Croqueurs de pommes N°2
NAISSANCE DES CROQUEURS DE POMMES
Carnet de bord de Jean-Louis CHOISEL
Ouverture Février 1978 - Suite 2/7 . Transcription 2012
reproduction soumise à l’autorisation de l’auteur.
Je dédie ces pages à des amis disparus : Frédy BELEY, Marcel BRAND, Paul MORAY, Raymond EGLIN, Jean-Pierre MAILLARD-SALINS, Lucie BUGNON…
LES STATUTS :
APRES LA DECLARATION EN PREFECTURE DE BELFORT : Mes différentes démarches entrainent des frais de téléphone, courrier, déplacements payés sur l’argent du ménage ,….dans quelle guêpier me suis je engagé ?? tant pis c’est parti ! Pour commencer :frais de déclaration en préfecture, Journal Officiel : 76,70 francs. Je dois acheter un tampon : 76 francs 70+ un registre 18,fr76.
Lettres des 5 juillet et 26 septembre 1978 :
Le professeur GEORGES BECKER savant Montbéliardais mycologue et autres spécialités qui m’a déjà reçu chez lui à Lougres avec son épouse, accepte d’être membre d’honneur et me réponds entre autres : « Vous avez une excellente idée, et je vous félicite…pour la société que vous êtes entrain de créer, et à laquelle je souhaite le succès qu’elle mérite. Vous comblez un vide. »
J’ai bien reçu vos statuts et les ai trouvé très convenables.( Le 6° article est logique)
Comme Jacques Barbier n’a pas le temps c’est Jacqueline qui, avec son
autorisation, ouvre un compte au Crédit Mutuel à Belfort Centre. Jacqueline y
verse une partie de notre salaire pour couvrir les frais engagés pour la société
des croqueurs de pommes.
Jacques BARBIER. ©
12 AVRIL 1978.
Je reçois une lettre de remerciement de monsieur MEYNADIER . Je corresponds toujours, depuis des années (1970), avec Pierre Meynadier de Pignan dans l’Hérault, une super passionné des plantes et à qui j’avais envoyé des mirabelliers de Marvelise, des voigenottes, coco, Damassine, betchotte, et greffons de pomme Rayotte de Nommay .
Dans sa lettre il me remercie :
Cher monsieur Choisel…grâce à vous nous aurons … ». C’est pour des pépinières scolaires de collection. Plus tard je lui ferais obtenir la distinction du mérite agricole.
LES PREMIERS ADHERENTS : (plus de 20 pour 1978).
JUIN 1978
Je reçois des demandes de renseignements suite aux appels lancés dans la presse. Un premier contact avec un Philippe GIRARDIN de Belfort agronome à l’INRA de Colmar attire mon attention. Il est tout à fait intéressé par mon projet et m’offre ses services
(note en 2012 : Philippe directeur de travaux à l’I.N.R.A. a été, entre autres à l’origine de la première affiche croqueurs représentant des pommes en couleurs dont l’auteur est Bruno FERRY. Philippe a été longtemps fidèle aux croqueurs. Il cotisera un peu plus tard le 13 novembre 1978 (14° adhérent) Philippe m’a toujours suivi et en 2012 nous correspondons encore. C’est lui qui me soutiendra et préfacera mon CDRom Chercheur de pommes, dès 2000.
Philippe GIRARDIN est l’auteur de l’ouvrage « Pommes d’Alsace et des Vosges éditions 1991 et 1993.
le TOUT premier cotisant est mon ancien instituteur de SELONCOURT Louis BONNOT le 22 juillet 1978 (cotisation : 30 francs pour 1978 et 50 francs pour 1979)
2° adhérent par la presse locale : BEDAT Francis 90800 BAVILLIERS 24 juillet 1978 .
3° adhérent par la revue L’Abeille de France : Le 02 août 1978 j’ai reçu une correspondance venant de Paris, du père Pierre, de monsieur Ambroise SEGURET qui doit prendre contact lorsqu’il reviendra de la Lozère dont il est originaire.(cotisation 30 francs pour 1978 et 50 francs pour 1979.
