Le départ c'est l'existence d'un centre d'instruction de chars créé le 15 août 1916 qui
recrute des volontaires de toutes les armes à Champlieu.
Le 501° RCC est formé le 13 mai 1918.
Les chars français qui combattront : Schneider, Saint-Chamond puis les Renault
FT17, ces derniers mis en service plus tard, en octobre 1918.
13 mai 1920 le régiment qui est encore Régiment d'Artillerie d'Assaut issu de
l'Artillerie d'Assaut (carte postale avec char le témoignant) est transformé en 501°
Régiment de Chars de Combat .Il est déjà installé à Tours au quartier Lasalle depuis
1918 (construit vers 18 ?? et disparut vers 1950 avec la place du Champs de Mars).
Le général Lasalle à donné son nom à plusieurs casernes à Lure, Lunéville,
Tours.....Ce général de Napoléon 1er est né à Metz en 1775 et mort au champ
d'honneur en 1802.
Dès la première mondiale apparaissent deux insignes pour les régiments des chars
de combat: celui, non approuvé par l'Etat Major de l'Artillerie d'Assaut représentant la
salamandre tête à gauche. L'officiel représente deux canons croisés et il est porté
sur le béret noir des tankistes.
Carte de Tours en 1900.
Le champ de Mars
Le champ de Mars
Transport des chars FT17 Renault sur plate forme Péchot et locomotive Baldwin-Decauville.
DEUXIEME GUERRE MONDIALE :
Le 23 août 1939 refonte du RCC 501 avec 3 Bataillons : Les 1°,2°,31°.
Le quatrième, le 30° BCC du Lt.Col. Salce (formé le 01 septembre 1939 à Tours au RCC501), est
affecté au Groupement 520 (GBC 520).
Les 1° et 2° BCC sont armés de chars R35 (2 fois 45 chars). Le 2° est formé à partir
de réservistes rappelés.
Les 30° et 31° BCC sont armés de chars Renault FT17 (2 fois 63 chars). Le 31° BCC
est formé à partir de réservistes rappelés.
Le char Renault R35
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Une parenthèse:
Recherche particulière sur le 31e Bataillon des
Chars de Combat créé en 1939 au sein du 501 RCC de Tours et
disparu sans laisser de trace à la frontière suisse, près de Belfort,
le 18 juin 1940.
Je réponds à toutes les correspondances concernant des renseignements,
documents,..., qu’on voudra bien me transmettre: sinape(le signe) wanadoo.fr
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Le 31° BCC commandé par le Cdt. Lemoine, 5° Armée (Gal.Bourret) part fin
1939 à Reichoffen. Les trois compagnies seront positionnées dans la région.
Les 17 et 18 juin 1940 tout le bataillon se trouve à Moyemont (88) .
Les 2° et 3°
compagnies iront le 19 combattre à l'Est d'Epinal et seront totalement
anéanties.
La 1° compagnie combattra le 20 juin à Saint-Benoit et à la maison
forestière de la Bourgonce.
Le 22 juin 1940 tout le bataillon à ordre de se rendre.
Dans son magnifique récit détaillé auquel je vous conseille de vous reporter,
monsieur G.Thiriot indique que le village de Jeuxey (88) fut grièvement
touché par les combats.
Le 223° RI de la 5° Armée à demandé l'aide d'une
section (laquelle?) du Lt. Guillemin du 31° BCC. Sept chars FT17 vinrent
défendre le village, du 18 au 22 juin 1940.
Les français du 31° BCC avait même
fait des prisonniers allemands. Le combat fut héroïque mais les allemands
mieux équipés et plus nombreux.
Sœur Geneviève, pour empêcher la
destruction complète du village, vint pour pourparlers. Les allemands rendirent
les honneurs aux soldats français qu'ils firent prisonniers.
Un renseignement indique que le 20 juin 1940 deux tankistes du 31° furent tués
à Aydoilles (88).
Il s’agit de Massé Maurice François Joseph (monument de
Perpignan 66) et Prisset Armand Alphonse Emile (monument de Les Aubiers
79).
D'autre part on sait que le 10 juin 1940 des éléments du 31° BCC se trouvent
vers Langres, Vesoul, puis à Besançon le 16 juin 1940 et Pontarlier le 17.
Le 18
juin il est près de Belfort près de la frontière Suisse puis plus rien !
