Croqueurs de pommes N°5

 NAISSANCE DES CROQUEURS DE POMMES 

Carnet de bord de Jean-Louis CHOISEL

Ouverture Février 1978 - Suite 5/7 . Transcription 2012  

Je dédie ces pages à Annie épouse de notre secrétaire Jean  Jacques MATHEY qui a exercé du 23 mars 1979 au 06 décembre 1981. Annie a disparue il y a 7 ans.


RETOUR VERS 1981 et 82.

Des courriers intéressants (dans mes archives) : 


07 JANVIER 1981. 

A.GAYRAUD des pépiniéres Rhône-Alpes à Viriat informe un particulier : "une association très dynamique des Croqueurs de Pommes dont le président est Monsieur CHOISEL Jean-Louis à Fontenelle 90150, pourra vous renseigner ». 

Par la suite j’ai participé à la description des fruits anciens méritants présents dans le catalogue de ces pépiniéres. 

Au sujet de la deuxième exposition que j’ai présidé à Montbéliard le 18 octobre 1981 : 

Excuses et regrets de la Station Cantonale d’Arboriculture de Genève. Le directeur est pris les jours de notre exposition (lettre adressée chez moi 28 juillet 1981). De même pour monsieur Christian PROUST adjoint au maire de Belfort (sa lettre adressée chez moi). De même de monsieur le député Raymond FORNI (lettre adressée chez moi le 13 octobre 1981). 

Courrier du professeur Raymond PUJOL du Muséum avant l’exposition annuelle de 1981 : 

Il y sera présent. Dans son courrier il renouvelle sa volonté d’aider notre Société des croqueurs de pommes. Il annonce qu’il viendra à l’exposition de 1981 à Montbéliard (ce sera la dernière deuxième et la dernière sous ma présidence), et qu’il demande à mademoiselle Evelyne LETERME, Philippe MARCHENAY (note 2012: notre amitié est durable), René STIEVENARD et d’autres scientifiques de venir. Il me donne des adresses utiles pour les croqueurs. Il me demande de continuer à répondre à des courriers qu’il reçois au muséum concernant la pomologie et le fonctionnement de notre société des croqueurs.


AOUT 1982 : 
Responsable de la pomologie je diffuse une liste de 36 pommes locales, avec les usages recommandés et les époques de maturité et de consommation maximal, qui est diffuée à tous les membres et au-delà. 

1983 


25 JANVIER 1983. Mort de Paulette tante de Jacqueline à midi moins le quart en Touraine. 


27 JANVIER 1983. Radio Belfort, à 22 heures : on y récite un de mes poèmes « Pays et Payses aux Amériques » ; extrait de « Mon terroir est Mort ». 
(note : Anecdote : Vers 1990 alors que nous avions quitté la Franche-Comté pour la Touraine, notre fille Patricia cherchait à acheter une voiture d’occasion. Nous voilà rendus à Tours chez deux jeunes étudiantes, vers la rue des halles. L’affaire se conclut et lorsque je donne mon nom , une des jeunes filles étudiante en danse classique, nous dit : « Tiens, c’est un nom peu courant. Je suis originaire du Var et possède un recueil de poèmes, « Mon terroir est mort » de Jean-Louis Choisel… ». Le monde est petit ! 

31 JANVIER 1983. 
Laurence FISSIER animatrice à Radio France Belfort vient à mon domicile de Fontenelle pour enregistrer une émission en plusieurs volets sur les us et coutumes et les fruits du terroir. Ces émissions apportent de nouveaux adhérents à l’association des croqueurs. 


FEVRIER 1983. Je dresse une longue liste de correspondants amis et autres pouvant disposer de greffons de variétés identifiées pour enrichir un listing. (note : Ce listing enrichi chaque année ira rejoindre plus tard une base de donnée informatique que les croqueurs exploiteront). 


10 MARS 1983. L’idée qui me trotte par la tête depuis plusieurs années, à savoir créer des délégués représentatifs des régions de France, suit tout doucement son bonhomme de chemin. Je reçois une réponse parmi d’autres : 

Du 10 mars 1983 : «Monsieur …si vous créez une section en Picardie je peux en venir délégué, d’habite dans la Somme… ». etc… 

13 JUIN 1983.  LA SECTION ILE de FRANCE. 
Lors d’une réunion du comité l’idée de créer des sections se partage en deux avis (non et oui) ; et le débat en reste là. Sans rien dire à qui que ce soit, je vais aller à Paris pour faire démarrer une section en espérant que l’exemple fera boule de neige. 