(note de 2012 : Ambroise SEGURET viendra deux fois à notre domicile, le siège, pour assister à des séances d’initiations, dont à Faverois 90 sous ma présidence. Plus tard j’irais le voir à Paris pour voir avec lui comment on peut lancer une section d’Ile-de-France dont il sera le premier président (voir plus tard le récit de mon carnet)
4° adhérent les Pépiniéres BLAISE 55190 VOID par l’Abeille de France , le 04 septembre 1978 (cotisations 300 francs). Monsieur BLAISE m’écrit : « J’apprécie votre action d’autant que de nombreuses années déjà j’essaie de faire accepter que pour le verger amateur, les pépiniéristes puissent multiplier et offrir les variétés locales non inscrites au Catalogue Officiel des espèces et variétés cultivées en France . Ces vieilles variétés sont pour la plupart très rustiques, adaptées aux climats et sols et ne demandent que peu d’entretien. Des initiatives comme la vôtre ne peuvent qu’accélérer la solution dans ce sens. »
5° adhérent Gaston BERTRAND de 52000 CHAUMONT par l’Abeille de France , le 05 septembre 1978 (30 francs)- (note 2012 : il sera le fondateur de la section de Haute Marne. Je l’ai revu à Seloncourt en 1993 à l’anniversaire des croqueurs. J’ai eu encore de ses courriers après, puis j’ai appris son décès. Je parle de lui et de son épouse, plus loin en 1978).
6° SALFRANC buraliste presse à Danjoutin , 11 septembre 1978
7° NICOLAS Jean HUEST 27930, le 11 septembre 1978, 30 francs par l’Abeille de France.
Place mémorable : 8° monsieur le maire de Vandoncourt Jean-Pierre MAILLARD-SALINS. 23 septembre 1978.
9° COINUS Jean-Michel de Grand-Charmont un client de mon employeur
10°mon ami FREDY (Frédéric qui préfère son surnom)BELEY secrétaire des croqueurs
11° mon collègue de travail BRAND Marcel d’Etueffont-Bas 6 rue du Bois Sarclé
12° un client BRUN Jean de Montreux-Château
Place mémorable : 13° Daniel ETALON de Vandoncourt 29octobre 1978.
Puis ECAROT Bernard un collègue de travail, TAVENNE Xavier de Beaucourt un client, PARISOT Alain de Belfort L’A.C.A.N de Mulhouse le 17 novembre 78, par la presse. POYARD Louis de Montbéliard par la presse- GENEY André d’Etupes par la presse Etc...
Un ami de travail Marcel BRAND 29 octobre 1978 à Etueffont-Bas rue du bois Sarclé.
« (ma note de 2012 : Plus tard, sur mon conseil, Marcel ira voir le maire de son village que je rencontrerais aussi, afin de demander la création du verger conservatoire. Le premier verger conservatoire naitra à Etueffont.
Convention entre monsieur G.GUYON et le représentant des croqueurs de pommes Jean-Louis CHOISEL le 28.12.1983. Lorsque Marcel BRAND décédera, enterrement le 07/08/1992 à Etueffont, je demandais au maire monsieur G. GUYON, de baptiser ce verger du nom de mon cher camarade. Ce qui fut fait ». Merci monsieur Le Maire.
Entre juin et décembre 1978 (ma note de 2012) la revue « Le colporteur de la Franche-Comté » publiera mes articles du n°5 au n° spécial Noël 1978 n°10. La souscription n’apportera pas beaucoup d’adhérents et l’éditrice refusera de me rendre mon manuscrit. J’apprendrais plus tard qu’elle avait utilisé mon « œuvre » pour son besoin personnel y compris mon histoire sur la Tante Arie. Bref je me suis fait pigeonné. Après le n° 10 cette revue ne paraîtra plus. »
MON INTERVIEV A FR3 BESANCON :
Le mardi 08 août 1978 je suis invité à Besançon pour une émission radio. J’ai vais avec Jacqueline. Vous faisons la connaissance de l’écrivain André Frossard. Je suis interrogé sur le jardinage et le verger biologique et je lance un appel pour la société des croqueurs de pommes.
(note 2012 : je possède l’enregistrement son).