Il convient d’aller consulter des sources comme, entre autres, le site Wikipédia,
au sujet du général de corps d’armée Marius Daille (commandant le 45° Corps
d’Armée Française) qui obtint, grâce au général Suisse Guisan, l’entrée en
Suisse de plusieurs dizaines de milliers de militaires français et polonais
acculés contre la frontière en Franche-Comté (Territoire de Belfort, Ajoie,
Doubs) par l’avance rapide des panzers du général Heinz Guderian.
Mais nous
ne savons rien au sujet des tankistes du 31° Bataillon.
Insigne du 501° RCC:
Insigne du 1° BCC :
Insigne du 2° BCC :
Insigne du 30° BCC :
Le 1°BCC, commandé par le Cdt Warabiot, combattra entre autres en Belgique et fut
dissout fin juin 1940.
Le 2° BCC, commandé par le Cdt. François, commencera sa campagne près de
Laon. Courant juin il semble avoir été dissout dans le département de l'Indre après
être passé par Loches, Indre-et-Loire.
Le 30° BCC commandé par le Cdt. Vallangeon et le Lt.Col. Saice de la 3° Armée se
trouve à Rombas le 18 mai 1940, près de Metz le 15 juin 1940 et semble avoir «
disparu » près de la ligne Maginot.
31e BATAILLON DE CHARS DE COMBAT.
DES TEMOIGNAGES:
Bonsoir,
J'ai lu avec attention votre résumé sur le 501eme RCC et le 31EME BCC. En effet,
afin de rendre hommage à la mémoire de mon père, je souhaite réaliser le parcours
militaire qui l'a conduit jusqu'en Allemagne où il fut prisonnier de guerre pendant cinq
ans.
Il appartenait au 31EME BCC et a été fait prisonnier à LA BOURGONCE (88), le
15 juin 1940 sur son registre matricule et 22 juin 1940 sur la liste de prisonniers au
stalag VA LUDWIGSBURG.
Un rapport de son chef de bataillon mentionne :
A la date su 21 juin 1940 :
"La 1ère Cie est chargée de la défense du PC du Général commandant le XIIEME
C.A. à la maison forestière de la BOURGONCE.
Plus de renseignements sur les
2EME et 3EME CIES".
A la date du 22 juin 1940 : "Ordre de déposer les armes vers 16 h".
A la date du 23 juin 1940 : "Départ pour la captivité (E.M - C.E - 1ERE CIE)".
A la date du 24 juin 1940 : "Arrivée à SELESTAT (67). Bataillon dispersé, Officiers séparés de la troupe".
J'en conclus donc, que mon père appartenait à la 1ERE CIE. Il est entré en
Allemagne le 22 juillet 1940 et je recherche où il a été détenu en France pendant
environ un mois (peut être à la caserne de SELESTAT).
C'est peut être tout ou partie des 2EME et 3EME CIES qui se trouvaient près de
BELFORT (90) le 18 juin 1940.
Il faut dire que les CIES du 31EME BCC étaient dispersées sur plusieurs objectifs.
L'E.M, la C.E et la 1ERE CIE sont partis en captivité.
En ce qui me concerne, j'ai beaucoup de mal à retrouver les fermes où mon père a
travaillé pendant sa captivité.
Merci de vous intéresser au 31EME BATAILLON DE CHARS DE COMBAT.
Jeanne.
10 décembre 2010. Madame TRIGALOT écrit :
C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai lu et relu ce document relatant cette bataille
à Jeuxey.
En effet, mon père appartenait au 31ème BCC, mais je ne sais pas encore à ce jour
s’il était rattaché à la 1ère, 2ème ou 3ème compagnie et s’il a participé à ce triste
évènement.
En effet, afin de lui rendre hommage je reconstitue, jour après jour, son parcours
militaire de 1939 à 1945, que je souhaite effectuer jusqu’en Allemagne.
Il a été fait prisonnier le 22 avril 1940 à la Bourgonce (88).
La bataille de Jeuxey Juin 1940 :
récit de G. Thiriot :
Le 18 juin, le capitaine Chasseigne du 223° RI vint prévenir le maire, qu'il allait
organiser la résistance dans le village avec sa compagnie et le concours, en appui,
d'une section de chars du 31° BCC, sous les ordres du lieutenant Guillemin.
Monsieur Poirot, avec une vive insistance, demanda à ce que cette résistance soit
exercée ailleurs que dans un pays habité, de ne pas transformer la commune en
champ de bataille.
Rien n'y fit, le capitaine disant qu'il exécutait les ordres du général
commandant la 5ème armée.
Tandis que des barricades et des chicanes étaient dressées aux entrées du pays,
rue de Dogneville, rue de Longchamp et rue du centre, monsieur Poirot demandait
encore à l'officier, s'il ne convenait pas de prévenir la population, qu’il valait mieux
partir au plus vite.