J’ai programmé des rendez vous avec des adhérents parisiens. 

Mes lettres échangées avec Daniel MINART (sans compter les communications téléphoniques) sont encourageantes. En définitive notre rendez vous aura lieu à son lieu de travail 79 rue de Buzenval dans le 20°. Près de la Place de la Nation métro Nation ou Buzenval ou Avron m’indique t-il. C’est un enseignant technique. 

Ce 13 juin 1983 j’ai également rencontré le professeur Raymond PUJOL au Muséum Paris dans son bureau installé dans la maison du célèbre Georges CUVIER de Montbéliard. Nous avons donc parlé de l’éventuelle section croqueurs en Ile-de-France. Ensuite j’ai rencontré l’ami Ambroise SEGURET devant un verre de bière à la terrasse d’une brasserie non loin de son domicile de la rue de Flandres dans le 19°. Il est partie prenante pour création section Ile-de-France .Il me propose de passer la nuit chez lui avant mon retour à Fontenelle, mais j’ai déjà retenu une chambre à l’hôtel. 

Enfin je vais voir Alain MOURIER, à son bureau, 7 rue Littré. Il me propose une bonne bouffe pour le soir mais je refuse gentiment.. je suis fatigué de ces démarches dans Paris. Il m’a prêté des livres pomologiques que je lui renverrai le 28 juin 1983, postés à Belfort. Ces gentils croqueurs sont tous d’accord pour créer une section. 
Dois-je l’annoncer à Raymond EGLIN et André BUGNON ? 
Je vais attendre. Affaire à SUIVRE. 


18 juin 1983. 
La bise dessèche tout, les cerises tombent. Des variétés de pommes ont leurs jeunes fruits crevassés. Manque d’eau. 


23 JUIN 1983. 
Mon cousin Michel BARBIER qui enseigne le français aux enseignants Suédois à Uppsala vient à Vandoncourt avec 25 de ses enseignantes. Je suis invité et ces charmantes belles personnes organisent une belle fête. Michel donnera à chacune mon recueil « Mon Terroir est mort » et des docs. Sur les croqueurs de pommes. 


15 JUILLET 1983. 
A Fontenelle il y a beaucoup de cerises aigres et de groseilles. 


23 JUILLET 1983. Dans sa lettre Ambroise SEGURET évoque notre dernière rencontre à Paris. 


27 JUILLET 1983. A Fontenelle début des moissons. Daniel MINART m’écrit que 5 personnes ont répondu favorablement à la création de la section parisienne. Une réunion est prévue pour courant septembre. 


BULLETIN DES C. de P. 1er Trimestre 1983-N° 19 : 
Le 1er verger conservatoire de Faverois est officialisé par Raymond EGLIN(page1) qui a éludé celui que j’ai créé à Fontenelle et celui , personnel, . de Marcel BRAND à Etueffont 90. 
Nouvelle secrétaire, je passe le flambeau à madame S.PETITPRETRE (hé OUI j’étais encore secrétaire !). Je réponds toujours aux courriers des lecteurs et rédige encore des articles sur l’arboriculture et la pomologie.


BULLETIN DES C. de P. 2° Trimestre 1983-N° 20 : Voilà l’annonce des sections locale ! N’ayant pas parlé de mes démarches à Paris je vais laisser la satisfaction de ce grand pas accompli à mes amis croqueurs. Depuis plusieurs années que j’amorçais la pompe ! (voir notamment la Doc.4 pour rappel de 1979). Je réponds toujours au courrier des lecteurs . Je rédige des articles sur les noix, la poire Curé, la classification des vergers, des recettes de Touraine. 


BULLETIN DES C. de P. 3° Trimestre 1983-N°21 : 
Je réponds toujours au courrier des lecteurs. J’édite une fiche pomologique n°1 Court Pendu Rouge et n°2 Api Etoilé .Je continue la géographie des vergers. 


24 SEPTEMBRE 1983.
Les pluies tardives de printemps ont nuis à la pollinisation. La récolte des pommes sera bien faible. 


05 OCTOBRE 1983. Ambroise SEGURET me confirme que la section Ile-de-France va voir le jour. Il m’envoi l’ordre du jour signé Daniel MINART, Alain MOURIER, Ambroise SEGURET. La première réunion aura lieue 79 rue Buzenval à Paris 20°. Et sur son courrier adressé à mon domicile il écris « ça y est nous nous lançons ». 


22 OCTOBRE 1983. Voilà la section est créée : A.SEGURET président, JC.HENIN vice-président, P.MITTAUD secrétaire, A.MOURIER trésorier. 