Cela attire de nouveaux adhérents. Je réponds à de nombreux courriers, chaque timbre coûte 1,20 francs…et m’oblige à veiller tard après mon travail. Jacqueline me dit que n’est pas prudent avec mes crises de spasmophilie et ma maladie cardiaque de Prinzmetal. Je ne l’écoute pas.
(Note en 2012 : Et ce qui devait arriver arriva : En janvier 1987, licencié économique de Ravi-Peugeot-Vieux Charmont-Montbéliard je m’expatrie en Touraine avec mon épouse tourangelle qui va, ainsi retrouver son terroir.
Je créée donc la section croqueurs de Touraine en avril 1987.
En octobre 1988 c’est le 10° anniversaire des Croqueurs.
Le chaleureux André BUGNON président, m’invite donc à Montbéliard salle du Champs de foire. Coïncidence c’est à 200 mètres du lieu où je travaillais comme technicien en électroménager. Immense plaisir de retrouver tous les amis et des gens venus de loin. Par exemple une pharmacienne venant d’Allemagne pour me rencontrer. Ma mère est là, je loge pour ces deux jours, chez elle à Seloncourt avec mon voisin tourangeau (originaire des Ardennes) Guy VERONESE. Nouveau croqueur Guy exposera ses spécialités à base de pigeons aux pommes. J’ai amené un grand nombre d’adhérentes et adhérents de la section de Touraine et, clou du spectacle, je leur avait demandé de venir avec le costume de leur terroir ! Mon ami Frédéric BELEY et son épouse étaient venus me voir. Frédy je le voyais pour la dernière fois avant son décès
(NOTE 2012-Monsieur Poyard ne viendra plus.
Francis Bedat demandera à être démis de sa fonction le 1er avril 1979.
Lorsque j’annoncerais dans la presse la première exposition prévue pour octobre 1980 à Belfort, Francis Bedat, enseignant au lycée agricole de Valdoie apprenant l’invitation page suivante de monsieur le Préfet, de monsieur Jean-Pierre Chevénement (qui fut remplacé par le député Forni) et d’autres édiles, viendra me voir. La fermeture définitive du Lycée Agricole de Valdoie-90 était programmée. Les enseignants désiraient que, dans mon discours, je demande le maintien de cet établissement. C’est ce que je fis. Je ne sais pas si c’est à cause de mon discours mais le Lycée ne ferma pas.
Néanmoins j’appris, plus tard, par des élèves que les variétés de notre terroir n’étaient pas bien vues et que la Golden était préconisée. Je raconterai à la date correspondante comment la presse commenta dans un ton comique ma mésaventure (qui aurait pu être pénible pour moi) vis-à-vis de monsieur Le Préfet.
RENCONTRE AVEC VANDONCOURT : Le samedi 23 septembre 1978, bien que je travaille ce jour là car mon jour de congé est le lundi, je vais voir Jean-Pierre MAILLARD-SALIN conseiller général et maire de Vandoncourt. Il verse sa cotisation et me présente Daniel ETALON instituteur du village. Ce dernier doit venir me voir à Fontenelle a mon domicile qui est le siège des croqueurs de pommes. Le dimanche 29 octobre monsieur Daniel ETALON vient me voir et nous discutons un peu pour faire connaissance. Il me déclare ne pas s’intéresser au « bio » mais plutôt à l’arboriculture classique.
Avec le maire de Vandoncourt Jean-Pierre MAILLARD-SALINS et Daniel ETALON nous avions projeté de lancer l’opération « Damas et Damasine ».
Damas est une prune et également le sobriquet des habitants de Vandoncourt. Monsieur le Maire m’avait demandé également de tenir une rubrique dans le bulletin communal «L’Echo de notre Village» à partir du n°30 de mai 1978 et n° 48 et autres. J’ai oublié le nom de la personne, une dame, à qui j’envoyai mes articles. L’opération en question consiste à sauvegarder ces fruits. Monsieur LAURENT, retraité, se joindra à nous.
(NOTE : Une autre précision: J'avais remarqué qu'à Vandoncourt des anciens du village nommaient la prune DAMAS " la prune à cochons" du fait de sa saveur douce. J'avais alors suggéré à Jean-Pierre Maillard-Salin l'idée d'une opération de revalorisation du Damas et de la Damassine.
