre ; c’est pourquoi j’ai toujours préconisé de récolter au moins 6 pommes récoltées à divers endroits du même arbre. Silhouettes variant pour certaines variétés sur un même arbre. Longueur des pédoncules variables, ce n’est pas un caractère fixe sauf pour certaines variétés. Ce n’est pas le seul critère variable. D’autres facteurs ont de l’influence tels que le type de porte-greffe surtout dans la période de transition entre le greffage et le point « années x » ou le fruit retrouve ses caractéristiques originelles .Il y a les clones. Il y a les mutations somatiques temporaires ou non ; Il y a…
Lorsque j’ai commencé à classifier mes observations je suis passé ensuite, en 1980 à envisager une méthode qui est parue en 1984. Elle vaut ce qu’elle vaut pour certains critères mais elle est invariable en ce qui concerne les loges à pépins (formes, feutrage ou non). Puis, comme on le dit plus haut j’ai tenté l’essai sur le PC à disquettes avec, à la base, une grilles des caractères. Mais c’était trop lourd. Puis mon fichier à encoches genre « mécanographique » fut complété avec un système à chiffres supporté par une calculette. Puis vers 1998, l’informatique ayant évoluée, et ayant rencontré un ingénieur en informatique ce fut le logiciel actuel « Chercheur de pommes, puis de poires » qui permi d’affiner le travail d’autant que c’est possible maintenant de prévoir une tolérance pour les critères variables. Cette méthode ou, plutôt cet outil de travail est-elle fiable à cent pour cent ? Bien- sûr que NON. De plus elle est basée sur la recherche sur le fruit et non sur l’arbre, les feuilles, les stipules, les lenticelles du bois, les………car dans une salle d’exposition non seulement ces critères sont absents, mais il faudrait être un bon botaniste, ce que je ne suis pas, passant des années et des années de recherche. Mes recherches pomologiques ont duré, maintenant, plus de 50 ans en travaillant chaque jour. Et je pense que la panacée n’existe pas. Mais fallait-il ne rien faire ? Alors que la palynologie n’est pas à même de trouver les caractères génétiques différenciateurs. 

J’ai toujours tenté d’associer les croqueurs à mes projets, par exemple celui là, avec plus ou moins de succès. 


JUIN 1984. 
Jacques AUBOURG, adhérent aux croqueurs, me demande si je ne serais pas peiné s’il fonde une association pomologique du Berry. Bien sûr que non et je lui souhaite franc succès ! Je l’invite à notre exposition des 20 et 21 octobre à Belfort Tour 41. Il accepte. 

(note 2012 : il ne viendra pas. Depuis ma présence en Touraine en 1987 j’allais souvent à ses expositions à Neuvy Saint Sépulchre 36. Cet homme m’a toujours bien accueilli. 


28 AOUT 1984 J’envoie des greffons de cerisiers à l’association Régionale d’Expérimentation Fruitière de l’Est à Laxou 54520 à Thierry PAUL. Je lui déjà envoyé des renseignements sur les prunes. 


06 et 08 SEPTEMBRE 1984.
Comme prévu Raymond EGLIN participe au symposium de Nancy. (voir à la date du 04 JUIN 1984). C’est un franc succès pour les croqueurs de pommes et Raymond qui à des contacts avec les journalistes de Nancy fait paraître un bel article. 


16 SEPTEMBRE 1984. Nous lançons un concours photos, thème les fruits. Il est prévu de distribuer les prix à notre exposition d’octobre. 


22 SEPTEMBRE 1984. 
Il est question que les grandes surfaces RAVI-PEUGEOT soient vendues et que des départs soient prévus pour 1985. Je ne sais pas si je ferai partie du lot. (note : Etant technicien électro ménager le plus ancien, mon employeur me donnera un répit jusqu’à fin décembre 1986. L’acheteur, CEDIS n’a pas encore organisé son service après- vente et les appareils vendus par RAVI devant être dépannés, je suis responsable de la région Alsace jusqu’aux environs de Strasbourg mais je dois rentrer tous les soirs à mon domicile de Fontenelle. Années très éprouvantes. Et pire, à partir de 1987, année de mon arrivée en Touraine. Durant pas mal d’années ce fut la galère entre 3 chômages économiques, diverses opérations chirurgicales, la maison de Fontenelle qui ne se vends pas, emprunts à rembourser, croqueurs à gérer….. Il m’arrivera souvent, durant plusieurs années, de me réveiller la nuit sous l’emprise de crises de tétanies. On se réveille, on éprouve une forte angoisse, on ne peut plus respirer, le corps s’engourdit, des crampes se réveillent dans le ventre, et on crois qu’on va mourir. Et le lendemain matin, épuisé, il faut néanmoins aller à la recherche d’un travail. A 50 ans c’est dur. ) 