23 OCTOBRE 1983. Réunion des croqueurs dans le nouveau local à la Maison des Associations de Belfort. C’est Raymond EGLIN qui s’est chargé de l’obtenir. Lucie BUGNON me signale que les enseignantes suédoises venues à Vandoncourt avec mon cousin Michel BARBIER lisent et étudient mon recueil « Mon terroir est mort ». 


28 OCTOBRE 1983. Nous avions, mon épouse et moi, deux visiteurs à notre domicile de Fontenelle, de messieurs Bernard GUENON et F. BOILLOT. Ils sont responsables de la Délégation à l’Architecture et à l’Environnement à Besançon. Ils projettent la réalisation d’un Musée de Plein Air de Maisons Rurales Franc-Comtoises à Nancray, Doubs. Leur problème est de trouver une personne capable de leur faire une étude, surtout de reconstituer des vergers anciens, des vignobles, de la flore,…d’autre fois et de retrouver les anciennes variétés. Ils m’offrent une somme assez conséquente pour couvrir mes frais et acheter une machine à écrire. Mon épouse Jacqueline et moi refusons la somme et demandons qu’elle soit versée directement à la trésorerie de l’association des croqueurs de pommes. Je fais le travail bénévolement. C’est notre fille Patricia qui réalise la frappe. Le document en format 21X29,7 à 27 pages. J’ai effectué de nombreux déplacements et passé beaucoup d’heures. Le rapport est accompagné de 16 photos couleurs, 4 plans et croquis, 2 gravures anciennes, une planche de pommes . Le titre est : 

ESPECES ET VARIETES FRUITIERES LOCALES DANS LE MUSEEPARC DES MAISONS RURALES FRANC-COMTOISES – NANCRAY- DOUBS. 

(note 2012 : je possède encore un exemplaire de ce travail.)





07 NOVEMBRE 1983. 
Mon intervention du 13 novembre consiste à appuyer le soutien des sections (ma circulaire du 07 novembre pour l’A.G). 


13 NOVEMBRE 1983. 
A.G. au château Ritter à Vescemont. Raymond EGLIN a apporté de chez Bull sont employeur, une petite boite avec un petit écran et quelques boutons. C’est un ancêtre bien rustique de l’ordinateur. Il n’est pas encore muni de disquettes qui apparaitront des années plus tard. C’est n’est pas fiable pour identifier une pommes et il n’y a pas de mémoire. Je nourris toujours les bulletins de liaison que Odile EGLIN et Lucie BUGNON mettent en forme. Il est compté 570 adhérents, soit seulement 63 de plus pour 1983. Cela correspond il au fait que je n’envoie plus d’articles à la revue « Les Quatre Saisons du Jardinage » ni à d’autres revues ? Je compte recommencer en 1984. Je fait connaissance avec un nouvel adhérent de Fesche-le-Châtel , monsieur Georges GUEUTAL. Nous échangeons quelques mots, je lui souhaite la bienvenue. Il est annoncé l’installation d’un verger à Evette le village de Raymond EGLIN qui en parlera dans le bulletin.( note : Le contrat que je signerai le 28 avec la mairie d’Etueffont 90, ( maire G.GUYON) pour le verger conservatoire près de la piscine et mis sous la responsabilité de Marcel BRAND ne sera pas signalé dans le bulletin lors de sa création ni même après , à ma connaissance, lorsque je serais encore en Franche-Comté). 


20 NOVEMBRE 1983. 
Georges GUEUTAL, mycologue, possède des variétés de pommes qu’il ne connait pas. Il me demande de passer les identifier avant une exposition du foyer des Jeunes à Fesches-le-Châtel. J’accepte volontiers de me déplacer en ces lieux malgré mon temps rare (voir article Le Pays du 25 novembre 1983).





28 DECEMBRE 1983. 
Voilà, avec le maire G.GUYON d’Etueffont et sur son insistance, car il tient que ce soit fait par le fondateur , représentant les croqueurs de pommes, le contrat du verger conservatoire est signé. C’est mon ami et adhérent croqueur Marcel BRAND qui sera responsable de la tenue. (note 2012 : En 1987 après mon départ en Touraine, monsieur GUYON m’enverra une lettre d’amitié, ici .En 1992 après le décès de Marcel BRAND je demanderai à monsieur GUYON de baptiser le verger « Verger Conservatoire Marcel BRAND ». 
Ici la lettre du 08 septembre 1992 de monsieur le maire ». 






FIN de l’année 1983 bien chargée au service des croqueurs de pommes































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