Ce fut l'objet d'un de mes articles dans un bulletin et dans la presse locale. J'avais demandé à monsieur Laurent de nous épauler, Daniel Etalon et moi, afin que notre équipe soit efficace. J'avais fait des semis de Damas et je préconisait, parallèlement, à la commune de regreffer. Il s'est confirmé plus tard que le greffage était plus certain car mes semis ne présentaient pas d'homogénéité attendue.
Daniel ETALON fera participer les élèves de l’école. Lors de la première réunion que je présidais j’avais préparé le terrain pour annoncer que la première séance d’initiation au greffage se déroulerait à Vandoncourt. Daniel ETALON est d’accord pour prêter sa classe.
Rendez vous fixé pour le premier avril 1979.
Daniel ETALON.©
(note en 2012 : Daniel est toujours un des piliers de l’association)
DEUXIEME BULLETIN DE LIAISON : octobre, novembre, décembre 1978.
Je suis toujours seul pour le rédiger et l’éditer. Fredy BELEY n’étant plus là je demande à Annick CHIPEAUX, de me faire la frappe ce qu’elle accepte de grand cœur. Il y a 13 pages.
Articles : - Vie de la société. - Opération Damas et Damassine. - Monsieur BONNOT nous signale. Nouvelles de Suède (j’avais contacté mon cousin Michel BARBIER qui enseigne le français aux enseignants de Suède. Il était OK. Pour devenir notre correspondant). - Le Pommier. - Fiche Technique Fruits : pomme Jacques Lebel. - A la recherche de vieilles variétés. - Nos adhérents lointains nous écrivent. - Appel à toutes et à tous. - Arbres recommandés. - un bulletin d’adhésion vierge. - reffons et Greffage (avec mes dessins). - Contrat amiable ( c’est une formule que j’ai lancée mais il s’est avéré plus tard que l’argent et le temps consacré à envoyé gratuitement à des dizaines de personnes ne donna aucun retour positif pour l’association sauf, peut-être, d’avoir gagner de nouveaux adhérents.
Le bulletin sera tiré à Vandoncourt (frais 30 francs).
MA DECOUVERTE DE JEAN BAUHIN ( 1541-1612) :
Je m’intéresse beaucoup aux us et coutumes du Pays de Montbéliard et du Nord Franche-Comté. C’est au hasard de mes recherches dans les archives de diverses bibliothèques que je découvre ce naturaliste du 16° siècle connu de quelques érudits.
(Note en 2012 : Ma passion sera telle que je ferais tout pour faire connaitre Jean BAUHIN du grand public.
Jean BAUHIN
Né dans le nord de la France, médecin du prince de Wurtemberg Montbéliard mais aussi herboriste, naturaliste, pomologue. Enseignant à Montpellier, fondateur du jardin botanique de Lyon, il en sera chassé pour cause de protestantisme. Ma curiosité pour ce grand savant ira jusqu’à faire traduire ses textes latin & allemand en français et en 1982 à réaliser un manuscrit sur les poires et les pommes, gravures sur bois comprises. La Société d’Emulation de Montbéliard publiera mes deux mémoires : « Les poiriers au Montbéliard et aux environs. Jean Bauhin premier pomologue volume n°106,1983 publié en 1984 » et « Les pommiers au Montbéliard et aux environs, Jean Bauhin premier pomologue, Traditions, Les pommiers du Wurtemberg au XVI° siècle. »).
17 NOVEMBRE 1978 .
Suite à ma lettre envoyée au Québec je reçois une réponse de monsieur Roland Gilbert chef de la division d’horticulture au Ministère de l’Agriculture chemin de Sainte-Foy. Il est favorable à des échanges et m’indique l’adresse de monsieur Maurice Beauchamp du jardin botanique de Montréal. J’envoi le bulletin de liaison n°2 à ces deux personnes le 10 décembre 1978.
18 DECEMBRE 1978.
Je réponds à une lettre de monsieur Dominique CHOULIER qui m’avait écrit : « A la suite d’articles qui vous mentionnent et d’autres dont vous êtes l’auteur dans la presse locale je me suis senti en sympathie morale…..Je serais désireux d’effectuer quelques greffes le printemps prochain . Je pense que vous serez le meilleur conseil…. ». Je lui réponds en l’informant de la séance du 1er avril 1979 à Vandoncourt.