Très optimiste, le capitaine rassura le maire, lui affirmant qu'il
suffisait de se mettre à l'abri dans les caves.
Des mitrailleuses furent donc placées aux endroits opportuns :
un poste commandait
notamment la route d'Epinal, et sur le pont du Saint-Oger,
une barricade faite de
voitures avait été installée.
Vers midi, une section de 7 chars FT sur camions du 31° BCC, fit son apparition
dans le village. Repérés par un avion de reconnaissance allemand, les chars se
dispersèrent vers la route d'Epinal, puis vers le bois de la Voivre, quand l'artillerie
ennemie les eut pris sous son feu.
Il s'agissait, de petits chars de six tonnes. Ils
étaient servis par un personnel courageux qui se battit bravement.
Le 19 juin, le capitaine Chasseigne a envoyé en direction d'Epinal, à l'auberge des
Quatre-Vents, la section de l'adjudant Profit et une pièce de 25.
Durant l'après-midi et
une partie de la soirée, le PA Profit a subit de violents tirs d'artillerie puis, quand le 25
a été détruit et l'auberge incendiée, les minems ont éclaté sur la position.
A 22
heures, Chasseigne a envoyé le soldat Portier remettre un ordre de repli à l’adjudant
Profit et, à 3 heures du matin, avec le chef Sabatier légèrement blessé, le sergent
Treborel et quelques hommes, l'adjudant revenait à Jeuxey.
Le 19 juin toujours à Jeuxey, des patrouilles allemandes tentent une incursion, vers 5
heures, notamment par le chemin de Raménil.
Repoussées avec pertes, elles
doivent se replier rapidement, non sans incendier la maison de René Grony, après
avoir lâché les vaches que la fermière était en train de traire.
Puis des salves ont
détruit les habitations des familles Julien, Thiriat, Lecoanet, Guerard, Vautrin.
Dans la journée du 20 juin, les buissons brûlent devant la mairie, les projectiles
incendient les maisons Laruelle, Poirot et Genay.
Lorsque l'instituteur, M. Lacuve,
voit la maison de sa propre mère atteinte par les flammes, il se rue vers la grange
qui abrite sa Citroën, mais ne peut sauver la voiture.
De fortes patrouilles allemandes contournent le village et peuvent y pénétrer en profitant
des couverts et en se faufilant dans le cimetière. De là, ils descendent dans le centre.
Un soldat du Reich qui s'avance, le fusil d'une main, la grenade à manche de l'autre,
est abattu par une rafale de fusil-mitrailleur.
Vers 9 heures, la maison de M. Poussot Gervais est incendiée, puis celle de M.
Mangin Emile.
Les mitrailleuses et les chars du lieutenant Guillemin tirent sans arrêt sur les troupes
allemandes qui essaient de prendre le village, mais sont repoussées avec de lourdes pertes.
Avec deux chars, le lieutenant Guillemin s'offrira même le luxe de charger un
minen en batterie à la lisière d'un bois et de ramener deux prisonniers.
La barricade du pont du Saint-Oger et celles qui s'élèvent prés de la boulangerie ont
été évacuées, mais les hommes du sous-lieutenant Hilaire et de l'aspirant
Bobovnikof sont embusqués aux soupiraux des caves, ce qui expliquera le nombre
peu élevé de victimes des bombardements.
Un silence relatif succède au crépitement de la mitraille : mais c'était le calme
trompeur qui précède la tempête.
Un tir de réglage des batteries allemandes
commence sur Jeuxey :
les batteries des forts de Longchamp et de Dogneville tirent
également sur les abords du village, mais des obus tombent sur les maisons.
C'est à ce moment que s'intercale un épisode tragique qui se déroula au fort de
Longchamp.
Le canonnier Robert Nurdin, batterie 3, du 2O7° R.R.P. marié, pére de
3 enfants, s'écrie en exécutant les ordres reçus : « C'est malheureux, on me fait tirer
sur mon village, sur ma propre famille ! ».
Au même moment (il était à peu près dix heures du matin), des éclats d'un obus de
105, tiré par les artilleurs allemands depuis les hauteurs du plateau de la Justice à
Epinal, l'atteignent et le blessent mortellement.
Le bombardement fait rage au cours de cette journée et ne se ralentit que le soir.
Mais déjà toutes les maisons du faubourg sont brûlées par obus incendiaires, le feu
s'est propagé avec une violence inouïe, activé par le vent du nord.
Le 21 juin au matin, le bombardement reprend avec intensité, se concentrant vers le
centre.