22 SEPTEMBRE 1984
Je réitère ma demande auprès du député Raymond FORNI pour l’obtention du grade de chevalier du mérite agricole à Raymond EGLIN. 
(note : monsieur Raymond FORNI me remerciera pour l’envoi de mon dernier ouvrage et me dira qu’il s’occupe de l’affaire. J’ai fait la même demande à monsieur Jean-Pierre CHEVENEMENT qui donnera également une réponse positive). A suivre au 08 octobre 1985. 


19-20-21-22 OCTOBRE 1984. 
Exposition pomologique à Belfort Tour 41. Le 28 Septembre Ambroise SEGURET m’avait prévenu qu’il viendrait pour tenir le stand Ile-de-France. Gilbert NICAISE du Jarez qui expose des fruits de son terroir vient me voir car il souhaite fonder une section. Je lui demande de s’adresser à André BUGNON. Raymond EGLIN invite son directeur de l’usine BULL et des collègues, il est fier de faire son discours au vin d’honneur. Moi je suis au stand identification des fruits pour satisfaire les nombreux visiteurs, je n’ai pas d’homologue, et il m’est impossible d’assister d’autant que Raymond est très pris par ses collègues. (notes : je conserve les enregistrements son de notre fille dont l’interview de Ambroise Seguret, de Gilbert Nicaise) 


15 NOVEMBRE 1984.
La revue Nationale VSD, page 60, parle des croqueurs et présente mon dernier ouvrage dans « Le Safari des Croqueurs de Pommes » , j’ai gardé l’article. Durant toute la semaine Radio Luxembourg prends le relais. Résultat de nouveaux courriers arrivent avec de nouvelles adhérions d’autant que , depuis septembre, je rédige à nouveau, des articles dans « Les Quatre Saisons du Jardinage » (n°28 septembre-octobre 1984, n°29 novembre-décembre, Et, pour 1985 le n° 30 est prévu). 


16 NOVEMBRE 1984. 
Lettre de Gilbert NICAISE à mon domicile pour me remercier de l’avoir accueilli à l’exposition de Belfort et pour que je lui rappelle le nom de André BUGNON car une section du Jarez va se former. J’ai établi et présenté six exemplaires de la liste de dix pages format 21X29,7 de fruits présents dans nos vergers conservatoires de Franche-Comté pour 1984. (Etueffont, Sainte-Suzanne, Faverois, Evette, Fontenelle verger choisel). 


DIMANCHE 18 NOVEMBRE 1984. 
Assemblée Générale annuelle au château de Vescemont. ( note : voir n°27 1 er trimestre 1985 du bulletin des croqueurs. Je suis toujours là pour des articles. Grace aux articles de la presse nationale le nombre d’adhérents en fin 1984 est 600.)


28 NOVEMBRE 1984. 
Je reçois confirmation de la lettre de monsieur le Préfet de Belfort comme quoi monsieur le député Raymond FORNI à appuyé ma demande concernant l’attribution du titre de chevalier du mérite agricole à Raymond EGLIN. Notre ancien secrétaire Jean-Jacques MATHEY a refusé que je demande aussi pour lui. Le 03 mai 1985 je recevrais une autre lettre pour Raymond. 


14 DECEMBRE 1984. Monsieur Jean-Pierre CHEVENEMENT me confirme la même chose. 


30 DECEMBRE 1984. Sur Europe1 Nicolas le jardinier parle de la poire Beurré d’Apremont que je lui ai signalé. Mon mémoire sur les poires et Jean BAUHIN est édité par la Société d’Emulation de Montbéliard. Celui sur les pommes : l’édition est prévue pour fin 1985. Mes mémoires sur les prunes et sur les vignes en Franche-Comté sont rédigés .Je confierais un exemplaire à Georges GUEUTAL, un à Lucie BUGNON, un à l’I.N.R.A. FIN. En préparation années 1985,1986, remise de médaille à Raymond EGLIN. 

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