( note 2012 : Dominique enverra sa cotisation le 05 janvier 1979 et sera, pour un temps, un membre très actif).
FIN DECEMBRE 1978.
Je contacte le Ministère de l’Agriculture du Québec afin d’avoir des noms de variétés locales françaises qui seraient éventuellement cultivées au Canada. Par l’intermèdiaire de la revue l’Abeille de France j’entre en correspondance avec un apiculteur de Trois Rivières, Anselme HUOT. Je continue sans relâche à prêcher la « bonne parole » à la moindre occasion et j’annonce partout la séance de greffage prévue à Vandoncourt pour le 1er avril 1979. J’ai des promesses.
ANNEE 1979.
Edition du bulletin n° 3 le 07 février. Je n’ai toujours pas de secrétaire. Je rédige à la main et mon épouse frappe quelques pages.
Tirage 100 exemplaires à Belfort ( je dépose 2 exemplaires au greffe du tribunal et 3 à la préfecture de Belfort).
Le thème du bulletin : - courrier des lecteurs, - appels divers, - mon article La vigne en Franche Comté et au pays, - Jardin biologique, - une chanson très ancienne du « Pays de Montbéliard » Lou Bon An (avec les notes).
17 janvier 1979.
Je reçois une lettre avec d’un chèque d’adhésion daté du 15 janvier 1979 : « …j’ai l’avantage de vous proposer mes services en tant que secrétaire pour cette année. J’ai lu votre appel sur le bulletin n° 2 de votre société. Jean-Jacques MATHEY de Sainte-Suzanne, Doubs. Il devient secrétaire.
21 MARS 1979
même motif, suite bulletin n°2: Adhésion de Raymond EGLIN de Bas-Evette 90. Il est d’accord pour le poste de vice président.
15 MARS 1979
Philippe MARCHENAY que j’ai contacté en 1978 travaille pour le professeur Raymond PUJOL, ce dernier me contacte, il est intéressé par l’action et y adhère aussitôt, il est directeur au Muséum National d’Histoire Naturelle et président de l’Institut International d’Ethnosciences dans la maison de Cuvier, Paris.
(Note 2010 : Mes contacts avec ces deux hommes seront très bénéfiques et durant de longues années. Dès 1979 j’ai eu l’occasion de leur envoyer mes premières fiches d’observations et des diapos concernant des espèces et variétés de Franche Comté. Ces deux amis ont préfacé plusieurs de mes ouvrages et j’ai collaboré bénévolement lorsqu’ils ont besoin de mes services en pomologie. Philippe deviendra un chercheur apprécié au C.N.R.S).
COURANT DU MOIS DE MARS 1979.
Un grand nombre d’adhésions arrivent suite au bulletin n°2 (Alsace, Territoire de Belfort). Une cliente madame BECKER de Montbéliard que je dépanne est intéressée par cette cause et accepte le poste de trésorière. ET ho miracle ! elle est conservateur dans une bibliothèque qui possède les ouvrages de Jean Bauhin.
Cette personne n’a pas de lien avec le professeur Georges BECKER. Au nom des croqueurs je cotise à l’Association Départementale de Protection de la Nature du Territoire de Belfort, n°657 février 1979 et informe le président, monsieur Carry, de notre séance d’initiation au greffage du 1er avril 1979.
VENDREDI 23 MARS 1979.
2° REUNION.
A la mairie de Fontenelle-90- J’ai envoyé des convocations pour la 2° réunion dans la mairie de Fontenelle. Je prévois le vendredi 23 mars 1979 en soirée. Pourquoi pas le samedi ? et bien parce que ce jour là ma profession m’oblige à travailler. Mon jour de congé est le lundi. Par la suite en cas de besoin je serais obligé de prendre un samedi sur mes jours de congés payés
( note de 2010 : il s’avèrera que mon employeur ne sera pas très coopératif et je devrai me reposer sur des membres pour me remplacer, souvent, les samedis lors d’événements importants). Donc lors de cette réunion mémorable sont présents : Monsieur Louvet de la Chambre d’Agriculture de Belfort, monsieur Bedat, Raymond Eglin, Jean Jacques Mathey enseignant au lycée technique Viette la Tour de Montbéliard qui va remplacer Frédy Beley présent pour la dernière fois, (J.J.Mathey est collègue de mon ami de Maurice Lachiche), Nous débattons du financement du bulletin n° 4 et je confirme que la séance d’initiation au greffage aura bien lieu à Vandoncourt le 1er avril.