Toutes les maisons du côté droit sont brûlées, depuis la maison Laruelle
jusqu'à la demeure de M. Poirot Joseph.
Plus tard, le sinistre se déclare dans les
maisons Bled, Crouy Eugéne, Claudot et Bastien Emile.
Les obus pleuvent sur l'école des filles et sur le presbytère.
Le cimetière même, est
atteint, plusieurs fois : un projectile explose sur une tombe, y creusant un trou
profond. D'autres s'écrasent sur les murs de l'église. La flèche est atteinte
également, de même que la toiture et la voûte. Trois vitraux sont pulvérisés.
En bref, comme je l'ai dit plus haut, trois maisons seulement n'ont pas été atteintes
par les obus. Toutes les autres ont eu à souffrir de ce déluge d'obus.
Enfin, le 22 juin amena la fin des combats.
La résistance a faibli et les mitrailleurs se
sont rendus. Mais les équipages de chars ne veulent rien savoir et continuent à se
battre.
Sacrifice sans espoir et qui ne sauve que l'honneur.
L'Officier allemand qui mène l'attaque menace de faire détruire le village si les chars
continuent à tirer.
Une religieuse alsacienne, Sœur Geneviève, sert d'interprète et d'intermédiaire, et
par ses pourparlers, empêche la destruction complète de Jeuxey.
Les vainqueurs, qui ont subi des pertes sensibles au cours de ces assauts, rendent
les honneurs aux combattants français qui leur ont tenu tête.
Les victimes:
Quatre combattants du 223° RI ont été tués au cours de ces combats :
ce sont le
sergent-chef Eugéne Sabatier, le sergent Joseph Prokop, le caporal Raymond
Cuvelier et le soldat Robert Touillet qui a succombé à ses blessures.
Nous rappellerons que le canonnier Robert Nurdin du fort de Longchamp, quelques
jours précédant son décès, avait accompagné le lieutenant Martin, commandant du
fort, pour procéder à l'enlèvement d'obus non éclatés, arrêtant la circulation sur la
voie ferrée de Chavelot bombardée par les avions allemands.
Volontaire, il s'est
rendu dans la nuit du 18 au 19 juin à Epinal pour aller chercher les derniers ordres
de la Place.
Comme victimes civiles, à déplorer, la mort de M. l'abbé Constant Maire, curé de
Jeuxey, qui visitait ses paroissiens réfugiés dans les caves et s'efforçait de les
rassurer, mais, blessé à la jambe par un éclat d'obus, son état nécessita son
transport chez Mme Duc en attendant qu'on puisse le conduire à Epinal. Le 21 juin,
on lui coupa la jambe. Il était trop tard, la blessure était déjà gangrénée et le curé de
Jeuxey mourut le 28 juin.
Enfin un homme de 68 ans, monsieur Deletang, affolé par les bombardements, se
dirigea vers les Adelphes : il fut tué devant le fort.
Pendant ces journées et ces nuits tragiques, la population vivait dans les caves, avec
les angoisses que l'on devine. Plusieurs familles se réfugièrent dans les bois, mais
ne purent s'y maintenir.
Il m'importait, par respect pour les anciens de Jeuxey qui ont souffert durant ces
journées de juin 1940, de garder le souvenir pour les générations futures.
G. Thiriot.
Eric MORIN de Tours-19 septembre 2011:
Mon père était caporal chef de char sur FT.
En 1940 il faisait partie du groupe de
chars déposés sur le plateau de Langres. Rapidement repérés par les avions de
reconnaissances dont l'un d'entre eux fut abattu par un char, les hommes furent
coupés de leurs supérieurs.
Un sergent donna l'ordre d'abandonner les chars, ne
sachant ou aller ni ou engager le combat.
Prisonnier, mon père fut emmené en
Autriche.
De FRON Emmanuel - 19 mars 2012:
Je retrouve dans les papiers de mon père, une citation à l'ordre du régiment du 31
bataillon de chars de combat par le général HUNTZIGER.
Il a été cité pour" son
courage et son allant au cours des journées des 18, 19, 20 juin 1940 en assurant sur
le terrain malgré un bombardement intensif la réparation du matériel hors de combat
assurant ainsi et malgré la fatigue, le remplacement des chars aux unités engagées".
Après le combat mon père a été capturé par les allemands et envoyé à l'OFLAG
XVIIA où il a passé quelques mois de juillet 40 à mars 41 avant d'être libéré pour
maladie et revenir en France après être passé par l'OFLAG IVC puis par le STALAG
IVB.
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