36e BATAILLON des CHARS de COMBAT.

 Histoire de l'insigne du 36° bataillon des chars de combat 

(char Renault FT17 et FT31):


Description de l'insigne du 36° BCC

par le Général Commandant l'Armée 1939, notice n°71:  Heaume broché or sur un fond vert et couleurs bisontines. Couleurs bisontines: noire, jaune, rouge. Etoile or de l'Ecole des Chars sur fond vert. 

Pourquoi une étoile or de l'Ecole des Chars ? Il s'agit de l'Ecole des Chars de Versailles dont, en 1939 des officiers et sous/officiers constituèrent une partie du 36° BCC avec des réservistes Alsaciens et des Franc-Comtois dont mon père. Les couleurs bisontines: le Bataillon fut créé à Besançon dans le GBC 506.

Frédéric Sinibaldi , un passionné qui eu la gentillesse d'éditer l'insigne en 2015, sur ma demande, à remarqué que les 6 bandes de couleurs multipliées par 6= 36 ! Pour diverses raisons l'épure d'origine n'a pas pu être retenue pour la forme exacte trop simpliste de la salamandre, mais celle ci est mise en valeur par Frédéric et les symboles restent. Voilà au moins notre bataillon et ses hardis combattants enfin honorés ! 

MERCI à: -Monsieur le Général (2s) Jacques MAILLARD, président d'honneur de la Fédération des Chars de Combat.

 Association du musée des blindés de Saumur.

 à Frédéric. 







Insigne de l'Ecole des Chars de Combat de Versailles: nous remarquons que l'étoile est "or":


















INSIGNE FINAL du 36° BCC :






Mon père Jean CHOISEL habitant alors à Belfort fut rappelé en septembre 1939 à Besançon pour être intégré au Groupement des Bataillons de Chars de Combat 506 de Saint Ferjeux. 


Il était chasseur c'est à dire pilote-mécanicien dans le 36° Bataillon , 1° compagnie , 1° section (Lieutenant Dreyfus) des Chars de Combat. 

En 1940 il a participé courageusement, comme beaucoup d’autres, à divers combat dans la Marne et dans l’Aisne. Il lui avait été attribué le char Renault FT 31 n°67349 nommé après la guerre par des historiens « jeannette » (prénom de ma mère) car le paternel avait peint sur la tourelle « Jeannette et Jean » . 

En appui pour le RCC 504 , mon père Jean à défendu, entre autres, dans l’Aisne, le 06 juin 1940 jusqu’au sacrifice les positions capitales du « Moulin Laffaux » à 4 heures du matin pour nettoyer les positions allemandes . Là il est entré en soutien, d’éléments du GRDI 40 (capitaine de Villentroy), des motocyclistes. Un autre char participait à l'opération.

A 10 h10 Jean Choisel fut engagé sous un bombardement intense de l’artillerie ennemie, à défendre « l’Ange Gardien ». Là il fut grièvement blessé et son char anéanti par des obus d’artillerie. Dans d’autres secteurs les chars du 36° bataillon furent également tous détruits . Il faut dire que les allemands en face étaient dotés de matériel le plus moderne de l’époque malgré le traité de Versailles et que leur armada contre quelques pauvres chars de la guerre de 1914- 1918 était voué au succès. 

Mon père Jean était coincé dans son char. Le reste du personnel de la 1°section se replia vers Margival , Soissons puis Montgobert . Mon père, sans aide, dû taper avec son pied valide (le talon de l'autre pied était arraché) contre le double panneau avant déformé par les obus et enfourcher une moto abandonnée pour se replier à l'arrière. L’armée lui a décerné une citation élogieuse devant sa bravoure, et la croix de guerre avec étoile de vermeil. 

Beaucoup d’autres tankistes furent honorés. 


Voici la photo du char "jeannette-jean", Jeannette c'est ma mère. Le char n° 67349 faisait partie de la 1ere Compagnie. La mitrailleuse est une MAC 31 de 7,5mm. Sous la boucle finale caractéristique à la signature de mon père, il y a inscrit JEAN . Sur les photos nous voyons que les volets sont abîmés. Le volet arrière de tourelle a été arraché de ses gonds. Le volet supérieur du pilote semble manquer et les deux volets latéraux sont un peu détériorés. Il semble s'agir d'effets d'obus de petit calibre. Un calibre supérieur aurait fait tous volet en éclats.







Grand merci à monsieur Antoine MISNER pour ses photos (que mon père n'a jamais connues) prises par les allemands après les combats de juin 1940.









 






1° section Dreyfus du GBC 506 de Besançon St.Ferjeux, Doubs.

Les 16 et 17 septembre 1939 le 36° BCC quitte St. Ferjeux pour Mortzwiller Haut-Rhin (cantonnement à l'école).Le matériel est débarqué en gare de Sentheim. La 1ere compagnie reste à Mortzwiller jusqu'au 19 octobre 1939.