Monsieur Jacques Redoutey correspondant à L’Est Républicain écrira un article pour nous soutenir. Nous parlons également du terme « Société » pouvant devenir « Association ».
MEME JOUR :
Lettre de monsieur J.HUET Directeur I.N.R.A. Station de recherches d’Arboriculture Fruitière, Angers. « Monsieur Choisel Jean-Louis Président Fondateur de la Société des Croqueurs de pommes, Fontenelle 90150. Je suis prêt à vous apporter notre concours…. ».
1 er AVRIL 1979
1ere SEANCE D’INITIATION GREFFAGE. Ce dimanche, à l’école de Vandoncourt, dans la classe de Daniel ETALON, je suis en face de 40 auditeurs et enseigne au tableau les cours théoriques de greffage. Puis pour le côté pratique nous allons dans le verger de mon collègue de travail André Fesselet. Ce vieux verger est surtout habité de cerisiers du terroir . On y rencontre des variétés telles que Chalannoise, noire tardive…etc…et je découvre ce nom : « George » du nom d’un ancien naturaliste du Pays de Montbéliard. Je suis surpris car dans ma jeunesse, avec ce personnage et avec mon instituteur appartenant à la Société d’Histoire Naturelle, j’allais étudier les vipères au « Pont Sarrazin » à Vandoncourt. Pour cette séance de greffage par une belle journée sans pluie, j’ai transporté monsieur Pierre Haudeberg un retraité du Territoire de Belfort qui possède un vieux verger rempli de variétés anciennes de pommes.
Ce monsieur va initier un premier groupe de visiteurs. La seconde équipe sera initiée par Francis Florimont le frère d’un collègue de travail habitant à Faverois-90- Je fais donc connaissance avec cet employé des établissements Domont à Beaucourt. La troisième équipe sera menée par Francis Bedat enseignant au Lycée Technique de Valdoie.
En fin de journée monsieur Bedat me déclare qu’il se désiste de son poste de conseiller technique. A partir de cette journée Francis Florimont devient notre conseiller technique. Il y a encore le couple Gaston Bertrand de Chaumont. Je distribue des porte-greffes. Monsieur le Maire de Vandoncourt est venu dire bonjour aux personnes présentes. Il me demande de rédiger des articles pour le bulletin municipal, ce que j’accepte.
05 et 06 AVRIL 1979
Suite à mes courriers je reçois encore des réponses. Par exemple de monsieur P. Poly : «Monsieur le Président Jean-Louis Choisel, je vous remercie de m’avoir adressé le bulletin de liaison « Les Croqueurs de Pommes » …dont vous êtes le fondateur. J’apprécie votre idée de « conservatoire d’arbres fruitiers » et vous conseille vivement de garder le contact à ce sujet avec la station de recherche fruitière d’Angers. Comme vous en avez exprimé le désir, je vous adresse ci-joint photocopie du rapport de Monsieur Jacques JOLY Directeur de l’I.N.R.A. » . Signé : R.Poly Ministère de l’Agriculture, région Franche Comté Ingénieur Général.
A monsieur Choisel Jean Louis président-fondateur….à Fontenelle…..Notre directeur Général, monsieur J.Poly m’a demandé de vous dire l’intéret qu’il portait aux efforts…… ». Signé : J.Marrou I.N.R.A. Paris Grenelle.
15 AVRIL 1979
Francis Florimont m’annonce qu’il peut greffer « en volant » des variétés anciennes intéressantes que je voudrai bien lui fournir. C’est ce que je fait (Note 2012 : jusqu’en 1986)
DIMANCHE 22 AVRIL 1979
Séance de greffage à Evette-Salbert dans le village de Raymond EGLIN. Annonce de la séance du 1er Avril 1979 :
QUATRIEME BULLETIN DE LIAISON. Avril-Mai-Juin 1979.
Je rédige toujours les articles.
( Note 2012 : j’en rédigerai encore jusqu'au début des années 90 malgré mon éloignement en Touraine) . Mon nouvel ouvrage « Verger Naturel et Variétés Fruitières Régionales Guide Pratique » n’intéresse pas les croqueurs. Je compte donc le publier à compte d’auteur.
J’ai trouvé un imprimeur en la personne de monsieur Michel LEGRAND un client de Belfort dont je dépanne la machine à laver. Il se trouve qu’il est le directeur du Centre de Développement et d’Animation Concertée de la ville de Belfort (C.D.A.C.) Tours 41. Monsieur Legrand accepte également d’imprimer mon ouvrage, à titre payant, ainsi que nos bulletins de liaison.
C’est ainsi que le n° 4 sera imprimé en 100 exemplaires. Avant la parution du 4° bulletin Raymond Eglin, tout sourire, vient à mon domicile de Fontenelle (siège des croqueurs) pour m’annoncer une bonne nouvelle. Raymond un psychologue au service embauche des usines Bull à Belfort à demandé à un collègue le docteur Albert Pontès de réaliser un dessin pour la couverture du bulletin. Il s’agit d’un grand-père jardinier croquant une pomme et assis au pied d’un pommier. Idée géniale ! il me fait penser à mon grand-père.
( Note 2012 : Ce dessin existera jusqu’au n° 7 inclus. Puis du n°8 à 10 inclus le même personnage sera debout. Puis à partir du n° 11 le vieux jardinier tiendra un sécateur d’une main et un oiseau sur l’autre. Super trouvaille !)
11 JUIN 1979
Je reçois un chèque de monsieur André BUGNON. Avec son bulletin d’adhésion. C’est une personne recommandée par monsieur Maillard-Salins.
(Note du 02 juin 1980 : Je reçois, à mon domicile de Fontenelle , la visite d’un charmant couple retraités de l’Education Nationale, madame et monsieur BUGNON de Vandoncourt . Ils ont cotisé le 11 juin 1979. Madame BUGNON veut bien s’occuper des roses anciennes.
Note de 2012 : Ce couple deviendra un formidable et durable pilier des croqueurs de pommes. Hélas Lucie a disparue trop tôt mais quels services rendus pour notre cause !. André si tu me lis saches que tu as toujours ma durable affection A suivre ».
15 JUIN 1979.
Monsieur Helgue Maffert de Belfort adhérent depuis le 26 avril 1979, devient le trésorier.
10 SEPTEMBRE 1979.
J’expédie au professeur Raymond du Muséum d’Histoire Naturelle à Paris une série de diapos fruits prises par mes soins dans les vergers de Franche-Comté, je joins les fiches descriptives correspondantes C’est le début de mes enquêtes réalisées les dimanches et, parfois entre midi et 14 heures la semaine avant de reprendre mon travail.
24 SEPTEMBRE 1979
Je reçois une lettre de monsieur F. Lannane de l’Ecomusée Parc Régional des Landes de Gascogne à Sabres (puis Marquèze) qui m’écrit de la part du professeur Pujol :
« Monsieur Choisel , je me permets de vous demander les fiches techniques concernant les fruits que vous avez mises au point. Monsieur Pujol me signale également que les bulletins de votre association n°2 et 3 devraient intéresser fortement le Centre de Documentation de l’Ecomusée » .
(note 2012 : Depuis 1986 j’avais une autre passion, celle de réaliser des fruits moulés en plâtre peints aux formes et couleurs fidèles des variétés (pommes, poires). J’ai cessé voyant que les croqueurs de Touraine étaient pas intéressés par mon offre de Don pour la section. En 2007 des rencontres fortuites avec quelques personnes ont fait que j’ai cédé une partie de ces fruits moulés à cet Ecomusée et la dernière partie à la Société Nationale d’Horticulture de France. En 2010 j’ai faits don des moules à mon ami Philippe Girardin. ».
© choisel
Un courrier du professeur Raymond PUJOL. C’est le début d’une longue coopération.