Elle arrive le 20 à Eschentzwiller. Le 03 mai 1940 le 36° BCC est transporté par voie ferrée puis sur porte chars dans le département de la Marne. Arrivée en gare de Sommeilles Nettancourt le 06 mai 1940. 

Le 10 mai 1940 la 1ere compagnie du 36° BCC va combattre à Moivre, département de la Marne. 

Le 21 mai c'est à Vitry la Ville. Le 22 mai 1940 c'est le transport dans le département de l'Aisne en porte chars, par la 73° Compagnie de Transport, à Muret et à Crouttes près de Soissons. Le 23 mai 1940 la 1ere compagnie est à la disposition du 28° DI au sud du canal de l'Ailette. Le 24 mai 1940 la 1ere compagnie est à la disposition de la 25° demi-brigade des chasseurs. Le 26 mai 1940 le Lt.Col.Du Chouchet du GBC 504 de Valence, prend le commandement des 17° et 36° bataillons du GBC 506.                                                                                                                        

Le 03 juin 1940 la 1ere compagnie est en position vers Pinon et Laffaux. Le 05 juin 1940 il y a une importante offensive allemande. Les 05 et 06 juin 1940 deux chars FT17, dont un piloté par mon père Jean Choisel, de la 1ere compagnie de 1ere section Dreyfus sont en appui à L'Ange Gardien et au Moulin de Laffaux avec le GR40. Mon père m'a effectivement parlé de cet épisode douloureux. C'est le 06 juin qu'il fut grièvement blessé dans son char


Historique du bataillon 

Le 36e B.C.C. est organisé le 5 septembre 1939 à partir du C.M.C.C. 506 de Besançon, avec des éléments du 506e R.C.C., de l’Ecole des Chars et de réservistes venant de Franche-Comté et d’Alsace. De septembre à octobre 1939, il stationne en Alsace. Le 3 mai 1940, il est transporté dans le département de la Marne. 

A son arrivée, mis à la disposition de la IVe Armée, il est dirigé sur la Belgique et participe le14 mai à la bataille de Gembloux. Le 21 mai, on le retrouve à Vitry-la-Ville où il défend les têtes de pont sur la Marne. Relevé le 22, il est dirigé dans le département de l’Aisne. 

Le 5 juin, vers le Chemin-des-Dames, il participe à l’action retardatrice menée contre l’armée allemande à Ailette puis à L’Ange-Gardien et à Laffaux. Le 6 juin, la compagnie Dreyfus qui participe à cette action est totalement mise hors de combat par les feux de l’artillerie ennemie. Les rescapés du bataillon se replient sur Montcobert. Après l’armistice, le 36e B.C.C. est dissous le 30 juin 1940. En moins de dix mois d'existence, le 36e B.C.C. a perdu 115 hommes tous grades confondus, et la totalité de ses chars FT. Les bataillons du 506 régiment des chars de combat étaient au nombre de quatre: Le 16°, le 17°, le 18°, le 36°. 


LES DEUX INSIGNES DU RÉGIMENT DES CHARS DE COMBAT 506 de Besançon: 

Ils datent des années 1939. Le premier qui fut émis est celui dont l'aigle à deux têtes:




















LE CHAR de Günther BÜRSTYN: 

En 1911 le lieutenant autrichien Günther Bürstyn (1879-1945) proposa aux gouvernements allemand, austro-hongrois et anglais son « motorengeschütz » (moto-pistolet ou motor gun). 

Les hauts commandements militaires ne comprirent pas l’intérêt de ce char révolutionnaire. Dans les deux empires qui deviendront nos ennemis en 1914, un dirigeant dira, même, que cet engin effrayait les chevaux et qu’il n’était pas utile. Lors de la première guerre mondiale on vit apparaitre sur le sol français le tank Mark I anglais en septembre 1916 (des exemplaires capturés par les allemands servirent à combattre nos alliés), puis le char français Schneider le 16 avril 1917 suivi du Saint Chamond en mai 1917. 

Les américains entrés dans la guerre le 06 avril 1917, n’avaient pas de chars (plus tard le futur général Paton pilotera un FT 17 français). 

Les allemands décidèrent de construire le panzer A7V qui entra en service en octobre 1917. Un engin vulnérable en forme de rectangle qui ne valait pas l’invention de Günther Bürstyn qui, elle, aurait probablement modifié le cours de l’histoire de l’armée blindée allemande.

Ce char à chenilles, le premier à être munis d’une tourelle pivotante (à 270°) mesurait 3,5 mètres de longueur, 1,9 de largeur, 1,9 de hauteur, pesait 7 tonnes, se déplaçait à une vitesse de 8 à 29 km/heure. Moteur 4 temps de 60 hp. Blindage avant 8 millimètres, une mitrailleuse de 37 mm, un canon de 7 mm. Bras articulés pour franchir les tranchées. Personnel trois hommes. On ne peut pas s’empêcher de faire un parallèle avec le char FT 17 Renault entré en service le 31 mai 1918.

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