29 SEPTEMBRE 1979.
Reçu lettre de l’Association NATURE et PROGRES qui me demande des bulletins de liaisons et notre collaboration en bio. LA VISITE DE DEUX CANADIENS A FONTENELLE.
06 OCTOBRE 1979.
Par l’intermédiaire de la revue « L’Abeille de France » j’ai fait la connaissance de Anselme Huot, apiculteur à Trois Rivières, Québec. Il désire me rencontrer, accompagné de son ami Charles Maurissette.
Je l’invite et organise une soirée en faisant participer les croqueurs de pommes. La municipalité de Fontenelle ou je suis conseiller municipal, est d’accord pour prêter sa très petite salle de réunion. Je vais chercher les canadiens à la gare de Belfort et leur fait visiter le musée. Dans l’après midi réception par les notables de Fontenelle et cadeau d’une médaille de Belfort. Les visiteurs offrent un diplôme et une lettre signée par le maire de Saint Louis de France à l’adresse de notre mairie.
Pour la soirée mon épouse a confectionné des « Toutchés » gâteau du Pays de Montbéliard et acheté des jus de pommes. Des amis croqueurs apportent des gâteaux et des prunes (de Blamont). Chacun apporte son siège. Tout sera est fort sympathique. Anselme Huot était surtout invité pour nous parler des fruits au Canada mais cela dévie vers l’apiculture et, le temps passant, notre secrétaire Jean Jacques Mathey, abrège la causerie pour nous diriger vers la seconde partie prévue avec mon ami le chanteur ROGER-SERGE et son ensemble, non sans les applaudissements en l’honneur des visiteurs. Voici la photo du groupe à l'époque, Roger Serge, Georges Marchand guitare, Daniel Falconi basse, Alain Joannis banjo, Jean- Luc Thièvent guitare et Myriam Marchand chant.
J’avais écrit « La Chanson de Fontenelle »
(note 2012 : cette chanson dorénavant sur CD fut interprétée par ROGER SERGE aux jeux de vingt heures télévisés animés par Jean-Pierre Descombes). que mon ami avait mis en musique pour cette soirée et, à cette occasion, j’avais ajouté des strophes en l’honneur des visiteurs ( ces dernières furent enlevées après leur séjour).
La deuxième partie « peuplée » de chansons du terroir Franc-Comtois fut très appréciée. Il y avait au moins 50 personnes : dont une délégation de la municipalité de Vandoncourt en la personne de madame Lucie BUGNON. Maurice Lachiche, Raymond Eglin, Francis Florimont, et d’autres que j’ai oublié de noter ici. Le dimanche midi madame Mathey et Jean-Jacques invitent les canadiens au repas et leur font déguster la bonne tarte aux prunes du pays. L’après midi est consacrée à la visite de l’Alsace et de quelques chaix.
W.E. inoubliable et j’espère ce cette convivialité sera toujours de mise dans cette jeune association.
OCTOBRE 1979
AVALANCHE DE COURRIER GRACE A RUSTICA. En juin j’avais écrit à Philémon de la revue Rustica pour présenter les croqueurs de pommes. Rustica n’a pas tarder à réagir : N° 497 juillet 1979, n°510 octobre 79, n°512 éditorial des 17 à 23 octobre 1979 mon adresse est signalée dans la revue Rustica si bien que, venant de toute la France, je reçois une avalanche de courrier à mon domicile de Fontenelle (siège des croqueurs). Un jour je reçois 50 lettres à la fois. Malgré le partage du courrier avec le secrétaire Jean-Jacques Mathey il m’arrive de veiller jusqu’à deux heures du matin pour répondre. Je suis vraiment épuisé et mes fibrillations cardiaques sont désagréables. Dans le courrier ils y a également des demandes de médias. Nous dépensons beaucoup de timbres et papeterie. Cela promet 1980 !
DIMANCHE 18 NOVEMBRE 1979
Première neige. Mon mini verger conservatoire de Fontenelle est couvert d’un blanc manteau. Je continue à écrire des articles pour Le Cramaillot, La Raconcotte, L’Ami Chrétien etc…
FIN DE L’ANNEE 1979.
Commentaires
Enregistrer un commentaire